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Archives du 9 avril 2012

[DVD] Drive

DriveEscapade cinéphile ce week-end avec un film totalement inclassable, j’ai nommé Drive, réalisé par Nicolas Winding Refn.
Doublure dans les cascades automobiles le jour et chauffeur pour braqueur la nuit, ce mystérieux personnage (Ryan Gosling) va voir son quotidien bouleversé quand il rencontrera Irene (Carey Mulligan) et son jeune fils Benicio. Pour leur éviter les ennuis il va aider le mari et père (Oscar Isaac) qui vient tout juste de sortir de prison à s’acquitter d’une dette, mais rien ne se passera comme prévu…
Ouf voilà qui est fait ! J’appréhendais d’avoir à proposer un synopsis de Drive tant le film est complexe. Au début on se demande bien où le réalisateur veut nous mener avec une intrigue qui tarde à démarrer ; ce serait même limite soporifique mais la bande son nous sauve de l’ennui mortel… Et puis les choses se décantent et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin tandis que la musique continue à nous envouter.
Soit dit en passant j’écris ce post en écoutant la bande originale du film et je suis de nouveau sous le charme alors que je suis en général plutôt hermétique à l’electro / electro-dance. Mais là c’est limite hypnotique comme musique…
Ah oui il faut que je vous dise ce que j’ai pensé du film. Quelques appréhensions au début et puis j’ai fini par me laisser embarquer par l’intrigue, par les images (superbement filmées et mises en scène, même la violence est y sublimée). Le personnage de Ryan Gosling (à aucun moment il n’est nommé, c’est juste le « chauffeur » ou le « pilote ») est plus qu’ambigu, dommage que l’on en apprenne pas d’avantage sur son passé qui vraisemblablement n’a pas toujours été un long fleuve tranquille… Et ne comptez pas sur lui pour vous éclairer le gars n’est pas un grand bavard mais ça ne l’empêche pas de crever littéralement l’écran par sa présence… Amateurs de Fast & Furious et autres films bien bourrins passez votre chemin, ici tout est plus subtil (malgré quelques scènes très intenses), la force du film ne réside pas dans la force brute mais sur un jeu d’émotions souvent non dites mais fortement suggérées), c’est votre intellect qui sera sollicité pas votre quotient hormonal…
Un film inclassable à voir pour son originalité (et sa bande son), je ne crierai pas au chef d’oeuvre mais je suis certain qu’il ne laissera personne indifférent… D’ailleurs en commençant ce post je pensais me montrer moins enthousiaste mais finalement et presque contre toute attente j’ai été happé par le film…

 
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Publié par le 9 avril 2012 dans DVD / BRD

 

[BOUQUINS] Anthony Zuiker et Duane Swierczynski – Level 26 : Dark Revelations

A. Zuiker - Level26 : Dark RevelationsVoilà encore un bouquin que j’attendais avec une certaine impatience, la suite et fin des aventures de Steve Dark avec le troisième tome de Level 26, Dark Revelations co-écrit par Anthony Zuiker et Duane Swierczynski et reposant toujours sur le principe du récit entrecoupé de séquences vidéos à visionner au cours de l’intrigue.
Steve Dark essaie au mieux de concilier son rôle de père et celui de traqueur de tueurs en série. L’ex-flic a désormais intégré les rangs de l’Alliance Globale, une équipe d’élite qui se voue à la neutralisation des pires criminels en série et justement un certain Labyrinthe prend un malin plaisir à jouer avec la police en leur envoyant des énigmes et indices quant à ses prochains crimes. Le tueur est d’autant plus insaisissable qu’il semble pouvoir frapper n’importe où dans le monde et prétend vouloir nettoyer la société de la corruption et autres maux… Usant et abusant des réseaux sociaux et autres outils en ligne il gagne en popularité auprès du public…
Concernant le récit à proprement parler on retrouve un style facile qui permet une lecture fluide sans toutefois rester béat d’admiration devant la qualité de la prose, mais je suppose que ce n’est pas non plus le but d’un thriller. Les vidéos sont moins nombreuses que dans les précédents mais gagnent en qualité et apportent un réel plus au récit, même si ça nous oblige à quitter le bouquin pour se ruer sur un PC pour visionner la séquence.
L’intrigue n’est pas mal menée, dommage que les devinettes soient relativement classiques et les énigmes quelque peu répétitives. Cela dit la chasse à l’homme est rythmée et nous réserve quand même quelques surprises efficaces. Par contre si le titre laissait présager de grandes révélations sur Steve Dark on reste sur notre faim sur ce coup, en effet on n’apprend rien de nouveau dans cet ultime chapitre, la seule « révélation » utilisée n’en est pas une puisqu’on est courant depuis le second tome (et on le pressentait dès la fin du premier) du lien de parenté entre Dark et Sqweegel. On peut supposer que l’on quitte un Steve Dark plus apaisé, avec des perspectives d’avenir faites d’autres choses que des chasses à l’homme à répétition…
Au final on se retrouve face à un thriller sympathique sans être transcendant, il ne lui manque pas grand chose pour vraiment nous prendre aux tripes mais une fois encore ce « petit quelque chose » lui fait défaut. Mais il n’en reste pas moins que l’on ferme cette trilogie sur une impression globalement positive. La grande nouveauté de ce dernier opus est le rôle que joue Internet dans la stratégie de Labyrinthe, je ne suis pas loin de penser que la situation réelle(engouement populaire pour le message du tueur jusqu’à en oublier les crimes) ne serait pas très différente que celle décrite ici dans un contexte identique…

 
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Publié par le 9 avril 2012 dans Bouquins