[BOUQUINS] Stephen King – Nuit Noire, Etoiles Mortes

S. King - Nuit Noire, Etoiles MortesPour l’inconditionnel que je suis la sortie d’un nouveau Stephen King est toujours un moment de plaisir, plus encore quand j’arrive à mettre la main sur une version numérique (comme dirait l’autre : il n’y a pas de petites économies). A peine le temps de le charger dans Calibre et je me suis plongé dans Nuit Noire, Etoiles Mortes, un receuil de quatre nouvelles inédites :
1922 : la descente aux enfers d’un fermier qui, avec l’aide de son fils, tue sa femme afin de préserver ses terres.
Grand Chauffeur : une écrivaine se fait agresser et violer alors qu’elle rentre d’une conférence ; elle décide de retrouver son agresseur et de se venger.
Extension Claire : un homme atteint d’un cancer incurable achète une « extension de vie » auprès d’un mystérieux vendeur à la sauvette, en contrepartie il doit lui désigner une victime pour « équilibrer la balance ».
Bon Ménage : une femme découvre par hasard que son mari est un tueur en série, ce-dernier le devine et essaye de lui exposer sa vision des faits.
La nouvelle n’est pas un genre littéraire que j’affectionne particulièrement mais force est de reconnaître que c’est un domaine dans lequel Stephen King n’a plus rien à prouver, et ce recueil ne fait que confirmer sa parfaite maîtrise du sujet. Les quatres nouvelles sont en effet très réussies (j’ai un faible particulier pour 1922), plus axées sur le suspense que sur le fantastique pur et dur (à part bien sûr Extension Claire et, dans une moindre mesure, 1922), toutefois ça n’empêche pas les intrigues d’être souvent dures. Comme l’explique Stephen King dans sa postface, il prend un malin plaisir à mettre des gens ordinaires dans des situations extraordinaires, et c’est vrai qu’à la fin de chaque histoire on peut se poser la question : « Et moi qu’est-ce que j’aurai fait en pareilles circonstances ? ».
Un bouquin sympa sans non plus être transcendant, mais ça fait toujours de quoi patienter en attendant la sortie en France du prochain roman du King, 11/22/63, paru aux USA en novembre dernier mais pour lequel aucune date de sortie française n’est encore annoncée… Le pitch (un homme voyage dans le passé pour empêcher l’assassinat de JFK) me met déjà l’eau à la bouche !

[DVD] Films en vrac…

Il aurait sans doute été plus judicieux d’appeler ce post « Divx en vrac » mais on va pas chipoter sur une question de copyright… La TV étant toujours morte (c’est rare que ça ressuscite ces petites choses) et la prochaine n’étant pas prévue avant le mois prochain (si tout se passe comme je l’espère), on se fait donc une « programmation à la carte » en attendant ; soit dit en passant on n’a jamais regardé autant de films que depuis qu’on a plus de téloche !!! Et comme vous pourrez le constater notre programmation est pour le moins diversifiée…

Films en vrac

Cowboys & Envahisseurs

S’il est un film qui m’intriguait, sans forcément m’inspirer pour autant, c’est bien ce fameux Cowboys & Envahisseurs de Jon Favreau (à qui l’on doit notamment les deux Iron Man). Un réalisateur et un casting plutôt efficaces, associé à un téléchargement du DVD, auront suffi à me convaincre de tenter l’aventure de ce curieux mélange entre western et science-fiction.
Le hors-la-loi Jake Lonergan (Daniel Craig) reprend connaissance non loin du bourg d’Absolution, amnésique et avec un étrange bracelet au poignet. Reconnu par le shérif il est arrêté peu après son arrivée mais au moment de son transfert la ville est attaquée par des extra-terrestres qui enlèvent certains habitants. Jake va devoir faire équipe avec les hommes de Woodrow Dolarhyde (Harrison Ford), un puissant éleveur qui fait la pluie et le beau temps à Absolution, et une poignée d’habitants de la ville afin de libérer les prisonniers et neutraliser la menace extra-terrestre…
Le mélange de deux genres totalement opposés était un pari risqué mais force est de constater que le réalisateur a plutôt bien réussi son coup, les règles du western sont respectées et finalement l’apport d’éléments extra-terrestres s’intègre parfaitement à l’intrigue, un peu comme s’il s’agissait simplement d’une bande de hors-la-loi particulièrement redoutable. Une intrigue menée tambours battants avec une bonne dose d’action  et juste ce qu’il faut d’effets spéciaux pour ne pas gâcher « l’effet western« . Un film original qui mérite le détour…
Deux petites infos purement anecdotiques pour boucler cette première chronique. Le film est adapté d’un comics (ou pour être plus précis d’un roman graphique) de Scott Mitchell Rosenberg paru en 2006. Aux USA le film a fait un bide (à peine de 100 millions $ au box office pour un budget de 163 millions) ; heureusement les recettes internationales lui permettent de redresser le cap pour un total de 174,8 millions $.

Identité Secrète

C’est plus par curiosité que par réelle motivation que j’ai voulu voir Identité Secrète de John Singleton, je voulais voir de quoi était capable Taylor Lautner en dehors du rôle de Jacob dans Twilight. Bin voilà j’ai vu, parfois le prix à payer pour un trop plein de curiosité est lourd ; et c’est justement l’adjectif qui définit le mieux le jeu de Taylor Lautner mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs…
Quand Nathan (Taylor Lautner) découvre que ses parents ne sont pas ses parents biologiques il n’a pas le temps de leur demander des explications car ils sont abattus. Dès lors le jeune homme va, avec sa petite amie, Karen (Lily Collins), essayer de découvrir qui il est réellement tout en s’efforçant d’échapper d’une part à une équipe de la CIA dirigée par Frank Burton (Alfred Molina) et d’autres parts aux tueurs lancés à ses trousses par Viktor Kozlow (Michael Nyqvist)…
D’ores et déjà au niveau du scénario ça sent le réchauffé mais ça à la limite ce n’est pas trop grave, si les choses sont bien menées ça peut quand même faire un film sympa à voir. Sauf que le film traîne quelques longueurs malgré un rythme qui se voudrait soutenu. Mais je crois que le boulet le plus lourd que doit se coltiner le film reste Taylor Lautner, le gars est aussi expressif qu’un concombre oublié sur un étal de supermarché depuis quinze jours ; certes il se démène et s’agite mais sa seule expression consiste à serrer les dents du coup ça flingue totalement sa crédibilité et celle du film…
Pour la petite histoire et pour que vous ne me jugiez pas trop dur avec ce « brave » Taylor Lautner sachez qu’il a été « récompensé » pour son rôle par le Razzie Award du pire acteur ! Comme quoi y’a pas que moi qui pense qu’i a complétement foiré sur ce coup… Et pourtant, et malgré un box office US décevant (28 millions $ de recettes pour un budget de 35 millions), une suite serait déjà en chantier…
On va finir par une note positive pour Taylor Lautner, cette fois c’est lui qui tire la meuf, pas de « beau gosse » aux dents longues pour lui foirer son plan cul !

Johnny English – Le Retour

Nouveau changement de registre mais cette fois on va dire qu’on fait dans la valeur sure (à condition d’aimer le genre) avec Johnny English – Le Retour, réalisé par Oliver Parker.
Après avoir foiré une mission au Mozambique l’agent Johnny English (Rowan Atkinson) se retire au Tibet. Quand le MI7 a vent d’un complot visant à assassiner le premier ministre chinois ils n’hésitent pourtant pas à sortir Johnny English de sa retraite pour lui confier la délicate mission de déjouer cette machination, d’autant plus qu’une taupe semble avoir infiltré le MI7. Fidèle à lui même le serviteur de sa majesté enchaîne les bourdes, gaffes et autres maladresses…
On aime ou on n’aime pas mais au moins on sait à quoi s’attendre. Même si le réalisateur a changé les ingrédients restent les mêmes, presque dix ans après Johnny English, avec une successions de gags et mimiques signés Rowan Atkinson, certes on pourrait lui reprocher d’en faire parfois un peu trop mais c’est aussi ce qui fait le charme de son jeu. Perso j’adore et cette fois encore je me suis bien marré sans me prendre la tête (au cas où vous ne l’auriez pas compris l’intrigue est plus que légère). L’objectif annoncé est de nous divertir et de nous faire rire, mission accomplie !

Les Aventures De Tintin – Le Secret De La Licorne

Histoire de varier un peu les plaisirs on s’offrira ensuite un petit détour par la case animation avec Les Aventures De Tintin – Le Secret De La Licorne signé par Steven Spielberg et co-produit par lui même et Peter Jackson (excusez du peu).
Le jeune reporter, Tintin, achète une maquette d’un bateau qui semble très convoitée. Peu après on la lui vole, son appartement est cambriolé et un homme, venu l’avertir d’un danger, est abattu devant chez lui. Le jeune homme va remonter la piste de ce mystérieux galion, La Licorne, afin de découvrir le fin mot de l’histoire. Mais il devra faire face à des adversaires qui ne reculeront devant rien pour percer ce mystère avant lui… Heureusement il pourra compter sur son fidèle Milou et le Capitaine Haddock, un vieux loup de mer grincheux et alcoolique…
Le personnage de Tintin est né en 1929 sous les crayons de Hergé, il aura fallu attendre 2011 pour enfin avoir le droit à une adaptation digne de ce nom. Hormis la série animée, Les Aventures De Tintin (un copier-coller des albums), la carrière à l’écran du plus célèbre des reporters a été une longue suite de naufrages que ce soit en animation (Tintin Et Le Lac Aux Requins en 1972) ou en film (Tintin Et Les Oranges Bleues en 1964). Heureusement la technologie moderne et le génie de Spielberg corrigent enfin le tir, plus de 80 ans après la première apparition du jeune reporter/aventurier.
Ce premier film d’un trilogie co-signée Spielberg/Jackson fait un mix entre 3 albums (Le Crabe Aux Pinces D’Or, Le Secret De La Licorne et Le Trésor De Rackham Le Rouge) sans toutefois se contenter d’un banal copier-coller, du coup même les inconditionnels de Tintin pourront se laisser surprendre par ce film d’animation. Les animations sont d’ailleurs tellement réussies que parfois on se croirait vraiment dans un film avec de vrais acteurs. Espérons que les deux prochains films soient au moins aussi bons…
A noter que le film a été récompensé par le Golden Globe de meilleur film d’animation en 2012 (pour rappel c’est Rango qui a raflé l’Oscar dans la même catégorie).

Case Départ

Et pour finir on prend un virage à 180° avec la comédie française Case Départ, co-signée par Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et Lionel Steketee.
Deux demi-frères que tout oppose, Joël (Thomas Ngijol), petite frappe de banlieue prêt à gueuler à la persécution raciale à la moindre contrariété, et Régis (Fabrice Eboué), entrepreneur et conseiller municipal qui n’hésite pas à renier ses origines au nom de l’intégration, se retrouvent aux Antilles, au chevet de leur père mourant qui leur lègue en tout et pour tout l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres. Par dépit ils déchirent le précieux document… A leur réveil ils sont toujours aux Antilles mais en 1780, alors que l’esclavage est encore de vigueur en France. Rapidement capturés ils sont vendus à Monsieur Jourdain (Etienne Chicot) et confiés à la garde du contremaitre, Monsieur Henry (David Salles). Non seulement ils vont devoir apprendre à survivre à une époque bien plus rude que la leur mais ils devront aussi trouver un moyen de réintégrer leur époque.
On pourrait être tenté de se dire qu’on à le droit à un « Les Visiteurs – Made in Black » mais si le concept du voyage dans le temps reste, le film est toutefois radicalement différent de son aîné. Si Les Visiteurs jouait clairement la carte de l’humour 100% divertissant, Case Départ espère joindre au divertissement une dimension plus intellectuelle, en proposant une réflexion sur le racisme et l’intégration au fil des âges. Libre à chacun ensuite de s’ouvrir ou non à cette réflexion, dans tous les cas ça reste une comédie plutôt sympathique avec quelques bonnes trouvailles. Mais il est vrai qu’en lisant certaines réactions sur Allociné j’me dis qu’il y en a qui auraient sérieusement besoin de se faire décrasser les neurones…

Et pour finir samedi soir on s’est offert une pause spectacle avec Les Confessions de Stéphane Rousseau, le dernier spectacle de l’humoriste québécois. J’aime beaucoup ce qu’il fait, et pour tout vous dire c’est même l’un des rares comiques dont je peux regarder l’intégralité du show sans ressentir une certaine lassitude au bout d’un moment.
Voilà qui clôture ce long post, si vous avez réussi à le lire intégralement vous avez gagné ma reconnaissance et le droit de lire les suivants…

[BOUQUINS] Philip Carter – Le Secret Des Glaces

P. Carter - Le Secret Des GlacesEncore un achat sur un coup de tête / coup de coeur, cette fois dans le cadre de mon abonnement à France Loisirs, j’avais du mal à trouver un titre que je n’avais pas déjà en stock en numérique et qui m’attire jusqu’à ce que je tombe sur Le Secret Des Glaces de Philip Carter. Ne connaissant ni le bouquin, ni l’auteur j’ai fait un rapide détour par le Net histoire de voir les réactions, l’enthousiasme de certaines critiques aura fini de me convaincre de me laisser tenter.
La vie de Zoé bascule quand elle découvre que sa grand-mère, qu’elle croyait décédée depuis des années, vient de se faire assassiner. Plus tard un inconnu tente de l’assassiner et son appartement est mis à sac. Enfin une lettre de sa grand-mère lui apprend qu’elle est désormais La Gardienne d’un mystérieux « autel d’ossements » et qu’elle doit se méfier des Chasseurs qui vont chercher à l’éliminer pour mettre la main sur ce secret. Zoé décide de se lancer à la recherche de cet autel d’ossements, mais à qui peut-elle vraiment faire confiance ? A en croire l’avertissement de sa grand-mère, à personne, surtout pas à ceux qui affirment l’aimer…
Pas de regrets de m’être laissé tenter par ce bouquin qui nous entraîne dans une aventure pleine d’action et de rebondissements en tout genre ; sans oublier un touche de sentiments et un soupçon d’humour… Bon je reconnais volontiers que la partie sur Marylin Monroe et JFK c’est un peu difficile à avaler mais après tout on baigne dans la fiction donc pourquoi pas. C’est clairement le seul « reproche » que je pourrai adresser à une intrigue qui nous traîne aux quatre coins du monde à un rythme hallucinant, à peine le temps de souffler qu’une nouvelle surprise surgit au détour d’une page…
Pour information Philip Carter serait le pseudonyme d’un auteur de best seller mais le mystère autour de sa véritable identité reste entier pour le moment. Tout au plus on peut supposer que ce n’est pas le genre de romans qu’il propose habituellement, quel intérêt de prendre un pseudo autrement ?
Encore une fois on peut se questionner sur le choix du titre français du roman, une traduction littérale du titre original, The Altar Of Bones (soit en français, L’Autel D’Ossements) aurait été nettement plus approprié que Le Secret Des Glaces ; ça fait titre d’un bouquin de cuisine sur les trucs et astuces pour réussir les meilleures glaces… Ceci dit ça n’enlève rien à la qualité de ce bouquin qui est une réelle réussite (quelle que soit la réelle identité de son auteur).

QuickR la formation venue d’ailleurs

Comme ça faisait déjà quelques temps que je ne vous avais pas parlé du boulot je vais donc y remédier, pas forcément en bien, avec dédié à une formation tombée du ciel. La semaine dernière on nous annonce que nous aurons une demie journée de formation sur le logiciel QuickR (un outil de gestion collaborative de projets « Made in IBM »… Et non un générateur de hamburger comme pourrait le laisser penser le nom), décision officialisée par note de service mardi matin pour une formation prévue jeudi ! Jusque là rien de franchement surprenant sinon le délai anormalement court, mais ; parce qu’il y a un mais sinon ça ne serait pas marrant…
D’une part personne ne semble avoir été demandeur de cette formation (au sein de la Cellule Stats c’est une certitude) et, encore plus original, notre « responsable intérimaire » ne sait pas de qui provient cette fameuse demande… Je voudrai juste signaler à monsieur (ou madame) X qu’il faut pas être très futé pour bloquer la Cellule Stats une demie journée alors qu’on est en plein rush avec les rapports d’activité, faudrait voir à réfléchir plus d’un quart de seconde avant de prendre une décision (si ça a été le cas alors le système neuronal de l’individu doit être sur le déclin, je suis regret de vous apprendre que votre cas est incurable).
Je ne m’attarderai pas sur le contenu même de la formation qui était d’un intérêt plus que discutable, l’outil étant assez basique et relativement intuitif, toutefois je ne jetterai pas la pierre au formateur qui a réussi à nous éviter la catalepsie en animant agréablement sa session… C’est juste qu’il est impossible de rendre intéressante une formation sur un logiciel qui ne nous concerne pas plus que ça, surtout quand on a la tête ailleurs en pensant au temps que l’on perd inutilement alors qu’on pourrait faire avancer des travaux nettement plus utiles (et intéressants) !
Peut être qu’un jour nous aurons le fin mot de l’histoire mais j’en doute… A noter que ce ressenti est partagé par mes collègues.

[DVD] Green Lantern

Green LanternAprès deux films estampillés Marvel un peu décevants (pas franchement mauvais mais bien en deçà de ce à quoi on avait été habitué) on a changé notre fusil d’épaule pour aller lorgner du côté de l’écurie DC Comics et le film Green Lantern, réalisé par Martin Campbell.
Hal Jordan (Ryan Reynolds), pilote de chasse aussi téméraire qu’immature, est choisi pour rejoindre l’ordre des Green Lanterns chargé de protéger l’univers contre toute forme de menace. Hal doit maintenant apprendre à contrôler et maîtriser ses nouveaux pouvoirs (il sera brièvement formé par d’autres Green Lanterns qui ne croient guère ne lui) mais il va aussi devoir contrer les plans de Parallax, ennemi juré des Green Lanterns, qui envisage de dévaster la Terre…
Ne connaissant pas le personnage de Green Lantern j’ai abordé le film sans la moindre idée préconçue sur ce qui devait ou ne devait pas être fait afin de rester fidèle à la BD. Au final on se retrouve face à un film de super-héros plutôt classique mais efficace. Une intrigue bien ficelée, des effets spéciaux convaincants, quelques touches d’humour et surtout pas de tergiversations à n’en plus finir sur la psychologie du personnage (je pense pas que les fans de drames psycho se ruent sur les Marvel ou DC Comics alors faites ce qu’on attend de ce genre de film). Voilà de qui devrait me réconcilier avec le genre même si je ne l’ai jamais boudé malgré quelques déceptions…
Peut être vous direz-vous que trois films de super-héros en trois jours c’est un peu beaucoup mais perso je ne m’en lasse pas ; je n’ai pas été élevé à grand renfort de « japaniaiseries » à la sauce Naruto, Dragonball et autres mangas (je ne crache pas sur le genre, c’est juste que je n’adhère pas) ; ce sont les personnages de Marvel et de DC qui ont bercé ma jeunesse, donc les retrouver (ou même en découvrir de nouveaux) sur grand écran est toujours un plaisir (même si les films ne se valent pas tous).
Histoire de surfer sur le succès de son film le réalisateur a laissé entendre quece pourrait être le premier volet d’une trilogie consacrée au Green Lantern. On pourrait imaginer que le dernier film annonce la création de la Justice League of America (La Ligue des Justiciers), l’équivalent DC Comics des Avengers mais ce n’est là que pure spéculation…

[DVD] En attendant Les Vengeurs

Changement de registre pour notre seconde vague cinéphile puisque nous avons opté pour du tout Marvel avec les deux derniers films avant les très attendus Avengers (Les Vengeurs) ; pour que l’équipe du SHIELD de Nick Fury puisse se mettre en place il fallait encore faire connaissance avec Thor et Captain America, et c’est désormais chose faite…

En attendant Les Vengeurs

Thor

Histoire de respecter l’ordre de sortie des films on a commencé par Thor, réalisé par Kenneth Branagh.
Thor (Chris Hemsworth), un puissant guerrier, est banni d’Asgard pour avoir désobéi au roi Odin (Anthony Hopkins), son père. Exilé sur Terre il est condamné à vivre parmi les humains, et notamment avec l’équipe de scientifique de Jane Foster (Natalie Portman), jusqu’à ce qu’il se soit montré digne d’Asgard. Pendant ce temps dans le Royaume des Dieux, Loki (Tom Hiddleston), le demi-frère de Thor, complote pour s’emparer du trône d’Odin…
Vu comme ça, ça peut sembler un peu embrouillé mais pendant le film tout est très clair, c’est juste que l’intrigue se déroule à la fois sur Terre et à Asgard donc pas évident de faire simple en restant concis. C’est une approche originale du personnage de Thor que nous propose Kenneth Branagh (pour coller au réalisateur on pourrait presque dire qu’il nous offre une vision shakespearienne de Thor) ; en fait hormis au début et à la fin du film, Thor est privé de ses pouvoirs, il lui appartient de se conduire comme un héros s’il veut les regagner. Donc forcément c’est un film de super-héros un peu inhabituel, axé sur les personnages plus que sur l’action pure et dure. Au final le film se laisse regarder mais je conçois qu’il puisse être un tantinet déconcertant. Un second film axé sur le personnage en tant que super-héros n’aurait sans doute pas été un luxe avant d’enchaîner sur Les Vengeurs

Captain America

Histoire de boucler la boucle on enchaîne avec Captain America, réalisé par Joe Johnston.
Alors que la seconde guerre mondiale fait rage, le jeu Steeve Rogers (Chris Evans) ne parvient pas à se faire engager en raison de son physique de gringalet. Jusqu’à ce qu’il intègre un programme scientifique ultra-secret et ne soit transformé en un super-soldat connu sous le nom de Captain America. Avec une équipe de volontaires ils vont s’efforcer de déjouer les plan de l’organisation Hydra, dirigée par Red Skull (Hugo Weaving), un ennemi plus dangereux que les forces nazies en déroute…
Là encore on nous sert un film qui est la genèse du personnage central, donc une action presque exclusivement concentrée sur la seconde guerre mondiale avec un conflit dans le conflit en quelque sorte. Pas vraiment de dimension psychologique ici, c’est l’action qui est privilégiée et la sauce prend plutôt bien (même si je trouve que le personnage de Captain America est le plus antipathique des héros Marvel que je connaisse, car un peu trop « américano-américain » justement). On ajuste le droit à quelques minutes de l’époque contemporaine au début du film (quand les équipes du SHIELD trouvent le corps) et à la fin ; avec une séquence post-générique en forme de bande annonce pour Les Vengeurs (sortie prévue pour le 25 avril en France et le 4 mai aux Etats-Unis… ça me semble louche).

[Jeux Video] Aion bascule en free to play

Aion F2PEn attendant la sortie de Guild Wars 2 et parce qu’il est hors de question que je tombe dans le piège de l’abonnement mensuel (même si je reconnais qu’à la sortie de Star Wars – The Old Republic j’ai eu une soudaine envie de craquer) je fais le tour des MMO gratuits, et plus particulièrement des jeux anciennement payants qui deviennent gratuits. En effet entre Runes of Magic qui devient rapidement répétitif et manque de structure et DC Universe Online qui reste très basique j’ai un peu de mal à accrocher à un titre. C’est plein d’espoir que je tente donc ma chance avec Aion qui a basculé dans le F2P depuis la fin du mois de février.
Comme d’hab il suffit de télécharger (gratuitement donc) le client du jeu et de le lancer pour découvrir le monde d’Atreia. La première étape consiste à créer un perso, à choisir d’abord entre les deux races en présences, les Elyséens et les Asmodéens, puis lui attribuer une classe (guerrier, éclaireur, mage ou prêtre) ; quelques options de personnalisation plus tard vous voilà paré à faire vos premiers pas.
Déjà graphiquement le jeu tient la route (contrairement à ce que pouvait laisser présager la jaquette que je trouve particulièrement laide), ensuite on enchaîne directement avec quelques quêtes permettant de se familiariser avec le jeu tout en visitant la première map. Rien à redire non plus au niveau de la jouabilité on prend assez rapidement les choses en main, la difficulté est suffisamment bien dosée pour ne pas nous rebuter d’entrée de jeu (à moins de foncer comme un bourrin dans le tas). Difficile de vous donner un avis tranché après seulement quelques heures de jeu, en fait il semblerait que les choses sérieuses commencent une fois que l’on atteint le niveau 10 (ce qui devrait prendre moins d’une journée sans passer en mode nolife). Je suis actuellement de niveau 12 (chez les Asmodéens) et le jeu me semble prometteur, je n’ai pas l’impression de tourner en rond, on sait grosso modo ce qu’on fait là et surtout on a envie d’aller plus avant pour découvrir la suite.
Concernant l’aspect multijoueur j’avoue que je n’ai pas encore eu l’opportunité de m’y coller, tant que ça reste jouable tout seul je fais mon petit bonhomme de chemin en solo. Idem pour l’aspect PVP qui ne m’attire pas du tout, pour le moment j’ai juste eu quelques propositions de duel que j’ai déclinées, je suppose que les choses vont se corser quand Elyséens et Asmodéens se croiseront dans une même zone de jeu… J’aviserai en temps et en heure pour rejoindre une légion quand le besoin s’en fera sentir…

[DVD] Programme 100% cocorico

Un programme 100% français pour commencer notre week-end cinéphile avec les deux films qui ont défrayé la chronique ces derniers mois, à savoir Intouchables et The Artist. A noter que je n’ai pas acheté les DVD, les films ont été téléchargés par des voies pas très légales ; je comptais (et compte encore) bien acheter le premier mais il n’est pas encore disponible sur le Territoire, quant au second j’avoue que j’étais plutôt sceptique et que je voulais me faire une idée de la chose avant de me prononcer.

100% cocorico

Intouchables

On commence donc par Intouchables, un scénario inspiré d’une histoire vraie et réalisée par Eric Toledano et Olivier Nakache.
Quand Driss (Omar Sy), banlieusard un peu paumé mais débrouillard, se présente pour un emploi de garde-malade auprès du richissime Phlippe (François Cluzet), tétraplégique suite à un accident de parapente, c’est essentiellement afin de faire valider ses droits auprès des ASSEDIC. Contre toute attente Philippe lui propose le poste en période d’essai. Les deux hommes que tout oppose vont apprendre à se connaître et à s’apprécier jusqu’à devenir de véritables amis…
Avec plus de 19 millions d’entrées le film se propulse à la seconde place du classement des films français les plus populaires (il talonne de près le leader, Bienvenue Chez Les Ch’tis de Dany Boon). Un succès public incontestable pour les réalisateurs qui signent là leur quatrième collaboration. Un succès qui doit énormément au jeu des acteurs, notamment Omar Sy qui signe là son premier « grand » rôle en tant qu’acteur (une prestation fort justement récompensée par le César du meilleur acteur), mais il serait injuste de passer à côté du jeu de François Cluzet qui incarne un rôle difficile avec plein de justesse. Et justement tout est bien dosé dans le film, l’humour comme les émotions.
Après avoir vu le film il apparait évident que les deux amis pourtant improbables de prime abord se sont mutuellement trouvés et sauvés. Grâce à Philippe, Driss a pu sortir du cercle vicieux des magouilles à la petite semaine qui finissent souvent par mal tourner, quant à Philippe il a retrouvé goût à la vie grâce à la fougue et au naturel de Driss. Petit clin d’oeil après le générique de fin où l’on voit quelques images des deux complices qui ont inspiré le film, il est bien précisé que si Abdel ne travaille plus pour Philippe (et pour cause il est devenu son propre patron) les deux hommes sont restés très proches.

The Artist

On enchaîne ensuite avec The Artist de Michel Hazavinicius qui fait le pari de réaliser un film muet en noir et blanc afin de coller à son scénario.
La carrière et la vie de George Valentin (Jean Dujardin), star du cinéma muet, basculent en 1929 avec l’arrivée du parlant et la crise économique tandis que de son côté la jeune actrice Peppy Miller (Bérénice Béjo) enchaîne les succès. La jeune femme, amoureuse de son idole, voudrait l’aider dans cette période sombre mais la star déchue peut se montrer difficile d’accès par arrogance et orgueil…
Si je reconnais volontiers que le pari était osé et que les acteurs ont parfaitement su s’adapter à des conditions d’interprétation inhabituelles j’aurai tout de même tendance à dire au final : « tout ça pour ça !« . Le film n’est pas désagréable (j’en ai même été le premier surpris) mais je ne suis définitivement pas convaincu qu’il mérite ses 52 récompenses, parmi lesquelles 5 Oscar dont les 3 plus « prestigieux » : meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur… D’ailleurs si l’on regarde le box office les chiffres parlent d’eux mêmes, 19,2 millions d’entrées pour Intouchables (et « que » 12 récompenses à son actif) contre moins de 3 millions d’entrées pour The Artist ; le choix du public est indiscutable. J’en vois encore qui me diront que les deux films ne s’adressent pas forcément au même public mais c’est typiquement le genre d’objection que je me plais à balayer d’une pichenette méprisante…
C’est la troisième collaboration entre Michel Hazavanicius et Jean Dujardin (après les deux OSS117) et leur premier film « sérieux« . On peut aussi noter que le réalisateur s’est aussi offerts les services de certains grands noms du cinéma américain (John Goodman et James Cormwell) ; mention spéciale au Parson Russel Terrier, Uggy, qui a lui aussi eu sa récompense pour ce qui fut son dernier rôle avant sa retraite…
Pour finir je dirai que de nombreuses stars du cinéma muet n’ont pas « survécues » à l’avènement du cinéma parlant (et encore je ne parle pas des acteurs et actrices qui refusaient de croire que le parlant était l’avenir de la profession). Seuls les plus grands ont réussis à tirer leur épingle du jeu : Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, Les Marx Brothers…

10 candidats en lice pour le Trône de France

Palais de l'ElyséeEt voilà la course aux signatures est terminée pour les candidats à l’élection présidentielle. Au final ils seront dix à se disputer le fauteuil élyséen : Nicolas Sarkozy (UMP), François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN), François Bayrou (MoDem), Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), Eva Joly (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), Phlippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) et Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès).
Au final un seul « grand » (par la taille plutôt que par le prestige) absent dans la course à l’Elysée, Dominique De Villepin, qui n’a pas réussi à récolter les 500 parrainages pour espérer briguer le trône. Franchement pas une grosse perte, mais bon ça n’engage que moi…
Rendez-vous maintenant le 22 avril pour le premier tour et découvrir quels seront les deux candidats à s’affronter pour le second tour (le 6 mai). Pour ma part je n’ai aucune honte à avouer que, pour le moment, je ne me suis pas particulièrement intéressé à la campagne électorale et je ne pense pas qu’elle me captivera outre mesure dans les semaines à venir. Je sais d’ores et déjà pour qui je voterai lors de ce premier tour et il n’y a quasiment aucune chance pour que je change mon intention de vote ; je me fous donc de tous leurs blablas et de toutes leurs promesses (comme dirait l’autre : « Les promesses n’engagent que ceux qui y croient« ).
Pour ceux que ça intéresseraient je vous invite à consulter les fiches (et programmes) des différents candidats dans l’excellent dossier que le Huffington Post consacre au sujet.

[DVD] Very Bad Trip 2

Very Bad Trip 2Nouvelle pause DVD mercredi soir mais changement total de registre puisque nous avons opté pour Very Bad Trip 2 de Todd Philips.
Alors que Stu (Ed Helms) prépare son mariage en Thaïlande, il décide de passer une nuit sur la plage ses complices, Phil (Bradley Cooper), Doug (Justin Bartha) et Alan (Zack Galifianakis), invité de dernière minute un peu à contre coeur. Teddy (Mason Lee), le jeune frère de la future mariée, se joint à eux. Le lendemain matin, Phil, Alan et Stu se réveillent dans un hôtel minable au coeur de Bangkok, incapables de se souvenir de leur nuit qu’on devine chaotique. Et, cerise sur la gâteau, Teddy a disparu ! Les trois amis se lancent à sa recherche (et à la recherche de leurs souvenirs) en espérant le retrouver avant le mariage…
Comme vous pourrez le constater le scénario est quasiment une copie conforme du premier opus (lire ma chronique), seul le cadre change. La recette aussi reste la même, une succession de gags politiquement incorrects, un humour gras et lourd (sans toutefois sombrer dans le « pipi-caca » de bas-étage). Après c’est à chacun de voir midi à sa porte, on aime ou pas, mais au moins on sait à quoi s’attendre, nul ne pourra reprocher au réalisateur de ne pas avoir annoncé la couleur… Faudrait vraiment avoir un grave déficit neuronal pour s’attendre à un film hautement raffiné !
Pas grand chose à ajouter concernant ma critique du film, je pourrai aussi faire un copier-coller de ma chronique du premier opus mais au lieu de ça je me contenterai de dire que je trouve ce genre de film franchement jubilatoire. A noter toutefois, en guest star, la présence du singe Crystal, une femelle capucin qui est une véritable star à Hollywood puisqu’elle engrange pas moins d’une vingtaine de films, dont certains blockbusters (George De La Jungle, Dr Doolittle, Une Nuit Au Musée 1 et 2, 3h10 Pour Yuma…).
Pour terminer cette courte chronique l’équipe du film travaille déjà sur un troisième et dernier volet qui devrait voir le jour en 2013. Toutefois le scénario promet d’être plus original et axé sur le personnage d’Alan. Au passage le trio d’acteur rafle la mise puisque leur salaire passera de 1 million $ pour le premier film à 15 millions $ pour ce troisième volet. Mais bon quand on compare le budget (80 millions pour le second film) au box office (255 millions pour ce même film), nul doute que l’investissement sera très vite rentabilisé.