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Archives Mensuelles: février 2012

[BOUQUINS] R. J. Ellory – Seul Le Silence

RJ Ellory - Seul Le SilenceC’est dans le cadre d’une lecture commune pour la Team AlexandriZ que j’ai découvert le roman Seul Le Silence de R-J Ellory (lui aussi découvert par la même occasion), comme c’est le titre qui a remporté le plus de votes pour février et qu’il me paraissait prometteur j’ai donc décidé de participer au « challenge ».
Juillet 1939, dans un bled paumé de Géorgie (USA). A l’approche de son douzième anniversaire le jeune Joseph Vaughan perd son père, emporté par la maladie. Quatre mois plus tard une de ses camarades de classe est retrouvée morte après avoir été violée, d’autres fillettes subiront le même sort au fil des mois, puis des années, sans que les autorités ne parviennent à identifier le(s) coupable(s). Après dix années éprouvantes et dix fillettes assassinées le présumé coupable met fin à ses jours. Est-ce enfin la fin du cauchemar et des épreuves pour Joseph ? Ou au contraire le pire reste-t-il encore à venir ?
Difficile de proposer un résumé correct de ce roman, tout comme il est difficile de le classer dans un genre en particulier ; certes il y a du thriller dedans (à peine une pointe), mais pas un thriller mené à toute berzingue, c’est plus fin avec une forte dimension psychologique. On trouve aussi les ingrédients d’un bon roman noir, mais là encore il y a plus que ça, une touche personnelle et unique qui rend le tout quasiment inclassable. Et quelque part ça contribue grandement au charme du bouquin (je n’aime pas les normes et les hiérarchies ; tout ce qui va à leur encontre a donc un charme particulier à mes yeux).
L’auteur se place (et nous place) dans la peau de Joseph Vaughan qui nous livre son témoignage, voire son testament, en effet le gars est aux portes de la mort tandis qu’il nous raconte son histoire. Une histoire marquée par de nombreux drames et autres coups durs ; à chaque fois que le bonheur semble lui tendre les bras le sort vient s’acharner à tout détruire. Et surtout l’ombre du tueur est omniprésente. Tout comme la Mort qui est ici quasiment un personnage à part entière. Et ce témoignage vous prend aux tripes et au coeur pour ne plus vous lâcher avant d’avoir lu la dernière ligne de ce bouquin…
Dommage que le titre français retenu n’ait pas été une simple traduction du titre original : Une douce foi dans les anges (a quiet belief in angels), qui est aussi le titre du livre écrit par Joseph Vaughan dans le roman. Car malgré toutes les épreuves qu’il a dû subir le héros de ce récit n’a jamais (ou presque) perdu la foi en son ange gardien et rien n’a pu entamer sa volonté de découvrir la vérité à propos du tueur en série qui lui a pourri la vie, quitte à se retrouver seul contre tous.
Certes on pourrait reprocher une fin un peu abrupte, on n’en sait pas plus sur les motivations du tueur mais finalement est ce que c’est si important que ça ? Joseph Vaughan a enfin eu ce qu’il souhaitait… Quant à moi je vais certainement m’atteler à découvrir les autres titres de R-J Ellory.

 
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Publié par le 28 février 2012 dans Bouquins

 

[DVD] Week-end en mode Full DVD

Mort de la TV oblige on a transformé le bureau en home cinéma et le PC en lecteur DVD/TV. On va maintenant jongler entre les DVD en stand-by (la source va rapidement se tarir) et les TV-replay et téléchargements pour les séries TV ; si la situation devait s’éterniser je me pencherai sans doute sur les sites de streaming…
Inutile d’envisager de faire réparer la TV, on va dire qu’elle est morte de sa belle mort (fin de vie matérielle), reste maintenant à savoir combien de temps durera le blackout. Les finances n’étant pas au beau fixe il est clair que je vais revoir mes ambitions à la baisse quant à la nouvelle TV (mais bon y’a quand même un « minimum vital » au dessous duquel je ne descendrais pas… Lentement mais sûrement je vais faire le tour de la place pour me faire une idée des prix ; dans le meilleur des cas j’espère pouvoir m’offrir ce « petit » plaisir en avril, sinon… Bin ça prendra le temps que ça prendra…

Full DVD

Super 8

Notre journée cinévore commence avec Super 8, réalisé par JJ Abrams (créateur de la série Lost) et produit par Amblin Entertainment (Steven Spielberg).
Alors qu’un groupe d’adolescents tournent un film amateur ils sont témoins d’une catastrophe ferroviaire. Rapidement l’armée investit les lieux et semble chercher à étouffer l’affaire tandis que les phénomènes étranges et les disparitions se multiplient en ville. Il semblerait que quelque chose se soit échappé du train accidenté et que cette chose soit particulièrement dangereuse, à moins que le danger ne soit ailleurs…
A l’époque (pas si lointaine que ça) la bande annonce m’était apparue fort prometteuse et laissait planer de nombreuses questions, au final on se retrouve face à un film fantastique assez classique mais plutôt bien maîtrisé avec une petite touche « eighties » fort sympathique. Les jeunes acteurs (mention spéciale à Joel Courtney et Elle Fanning) sont excellents et jouent avec justesse leur rôle respectif. On peut toutefois regretter un certain manque de profondeur, peut être que certains aspects de l’intrigue auraient mérité un traitement un peu plus poussé, mais le film reste globalement réussi et agréable.

Les Tuche

Changement total de registre puisqu’on enchaînera avec Les Tuches, une comédie signée Olivier Baroux (le complice de Kad Merad).
Les Tuche (Jean Paul Rouve et Isabelle Nanty) vivent (ou plutôt vivotent) avec leurs trois enfants dans un bled paumé du Nord de la France, leur vie bascule le jour où ils gagnent 100 millions à la loterie et décident de s’installer à Monaco. Reste maintenant à s’intégrer et à se faire accepter par la principauté…
Une comédie « franchouillarde » qui se laisse regarder sans apporter quoi que ce soit de nouveau au genre. Le divertissement est réussi mais on a quand même l’impression que le réalisateur comme les acteurs se sont contentés du minimum syndical, mention spéciale toutefois à la belle brochette de seconds rôles (dont Jérôme Commandeur, Guy Lecluyse, Omar Sy, Kad Merad…).

X-Men – Le Commencement

Retour au fantastique pour achever notre journée cinéma avec X-Men – Le Commencement, réalisé par Matthew Vaughn et qui nous permet de découvrir les débuts du Professeur X et de Magneto.
Charles Xavier (James McAvoy) croise la route d’Erik Lehnsherr (Michael Fassbender) tandis que tous deux traquent Sebastian Shaw (Kevin Bacon) et ses mutants. Ils vont essayer de regrouper un maximum de mutants pour empêcher Shaw de déclencher une troisième guerre mondiale qui serait fatale à l’humanité…
Autant je trouvais l’idée du concept X-Men – Origins purement commercial (ce qui ne veut pas dire que les résultats sont ou seraient mauvais) autant j’estime que ce film est la préquelle idéale à la saga des X-Men. Après tout ce sont les deux personnages clès de la série, ceux qui seront à l’origine de tout ; il est donc intéressant de découvrir comment ils sont devenus amis, puis ennemis…
Cerise sur le gateau le film est une totale réussite, avec son lot de mutants (certains que l’on a croisé dans les films précédents, d’autres encore inédits) et un scénario en béton dans lequel les relations entre Charles (qui deviendra le Professeur X) et Erik (Magneto) jouent un rôle essentiel sans toutefois éclipser l’intrigue pure et dure. On notera au passage que si Erik poursuit une vengeance personnelle contre Shaw, son (futur) discours sera le même…
Si je devais me mettre dans la peau d’un mutant j’avoue que le camps de Magneto serait susceptible de m’attirer ; après tout si les humains veulent nous craindre et nous traquer autant leur rendre la politesse… Mais bon je vous rassure je ne suis pas un mutant… Et en plus je ne sais pas comment joindre Magneto…

 
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Publié par le 28 février 2012 dans DVD / BRD

 

Au suivant…

Rammstein – Reise, Reise (extrait du Live Volkerball)

On pousse le son au max, on lance la vidéo, on lit ce qui suit et on prend le relai… Let’s go !

A l’invitation de Zofia je réponds et fais suivre le prix/tag suivant dont les règles sont on ne peut plus simple :
– Régle n° 1 : remerciez la personne qui vous a passé le relai
– Régle n° 2 ; dites 7 choses sur vous-même
– Règle n° 3 : faites suivre à 15 autres blogueurs

Merci Zofia puisqu’il faut commencer par le début. Et maintenant il faut que je trouve 7 trucs absolument incontournables à dire sur moi.

1 – Comme beaucoup ici (et ailleurs) je suis accro à internet. Je ne conçois pas de vivre plus de quelques jours loin d’un ordi avec une connexion internet…
2 – Je pratique assidûment et massivement le téléchargement illégal de musiques et de livres, par contre, et ne me demandez pas pourquoi, je ne suis pas du tout attiré par les films et séries TV en Divx ou en streaming. N’allez pas imaginer que j’ai plus de respect pour le travail d’un acteur que pour celui d’un auteur ça n’a strictement rien à voir ; j’vous ai dit que je ne savais pas pourquoi alors arrêtez avec vos questions !
3 – Je n’ai plus de TV. C’est un scoop de dernière minute ! Je n’ai pas fais le choix de couper les ponts avec le petit écran, ma TV vient de me lâcher et je n’ai actuellement pas les moyens de m’en offrir une autre (pas forcément le nec plus ultra mais quand même un minimum vital). On avisera courant avril si tout va bien…
4 – Je ne conçois pas de vivre sans animaux de compagnie ou avec quelqu’un qui n’aime pas les animaux. Je suis entouré de 3 chats, c’est le maximum que je m’autorise raisonnablement en appartement. J’adorerai avoir un chien mais comme je ne suis pas un adepte des formats bonsaï c’est trop compliqué à mettre en pratique…
5 – Je suis un tantinet asocial. On vit dans notre bulle avec Abra et ça nous convient parfaitement. Quelques amis (on va dire qu’on privilégie la qualité à la quantité) que l’on voit occasionnellement, ça suffit amplement comme vie sociale.
6 – Je vomis sur le culte de paraître et sur le « m’as-tu-vu » ; je préfère être que paraître et autant que faire se peut être en harmonie avec mes propres convictions et ma vision de la vie plutôt que de me fondre dans la masse.
7 – Dans un monde idéal je vivrai sans avoir besoin de travailler (même si j’aime mon taf actuel) avec de la thune à ne plus savoir qu’en faire. Mais bon malheureusement on n’est pas dans ce monde idéal, alors on fait avec…

Je passe le relai à personne en particulier, si vous passez dans le coin et que ça vous tente de faire circuler la chose je vous invite à le faire. Joindre un clip au tag n’est pas une obligation il me semble…

 
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Publié par le 26 février 2012 dans Trucs en vrac

 

Ma bilbiothèque numérique en ligne

BiblioCa faisait un moment déjà que l’idée me triturait les neurones mais allez savoir pourquoi j’avais décrété que c’était un véritable parcours du combattant à mettre en application. Comme vous le savez je suis devenu un adepte du livre numérique, en attendant d’avoir une liseuse je lis, sans gêne particulière, via l’écran de mon PC. Petit à petit ma collection d’ebooks s’étoffe (185 titres à ce jour) et je n’ai aucun complexe à avouer que l’immense majorité des titres provient du téléchargement illégal…
Du coup il me semble assez légitime (peut être pas le mot le plus adapté mais tant pis, on s’en accommodera) de partager ma collection avec ceux ou celles qui voudront y jeter un oeil et éventuellement piocher quelques titres.
Pour passer de la théorie à la pratique j’ai eu besoin des logiciels suivants :
Calibre qui est mon gestionnaire/lecteur d’ebooks
DropBox pour créer un espace de partage sur mon disque dur
Calibre2OPDS pour cataloguer et publier ma collection selon la norme OPDS
Ensuite il suffit de suivre pas à pas le tuto suivant (en anglais) et de s’armer de patience. Quelques clics plus tard le tour est joué, ma bibliothèque numérique est désormais en ligne et accessible à tous : Les Lectures De Lord Arsenik.
Je vois deux inconvénients à cette procédure :
– A chaque modification de la bibliothèque il faut générer de nouveau le catalogue OPDS
– Il manque une fonction de recherche de titres/auteurs

– Edit du 17 juin 2012 –

Suite à des sautes d’humeur de Dropbox qui a fermé mon compte, je fouine à la recherche d’une alternative viable qui ne soit pas trop « usine à gaz »…
Donc en attendant plus de bibliothèque en ligne !

 
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Publié par le 26 février 2012 dans Trucs en vrac

 

[DVD] L’Assaut

L'AssautLes hasards de la programmation de Canal+ ont voulu que hier soir nous avions le droit à la diffusion du film L’Assaut, réalisé par Julien Leclerq. Film qui retrace la prise d’otage de l’Airbus A300 d’Air France reliant Alger à Paris (vol AF8969) par des terroristes du GIA et l’assaut des forces du GIGN contre l’appareil… Autant dire que, après la lecture de Mort Ou Vif, je suis resté dans le bain du terrorisme islamiste !
Petit rappel des faits pour commencer. Le 24 décembre 1994 quatre terroristes du GIA pénètrent dans un avion d’Air France devant relier Alger à Paris et en prennent le contrôlent après avoir abattu un policier algérien qui se trouvait parmi les passagers. Tandis que les négociations avec le gouvernement algérien s’enlisent l’avion reste cloué au sol, il faudra que deux autres passagers, dont un français, soient exécutés pour que l’appareil puisse décoller vers Marseille. En France les équipes du GIGN du commandant Favier (Grégori Derangère) se préparent à prendre l’appareil d’assaut, assaut qui sera mené, le 26 décembre, par le soldat Thierry Prungnaud (Vincent Elbaz) et ses hommes…
Le réalisateur a réussi à éviter de tomber dans le piège du film « à l’américaine » (j’veux pas être méchant mais à quelques exceptions près on n’est pas vraiment des spécialistes du film d’action) pour coller à la réalité et s’attacher aux hommes et plus particulièrement aux soldats du GIGN. Certes le résultat n’est pas forcément des plus spectaculaire mais ce côté réaliste (l’équipe du film a été formée et entraînée par le GIGN et a rencontré certains membres ayant participé à l’opération) ne fait que rendre un hommage encore plus vibrant à ces gendarmes d’élite dont la devise est : « sauver des vies au mépris de la sienne« .
Pour la petite histoire l’opération a été (et est encore) unanimement reconnue comme l’un des plus grand succès du GIGN, il faut dire que le bilan est sans appel, les 164 passagers et membres d’équipage ont été évacués vivants (13 blessés) pendant l’assaut et les 4 terroristes ont été abattus. Et pour couronner le tout on ne déplore aucune perte chez les hommes du GIGN, « juste » 11 blessés dont 9 grièvement.
Par contre cette prise d’otage sera le prélude à une vague d’attentats menés par le GIA en France entre juillet et octobre 1995 (le seul à être meurtrier sera ce »lui contre la ligne RER B à la gare Saint-Michel qui fera 8 morts et 117 blessés en juillet). Le commanditaire de ces diverses attaques, Khaled Kelkal, sera battu en septembre au cours d’une fusillade l’opposant à l’EPIGN. Et pour finir avec ces petits rappels « historiques » déjà à l’époque un groupe terroriste proche de Al Qaïda (le GIA en l’occurrence) avait songé à utiliser un avion de ligne comme une bombe (l’idée des terroristes était de faire le plein à Marseille avant de faire s’écraser l’appareil sur la Tour Eiffel)… On connait la suite…
Voilà qui ne fait que confirmer ce que j’ai déjà exprimé lors de ma chronique sur Mort Ou Vif, ces gens-là, prêts à sacrifier des innocents, ne méritent aucune considération et encore moins de pitié ! Je voudrai juste préciser que j’applique le même raisonnement à toute forme de terrorisme et pas uniquement aux fanatiques décérébrés qui se revendiquent de l’Islam (ils feraient bien de relire le Coran ces abrutis)…

 
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Publié par le 21 février 2012 dans DVD / BRD

 

[BOUQUINS] Tom Clancy – Mort Ou Vif

T. Clancy - Mort Ou Vif7 ans ! Et oui les fans de Tom Clancy auront dû patienter sept longues années avant que l’auteur ne se décide à donner une suite aux aventures de Jack Ryan Jr, c’est enfin chose faite avec Mort Ou Vif qui aligne plus de 900 pages en deux volumes dans sa version française.
Comme souvent il est difficile de proposer un résumé efficace d’un bouquin de Tom Clancy tant l’action se joue sur plusieurs fronts simultanés et c’est plus que jamais le cas avec ce roman, du coup, et pour faire simple, je me contenterai d’un copier/coller de la quatrième de couverture : « Le Campus : une organisation secrète, créée sous l’administration du président Jack Ryan, chargée de traquer, localiser et éliminer les terroristes. Et tous ceux qui les protègent. Son pire ennemi : l’Emir, un tueur insaisissable, qui a programmé la destruction de l’Occident. Ses hommes : Jack Ryan Jr et ses cousins, plus quelques recrues de choc. Leur mission : prendre l’Emir. Mort ou vif ! »
Même si au départ on est un peu perdu par les diverses intrigues qui se jouent çà et là de par le monde (j’vous rassure tout finit par s’imbriquer au fil des pages), Tom Clancy réussit à nous plonger au coeur de l’action avec son inégalable souci de coller à la réalité du terrain. Certes parfois tout ça peut paraitre un petit peu trop technique mais perso ça ne me dérange pas, au contraire après quelques recherches via Google on peut se faire une vision encore plus précise des faits. Le côté visionnaire de Tom Clancy a souvent été mis avant (surtout après les attentats du 11 septembre 2001), il est toutefois anecdotique de noter qu’il y’a bien un événement qu’il n’a pas su prévoir (prédire ?) : la chute de Khadafi. En effet dans son récit le colonel est toujours à la tête de la Lybie mais je vous rassure il ne joue aucun rôle actif dans l’intrigue. A sa décharge toutefois les faits du bouquins sont sensés se dérouler sur le deuxième trimestre 2010 (il faut attendre le chapitre 79 pour trouver une date), difficile de ne pas être tenté de faire le rapprochement entre l’Emir et son CRO et Oussama Ben Laden (qui s’est lui aussi fait dézinguer l’année dernière soit dit en passant) et Al Qaïda (dans la réalité comme dans le bouquin l’ennemi désigné reste le terrorisme islamique, et les deux leaders sont à l’origine des attentats du 11 septembre 2001)…
Pour rester dans l’anecdotique s’il a fallu patienter 7 ans avant de pouvoir découvrir ce nouveau chapitre de la saga Ryan Jr, l’action quant à elle se déroule deux mois après les événements décrits dans Les Dents Du Tigre. Soit dit en passant ce précédent opus faisait un peu office de mise en bouche vers une nouvelle ère, passage de relai confirmé ici avec une intrigue bien plus fournie dans laquelle les « anciens » personnages de la saga jouent un rôle plus actif sans toutefois effacer la nouvelle génération.
Pour terminer ce post je ne m’attarderai pas sur le débat de savoir jusqu’où on peut aller dans la lutte contre le terrorisme et la pêche aux informations, personnellement je suis adepte de la tolérance zéro avec ce genre d’individus, tous les moyens sont bons pour arriver à les neutraliser ; si le prix à payer pour sauver des vies et de sacrifier ces enfoirés de fanatiques alors autant sauver ceux qui méritent de l’être… Après tout le Paradis et ses vierges viendront récompenser le prétendu martyre, pour ma part j’espère surtout que c’est la douleur la dernière chose qu’il retiendra avant de rendre son dernier souffle, une douleur omniprésente et omnipotente avant de sombrer dans le néant de la mort.
Quoi qu’il en soit Tom Clancy n’a pas perdu la main quand il s’agit de nous faire vibrer au rythme de son roman mené à 100 à l’heure sur tous les fronts ; les 900 pages sont passées comme une lettre à la poste et j’ai déjà hâte de découvrir la suite… Et oui il ne fait aucun doute que la traque aux terroristes ne s’arrêtera pas aussi abruptement, d’autant que nombre d’autres questions restent en suspend à la fin du bouquin. Espérons simplement qu’il ne nous faudra pas encore 7 ans d’attente avant de pouvoir lire la suite !

 
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Publié par le 20 février 2012 dans Bouquins

 

[DVD] Le Discours D’un Roi

Le Discours D'un RoiNotre unique pause cinéphile du weekend aura été pour le film de Tom Hooper, Le Discours D’un Roi… A défaut d’avoir eu la quantité on peut se consoler en se disant que la qualité aura été au rendez-vous.
Le Duc d’York, Albert (Colin Firth), fils cadet du roi George V, souffre de bégaiement et perd tout ses moyens quand il doit prononcer un discours. Un handicap qui tend à le rendre facilement colérique. Il a déjà consulté de nombreux spécialistes sans succès jusqu’à ce que son épouse (Helena Bonham Carter) ne fasse appel à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles mais dont les résultats sont éloquents (Geoffrey Rush). Si au départ les relations entre les deux hommes sont plutôt tendues il va progressivement naître entre eux une amitié indéfectible tandis que de plus en plus le Duc d’York est pressenti, presque malgré lui, pour succéder à son père alors que les affres de la seconde guerre mondiale menacent le royaume…
Je ne saurai dire ce qui m’a attiré dans ce film, sans doute une part de curiosité face à son immense succès autant critique (l’an dernier il a raflé la mise partout où il a été en compétition, dont 4 Oscar)) que public ; c’est vrai que, à la base, ce n’est pas franchement le genre de film qui retient mon attention (à tort ou à raison… mais j’assume). En l’occurrence je reconnais humblement que j’aurai eu tort de passer à côté d’un spectacle d’une telle qualité. Pas d’action à tout-va, pas de suspense à couper au couteau… Et pourtant on ne s’ennuie pas une minute, tout le film repose sur la justesse du jeu des acteurs qui nous touchent droit au coeur. Bien sûr il y a en premier lieu le duo formé par Colin Firth en noble bègue et colérique, et Geoffrey Rush en thérapeute au flegme indémontable 100% british mais il ne faut pas non plus oublier l’épouse, Helena Bonham Carter, qui, même si elle se tient en retrait du fait du protocole, n’en est pas moins omniprésente pour soutenir son mari. Ca fait du bien de temps en temps de pouvoir se régaler d’un film qui doit toute son efficacité au seul jeu de ses acteurs, sans user et abuser d’artifices ; ceci dit je ne crache pas non plus sur un bon thriller bourré d’action ou un film fantastique truffé d’effets spéciaux, disons que Le Discours D’un Roi est le genre de film qui nous fait réellement prendre conscience de la difficulté du métier d’acteur.
Si le film s’arrête sur l’entrée en guerre du Royaume-Uni et le fameux discours de George VI, le souverain portera la couronne jusqu’à sa mort en 1952 et sera, tout au long de son règne, assisté de son thérapeute et ami Lionel Logue. C’est sa fille, Elisabeth II (que l’on aperçoit enfant dans le film), qui lui succédera et qui, aujourd’hui encore, occupe Buckingham Palace.

 
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Publié par le 20 février 2012 dans DVD / BRD

 

[BOUQUINS] Henning Mankell – L’Homme Qui Souriait

H. Mankell - L'Homme Qui SouriaitCa faisait longtemps que je n’avais pas retrouvé ce brave Kurt Wallander, en route donc pour la Suède pour sa quatrième aventure littéraire intitulée L’Homme Qui Souriait et bien entendu toujours sous la plume de Henning Mankell.
Wallander est au bout du rouleau et songe sérieusement à quitter la police jusqu’à ce qu’un double meurtre ne le fasse changer d’avis et reprendre du service. Il faut dire aussi qu’il avait gentiment rembarré l’une des victimes venue lui demander son aide… Qui pouvait en vouloir à ce père et son fils, associés dans un cabinet d’avocats sans histoire ? Une chose est certaine leur ennemi est puissant et ne reculera devant rien se protéger…
Cette fois l’ami Kurt se trouve confronté à l’argent, au pouvoir et à la corruption en plus de ses propres états d’âme envers à une société qui évolue trop vite et à une criminalité qui ne semble plus connaître de limites… Face à un adversaire aussi puissant et influent la police devra marcher sur des œufs et mener une enquête aussi efficace que discrète. Concrètement ça veut dire que si vous vous attendez à un polar boosté à l’adrénaline vous allez être déçu par le rythme escargot de celui-ci ; plus encore que dans les précédents Wallander la devise italienne « chi va piano, va sano e va lontano » (qui va lentement, va sûrement et va loin) est de mise. Malgré ce rythme délibérément lent on s’intéresse à l’intrigue et l’on se demande comment Wallander et son équipe vont parvenir à relier les différentes pièces du puzzle sans attirer l’attention de leur « proie »… Seulement le hic c’est qu’au final les choses semblent avoir été trop vite (oui je sais que ça peut paraître paradoxal), un peu comme si l’auteur avait précipité la fin en fonçant dans le mur, ne sachant comment détruire « en douceur » la forteresse qu’il avait lui même érigé autour de son « méchant ».
Malgré ce petit bémol l’écriture reste agréable, fidèle au style très personnel de Mankell. Je devrai donc rapidement enchaîner avec la cinquième enquête du Commissaire Kurt Wallander : Le Guerrier Solitaire.

 
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Publié par le 14 février 2012 dans Bouquins

 

[DVD] Largo Winch 2

Largo Winch 2Notre unique pause cinéphile (pas trop la tête à ça avec la disparition de notre chat) du weekend aura été consacrée au film Largo Winch 2, avec toujours Jérôme Salle aux commandes.
Au moment où Largo Winch (Tomer Sisley) s’apprête à sceller la vente du groupe W pour se consacrer à l’humanitaire, le procureur Francken (Sharon Stone) débarque et l’accuse de crime contre l’humanité. Afin de prouver son innocence Largo devra retourner en Birmanie et remonter sur les traces de son passé… Mais certaines personnes semblent avoir tout intérêt à ce que la vérité ne soit pas dévoilée et feront tout pour neutraliser le jeune milliardaire/aventurier tout en lançant une offensive contre le groupe W.
Si le premier film m’avait séduit par son originalité et son rythme j’avoue que celui-ci ma quelque peu laissé sur ma faim, et pourtant c’est loin d’être un raté, disons qu’il est beaucoup plus classique que son aîné. C’est un film d’action réussi qui offre un divertissement convaincant, le personnage de Largo semble avoir mûri par rapport au précédent (peut être qu’il lui manque justement un soupçon d’insouciance) mais dans son ensemble le film aurait pu gagner en intérêt si les divers aspects « économiques » avaient été d’avantage mis en avant plutôt que de faire la part belle à l’action. Qui plus est l’intrigue peine quelque peu à démarrer, par contre une fois sur les rails on ne s’ennuie pas une seconde (mais là encore sans réelle surprise).
Je ne connais que les premiers tomes de la série en BD donc je ne saurai juger la qualité de l’adaptation, toutefois il semblerait que même Jean Van Hamme (scénariste de la BD) ait été déçu par, je cite : « un film composé de 85% de poursuites en bagnole, de barres, de coups de poing, d’explosions et de 15% de scénario« . Résultat des courses il a accepté de participer aux scénarios des 2 prochains volets de la saga Largo Winch

 
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Publié par le 13 février 2012 dans DVD / BRD

 

BtJunkie tire sa révérence

Le petit monde du web et notamment de sa « face obscure » n’en finit pas de subir les conséquences de la fermeture de MegaUpload par le FBI. D’autres sites similaires (FileServe et FileSonic notamment) avaient été les premiers à réagir en fermant temporairement le partage de données, le temps de faire le ménage dans leurs serveurs et de réfléchir à une nouvelle stratégie (je ne sais pas ce qu’il en a résulté mais une chose est certaine ces plateformes ont d’ores et déjà perdu la confiance des méchants pirates virtuels). Il n’y a pas encore lieu de paniquer les options de rechange restent légion…
Plus récemment c’est le monde du torrent (un autre protocole de partage) qui a été ébranlé avec la fermeture du site BtJunkie, l’un des principaux moteurs de recherche dédié aux fichiers torrent ; une fermeture moins médiatisée et moins « spectaculaire » que celle de MegaUpload, les responsables du site ayant préféré renoncer à poursuivre l’aventure suite aux multiples pressions qu’ils subissaient. Désormais la page d’accueil du site affiche ce qui pourrait être son épitaphe : « C’est la fin de la route les amis. La décision n’a pas été facile à prendre, mais nous avons décidé de fermer le site de notre plein gré. Nous nous sommes battus pendant des années pour défendre votre droit de communiquer, mais il est temps d’aller de l’avant. Cela aura été une expérience de vie, nous vous souhaitons le meilleur ! »
RIP BtJunkie

 
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Publié par le 12 février 2012 dans Coups de gueule