[BOUQUINS] Henning Mankell – La Cinquième Femme

H. Mankell - La Cinquième FemmeEtant de nouveau arrivé au bout de mon « stock à lire » en « livres papier » je me suis rabattu sur la dernière enquête du tome 2 de l’Intégrale Wallander de Henning Mankell, La Cinquième Femme.
Peu après son retour de vacances Wallander doit enquêter sur la disparition d’un homme. Rapidement ils retrouvent la victime empalée sur des pieux en bambou, visiblement elle a été attirée dans un piège soigneusement préparé par l’assassin. La victime semble être un vieil homme sans histoire, ni ennemi susceptible de lui en vouloir à mort. Wallander vont devoir fouiller dans le passé de cet homme pour essayer de trouver un mobile à un meutre aussi brutal et espérer ainsi obtenir un début de piste qui les mènerait à l’assassin…
Je serai tenté de dire que les enquêtes se suivent et se ressemblent, comme d’hab on est partagé entre l’enquête policière et les états d’âme de Wallander qui essaye de comprendre le pourquoi du comment de la montée de la violence dans la société suédoise. De nouveau cette enquête va lui révéler qu’une apparente respectabilité peut cacher de sombres secrets, après avoir été confronté à un adolescent tueur dans Le Guerrier Solitaire, c’est cette fois une femme qui endosse le rôle du criminelle (dans les deux cas on le sait dès le départ donc je ne révèle rien de capital en disant cela) ; dans les deux cas les assassins agissent pour punir des coupables que la justice n’a pas punis…
Cette sixième enquête ne s’inscrit pas parmi les meilleures de la série, mais je me demande aussi si ce n’est pas parce que je les enchaîne trop rapidement que j’ai ce sentiment mitigé, c’est en tout cas certainement ce qui explique cette impression de déjà-vu. Par moment on a envie de choper Wallander entre quatre yeux et de lui dire : « tire-toi les doigts du cul et remue-toi plutôt que de chercher à comprendre comment va le monde ». Je pense donc laisser s’écouler quelques semaines (mois ?) avant d’attaquer le troisième et dernier tome de l’Intégrale Wallander
Pour finir je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cet extrait qui nous plonge direct dans la quatrième dimension…
Le contexte : Wallander et son homologue, Birch, viennent d’interroger un témoin et échangent leurs premières impressions :
« Ils descendirent dans la rue. Le vent avait encore forci.
– Qu’en penses-tu ? demanda Birch.
– Elle ne dit pas la vérité. Mais je n’ai pas non plus le sentiment qu’elle mentait.
Birch lui jeta un regard interrogateur.
– Comment dois-je interpréter ça ? Qu’elle ment tout en disant la vérité ?
– À peu près. Je ne sais pas ce que ça implique. »

[DVD] Films en vrac…

Une courte sélection de films 100% cocorico et 100% comédie au programme de notre semaine cinéphile (toujours en DivX)…

Films en vrac
L’Elève Ducobu

On attaque en douceur avec L’Elève Ducobu, une comédie potache et bon enfant signée Philippe de Chauveron.
Ducobu (Vincent Claude) est un cancre qui excelle dans l’art de se faire renvoyer de toutes les écoles qu’il a fréquenté, l’école Sainte Potache est sa dernière chance mais s’il veut y rester il doit finir l’année avec la moyenne. Dès lors il va multiplier les inventions et astuces en tout genre pour tricher et copier sur sa voisine, Léonie (Juliette Chapey), meilleure élève de la classe depuis le début de sa scolarité. S’il parvient à duper ses instituteurs au cours du premier trimestre il est rapidement démasqué par Latouche (Elie Semoun) qui désormais ne le quitte pas d’une semelle, bien déterminé à le faire renvoyer de l’établissement…
Tous les ingrédients de la comédie familiale sont réunis et plutôt habilement combinés. Je partais avec un a priori négatif (quand Elie Semoun surjoue il devient vite gavant et réussit rapidement à ruiner un film) mais finalement le film est plutôt agréable et marrant ; Semoun braille et grimace mais il n’en fait pas plus que nécessaire. Certes le film ne révolutionne pas le genre mais ça reste un divertissement agréable à regarder en famille pour passer le temps sans se prendre la tête.
Le film est adapté d’une série de BD et de romans signée Zidrou (scénario) et Godri (dessins), deux auteurs belges. Ne connaissant pas les supports originaux je ne pourrai dire si l’adaptation est fidèle ou prend quelques libertés avec ses modèles. Un second film devrait sortir prochainement (à moins qu’il ne soit déjà sorti), Les Vacances De L’Elève Ducobu, mais je vous avouerai très honnêtement qu’il ne m’inspire pas plus que ça…

Bienvenue A Bord

On embarque ensuite à bord du Costa Atlantica pour le film Bienvenue A Bord, signé Eric Lavaine (créateur de la mini-série Faut-il ? pour Canal+).
Pour se venger de son amant et patron (Lionel Astier) qui la vire et la plaque le même jour, Isabelle (Valérie Lemercier), embauche Rémy (Franck Dubosc) comme animateur pour la croisière inaugurale du Costa Atlantica. Sauf que ledit Rémy n’a strictement aucune compétence en matière de spectacle (ni en quoi que ce soit d’ailleurs), au grand dam de son responsable (Gérard Darmon). Tout se beau monde se retrouve donc à bord du paquebot pour une croisière qui s’annonce pour le moins mouvementée…
Là encore je partais avec un léger a priori (pour la même raison mais cette fois concernant Franck Dubosc) et là encore j’ai été plutôt agréablement surpris. Le film est aussi sympa que marrant, rien de franchement nouveau mais une succession de gags et situations qui font mouche. Du coup on se marre bien pendant quasiment tout le film, pour une comédie c’est quand même la moindre des choses. On peut donc estimer que le film remplit sa mission avec brio…
Vous aurez peut être tilté en lisant le nom du navire : Costa Atlantica. Et oui il s’agit bien d’un paquebot de la flotte Costa Croisières qui s’est illustrée ces derniers temps par d’avantage de coups durs (naufrage du Costa Concordia en Italie et dérive du Costa Allegra au large des Philippines après une avarie moteur) que par ses coups d’éclat… Aux dernières nouvelles le Costa Atlantica flotte toujours…

La Croisière

On ne rejoindra pas tout de suite la terre ferme puisque nous enchaînerons avec La Croisière de Pascale Pouzadoux.
Un petit groupe de passagers hétéroclites se lie d’amitié au cours d’une croisière à bord du MSC Fantasia. On retrouve Hortense (Charlotte De Turckheim), une fermière bretonne qui a gagné un séjour à bord en compagnie de son mari qui « disparait » peu après l’embarquement, Simone (Line Renaud), une veuve abonnée aux croisières de luxe, Chloé (Nora Arnezeder), une jeune pickpocket au coeur brisé, Alix (Marilou Berry), parisienne névrosée embarquée à l’insu de son plein gré et Raphie (Antoine Duléry), qui vient de découvrir que sa femme le quitte, il décide de s’intégrer au petit groupe, déguisé en femme, afin de passer inaperçu et pouvoir ainsi espionner son épouse volage…
Je ne dirai pas que le film est mauvais mais il est tout de même franchement moyen (tendance moyen moins), on suit la croisière sans ennui mais sans passion non plus, tout au plus quelques sourires nous échappent çà et là. En étant mauvaise langue je pourrai dire que la bande son sauve le film du naufrage mais ça reste limite (je miserai plutôt sur la plastique de Nora Arzeneder)… Peut être aurai-je dû le voir avant Bienvenue à Bord

Histoire de changer de registre on a essayé de mater Rhum Express de Bruce Robinson (avec Johnny Depp dans le rôle principal) mais on a renoncé au bout d’une quarantaine de minutes, c’est d’un ennui mortel, on n’arrive pas à rentrer dans l’histoire… Bref le truc à oublier vite fait bien fait (le pire c’est que j’aurai pu être tenté de l’acheter en DVD) !
Enfin on s’est aussi lancé dans la huitième et dernière saison de Desperate Housewives mais je préfère attendre le clap de fin pour vous pondre une chronique sur la chose…