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Archives Mensuelles: novembre 2011

[BOUQUINS] Jean Teulé – Le Magasin Des Suicides

Le Magasin Des SuicidesAyant beaucoup aimé Mangez-Le Si Vous Voulez mais n’étant pas particulièrement attiré par les romans historiques je voulais tout de même prolonger ma découverte de l’univers de Jean Teulé ; j’ai donc opté pour Le Magasin Des Suicides.
La famille Tuvache tient la boutique Le Magasin des Suicides qui, comme son nom l’indique, propose toute une gamme de produits pour aider leurs clients à en finir avec la vie. Le couple a trois enfants, Vincent, abonné à la dépression mais très créatif (dans le morbide), Marylin une adolescente mal dans sa peau et Alan, le cadet, dont la joie de vivre désespère ses parents. Et si cette joie de vivre était contagieuse ? Et si l’enfant parvenait à la transmettre à la clientèle ou pire, à la famille ?
L’idée de départ a tout de suite attiré mon attention, et vu l’épaisseur du bouquin (157 pages) c’est un choix idéal pour une lecture vite expédiée à temps perdu. Un concept original pour traiter avec humour de la mort, voilà de quoi se dérider les zygomatiques me suis-je dit en attaquant ma lecture. Effectivement le ton est plutôt frais et décalé (dommage que l’auteur ait affublé le jeune Alan d’un zozotage qui n’apporte rien de plus à son intrigue), le style est minimaliste mais sans lourdeur du coup le bouquin se lit d’une traite. Toutefois ne vous attendez pas à rire aux éclats, vous sourirez sans doute de temps en temps mais à vrai dire on cherche surtout à comprendre où tout ça nous mènera… Et au final, à la toute dernière phrase, on est sur le cul sans vraiment comprendre le pourquoi du comment de cette fin, quelque part ça nous laisse un arrière goût d’inachevé. Bref un court roman sans prétention agréable à lire mais rien de franchement transcendant non plus… Pour être tout à fait franc cette lecture restera une petite déception, sympa mais je m’attendais à mieux, sans doute un peu plus d’humour noir et un ton plus incisif.
A noter qu’une adaptation sous forme de film d’animation est annoncée pour 2012, et c’est Patrice Leconte qui est aux commandes (plus d’infos sur Allociné). Ne vous attendez pas à de la 3D révolutionnaire mais plutôt à un dessin animé traditionnel (ce qui n’est pas forcément un mal). Pour vous faire patienter (à défaut de saliver) voilà à quoi ressemblera la famille Tuvache sur grand écran :

La Famille Tuvache

 
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Publié par le 8 novembre 2011 dans Bouquins

 

[MUSIC] Lou Reed & Metallica – Lulu (2011)

LuluPause culturelle ON – Difficile d’imaginer une collaboration entre Lou Reed, anciennement chanteur/leader du Velvet Underground (groupe rock psychédélique/alternatif) avant de partir sur une carrière en solo plus rock sans toutefois jamais vraiment percer de le box office, et Metallica, les vieux de la vieille du métal à la carrière en dent de scie ; certains n’ont pas hésité à parler d’alliance contre-nature à l’annonce du projet Lulu. Pari d’autant plus osé que l’album se veut une adaptation musicale modernisée d’un opéra inachevé d’Alban Berg, lui même inspiré de deux textes du XIXème siècle du dramaturge allemand Frank Wedekind. Si l’initiative du projet revient à Lou Reed celui-ci se borne à assurer le côté vocal (narré, psalmodié mais rarement chanté) tandis que Metallica prend en charge la partie musicale du projet (les différents titres de l’album sont co-composés par les deux artistes). – Pause culturelle OFF
Concrètement je n’ai eu l’idée de me pencher sur cet album que par une curiosité motivée par la déferlante de critiques négatives qui semble coller à la peau du projet depuis son annonce jusqu’à la sortie de l’album (les réactions les plus incisives provenant des fans de Metallica). Me considérant moi-même comme un fan de Metallica (ce qui ne m’empêche nullement de reconnaître qu’ils ont aussi pondu de grosses daubes durant leur carrière musicale) j’ai donc décidé de me forger ma propre opinion en testant la chose.
Alors pour commencer à quel genre s’attendre : rock progressif ou métal ? A ce stade je pense qu’on peut parler de rock expérimental, à moins de se borner à dire que c’est indéfinissable mais ça fait un peu simpliste. On a clairement connu des compos de Metallica plus inspirées (et plus rock) mais au final ce qui me dérange le plus dans l’histoire c’est Lou Reed, il parle, crie, marmonne, psalmodie ses textes ; ça ne colle pas à la musique et du coup on ne peut s’empêcher de se demander dans quel merdier s’est encore fourré Metallica (pourtant encore auréolé de la gloire de leur dernier album, Death Magnetic). D’autre part les morceaux sont longs (entre 4 minutes 30 et presque 20 minutes, les 10 titres tiennent sur 2 CD), à moins de se pencher sur les textes (ce que je n’ai pas fait… et ne ferai pas) le tout semble répétitif.
Je vous livre là une réaction à chaud après une première écoute, je vais me repasser l’album (pas tout de suite !!!) afin de voir s’il y a moyen de temporiser mais c’est bien souvent la première impression qui demeure. Si besoin je ferai un – Edit – en fin de post mais franchement je doute de sortir enthousiaste d’une seconde, voire d’une troisième écoute…

Pour vous faire une idée de la chose je vous propose une vidéo du premier single extrait de l’album, The View.

 
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Publié par le 8 novembre 2011 dans CD Albums

 

[BOUQUINS] Franck Thilliez – Vertige

VertigeParmi les auteurs français que je m’étais promis de découvrir figure Franck Thilliez, un spécialiste du thriller façon Maxime Chattam ou Jean-Christophe Grangé (il y a pire comme comparaison) ; j’ai donc profité de la sortie de son dernier roman, Vertige, pour pallier cette lacune littéraire (sans quoi on va encore m’accuser de snober les auteurs français de thriller)…
Jonathan Touvier se réveille enchaîné au poignet au fond d’un gouffre, avec lui, Pok son chien et deux compagnons d’infortune, Farid, enchaîné par une cheville et Michel, dont le visage a été couvert d’un masque de fer qui déclenchera une explosion s’il s’éloigne de plus de 50 mètres de ses codétenus. Les trois hommes ne se connaissent pas et n’ont aucune idée de qui a bien pu les réunir dans cette macabre mise en scène ni ce que leur tortionnaire attend d’eux sinon, comme annoncé dans une lettre qu’il leur laissé, qu’ils meurent un à un. Pourquoi sont-ils réunis dans ce piège mortel ? Quel est le lien entre ces trois personnes qui semblent ne pas se connaître ? Comment échapper à ce cauchemar ?
Difficile de ne pas penser à Saw (premier du nom) avec une telle intrigue de base et c’est vrai que l’on retrouve les ingrédients qui ont fait la force du film, un plan aussi machiavélique qu’implacable, des humains capable de tout (et surtout du pire) dans des situations extrêmes. Je dirai que c’est même encore plus flippant sous la plume de Franck Thilliez qui, à l’image du réalisateur James Wan, n’épargne rien à ses personnages en faisant monter la tension avec un brio qui fait plaisir à lire (même si parfois ça peut paraître dérangeant). L’auteur réussit à nous faire vivre un huis clos redoutablement efficace, par moment on se sent pris aux tripes et on ne peut s’empêcher de se poser la question qui dérange : et moi que ferai-je dans une telle situation ? A vrai dire je préfère ne pas y penser… J’ignore jusqu’où on peut aller pour survivre mais nul doute que acculé dans nos derniers retranchements on réveillera notre « côté obscur ».
Un excellent thriller riche en rebondissements que l’on lit parfois avec le sentiment d’étouffer tant on s’immerge dans l’intrigue et ce gouffre qui retient les trois hommes prisonniers indifférent à la situation qui dégénère peu à peu jusqu’au point de non retour. Une chose est certaine ça m’a donné envie de me lancer dans les précédents romans de Franck Thilliez, j’ai d’ores et déjà décidé de m’attaquer à son diptyque consacré à la violence, composé du Syndrome [E] et de Gataca. A terme (plus ou moins long) il faudra aussi que je me plonge dans les thrillers de Maxime Chattam (pour le moment je n’ai lu de lui que la première trilogie du cycle Autre-Monde, j’avoue que je ne sais pas très bien par quel thriller commencer), je pense que je tiendrai là le trio gagnant du thriller français (Grangé – Chattam – Thilliez).

 
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Publié par le 7 novembre 2011 dans Bouquins

 

[DVD] A Bout Portant

A Bout PortantA peine le temps de souffler et on enchaîne sur un deuxième film, changement radical de genre avec A Bout Portant, thriller 100% adrénaline signé Fred Cavayé.
Tout semble aller pour le mieux dans la vie de Samuel (Gilles Lellouche), sa femme Nadia (Elena Anaya) est enceinte et il semble bien parti pour passer d’aide soignant à infirmier. Les choses vont brutalement s’accélérer pour lui quand Hugo (Roschdy Zem), un truand, est transporté dans son service suite à un accident. Le soir même le couple est agressé à son domicile, Nadia est enlevée, et si Samuel veut la revoir il doit aider Hugo à quitter l’hôpital. Sauf que le truand est déjà sous surveillance policière…
Le film démarre sur les chapeaux roues et le rythme ne faiblit pas en intensité jusqu’au générique de fin, les rebondissements s’enchaînent au fur et à mesure que l’intrigue se complique (complications que je tairai afin de laisser la surprise intacte). On quitte le film presque aussi essoufflé que ce pauvre aide-soignant entraîné malgré lui dans une affaire qui ne lui laissera aucun répit… Le réalisateur maîtrise parfaitement son intrigue et nous offre une belle brochette de personnages (avec des acteurs dans des rôles où on ne les attend pas forcément mention spéciale à Gérard Lanvin en flic ripoux et bien entendu à Gilles Lellouche qui signe une prestation époustouflante), quant à nous on retient notre souffle en s’agrippant au fauteuil !
Fred Cavayé m’avait déjà séduit avec son premier film, Pour Elle, un mix entre le thriller et le drame subtilement dosé, mais avec ce second long métrage il passe clairement à la vitesse supérieure en nous offrant un spectacle digne des plus grands réalisateurs hollywoodiens. A ce titre je suis curieux de savoir comment Hollywood réagira à ce film, séduits par le scénario de Pour Elle nos amis américains ont réalisé un remake du film, Les Trois Prochains Jours (de Paul Haggis avec Russel Crowe dans le rôle principal). A quand une version ketchup de A Bout Portant ? En attendant Fred Cavayé réussit à s’imposer en seulement deux films et deux ans comme un réalisateur redoutablement efficace, à suivre de près donc…

 
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Publié par le 7 novembre 2011 dans DVD / BRD

 

[DVD] Moi, Moche Et Méchant

Moi, Moche et MéchantPour les prochains posts classés dans la rubrique DVD je vais tricher un peu, en fait je vais vous parler des films vus sur CanalSat que j’aurai été tenté d’acheter ; depuis que mon lecteur déconne je n’ai plus acheté un seul film, je suis l’actu des sorties mais je préfère dépenser mon budget loisir dans les bouquins… Première tricherie donc avec le film d’animation Moi, Moche Et Méchant, signé par le duo franco-américain Pierre Coffin et Chris Renaud (qui a déjà travaillé sur l’Age De Glace 2 et 3) pour le compte des Studios Universal.
Gru (doublé en VO par Steve Carell et en VF par Gad Elmaleh) se plait à penser qu’il est le méchant le plus méchant de tous les temps mais force est de constater que la jeune génération tend à lui voler la vedette, notamment un certain Vector. Mais Gru ne renonce pas et projette de réussir son coup d’éclat en volant la lune ! Sauf qu’il n’a pas les moyens de financer son ambitieux projet et que la Banque du Mal ne lui accordera sa confiance que s’il se procure une arme secrète nécessaire à sa réussite… Arme que Vector lui subtilise de manière déloyale ! Pour la récupérer Gru va devoir utiliser trois fillettes orphelines qui vendent des cookies dont Vector raffole… Aussitôt dit, aussitôt fait, il adopte les fillettes et va devoir s’improviser père de famille tout en poursuivant ses funestes desseins…
Je ne saurai dire exactement pourquoi (film trop neuneu en apparence peut être) mais le film ne me motivait pas plus que ça au départ, je me suis donc affalé sur le canapé plus par curiosité que par conviction, un bouquin à portée de main, « au cas où ». Mais finalement à aucun moment je n’aurai été tenté de prendre mon bouquin, dès le départ j’ai accroché au film et ce jusqu’au générique de fin. L’animation est digne des plus grands (Pixar et Dreamworks), le film est bourré d’humour (mention spéciale à l’armée délirante de Gru) et d’émotions. J’ai passé un agréable moment de cinéma, idéal pour bien commencer la journée (diffusé à 7h30 dimanche matin). Un excellent divertissement familial que les petits et les grands devraient apprécier, chacun à sa manière…
Par contre je ne vois pas vraiment l’intérêt de se pencher sur une suite (prévue pour 2013), l’histoire se termine en effet sans qu’il soit besoin de plus ; je crains que ce genre de démarche ne soit motivée que par les préoccupations financières des studios hollywoodiens et ne n’apporte rien à l’histoire. Ceci dit je peux me tromper, on n’est pas à l’abri d’une agréable surprise (hmouais n’empêche que j’en doute)…

 
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Publié par le 7 novembre 2011 dans DVD / BRD

 

[BOUQUINS] Jo Nesbo – L’Etoile Du Diable

L'Etoile Du DiableComme annoncé précédemment j’ai illico enchaîné sur le cinquième opus des enquêtes de l’inspecteur Harry Hole, la chose s’appelle L’Etoile Du Diable et est toujours signée Jo Nesbo.
Harry Hole est au bord du gouffre, ses soupçons sur la culpabilité de l’inspecteur Tom Waaler dans le meurtre de sa collègue sont confirmés mais il n’a aucune preuve pour étayer ses accusations. Rongé par la rage et le désespoir il se laisse sombrer dans une lente dérive éthylique menaçant son équilibre affectif (Rakel ne veut pas exposer Oleg à un ivrogne instable) et professionnel (son chef ne peut plus couvrir ses frasques). Et c’est justement au coeur d’un été caniculaire qu’un tueur en série se mets à éliminer ses victimes en les amputant d’un doigt et an laissant sur le corps un diamant rouge taillé en forme d’étoile. Harry Hole se retrouve contraint de faire équipe avec Tom Waaler pour stopper le tueur qui semble toujours avoir une longueur d’avance sur la police. Et si c’était justement l’occasion rêvée de s’approcher de Waaler et de le démasquer…
Fin de la trêve donc pour Harry Hole qui replonge plus bas que jamais, et nous lecteur/spectateur de sa déchéance sommes partagé entre la compassion et la colère ; et oui on a envie de lui mettre des claques à notre flic préféré quand on voit avec quel acharnement il détruit tout ce pour quoi il vivait ! Soit dit en passant toute la première partie du bouquin traîne quelques longueurs à force de s’étaler sur les états d’âme de Hole. Heureusement au fur et à mesure que les choses se mettent en place le roman retrouve son côté addictif jusqu’à un final explosif (on lit les 150 dernières pages d’une traite, presque sans respirer).
Certes pas la meilleure des enquêtes de Harry Hole (la partie de l’intrigue relative au tueur en série est sous exploitée, elle n’est que prétexte à la confrontation Hole/Waaler) mais on en ressort tout de même satisfait, la boucle est enfin bouclée ; reste à savoir ce qu’il va advenir de Harry… La réponse devra attendre un peu je vais faire un break avant de reprendre. Prochaine escale littéraire : Sukkwan Island de David Vann.

 
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Publié par le 6 novembre 2011 dans Bouquins

 

[TV News] Being Human

Being HumanEn attendant de pouvoir mater les derniers épisodes de la saison 2 de Vampire Diaries nous avons bifurqué vers une autres série fantastique découverte via TVO et le canal TOU.TV (une TV en ligne québécoise), la chose s’appelle Being Human (qui devient Vampires & Cie au Québec) et est signée Toby Whithouse.
Deux amis, Mitchell (Aidan Turner) et George (Russell Tovey) aménagent dans un nouvel appart bien déterminés à vivre comme tout le monde malgré leur condition, et oui ils sont respectivement un vampire et un loup-garou… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour eux il faut que leur appart soit habité par Annie (Lenora Crishlow), le fantôme de l’ancienne occupante des lieux, décédée dans des circonstances pas très claires…
Pour info c’est la version britannique de la série que j’ai téléchargé, comme souvent face à un produit potentiellement rentable les américains ont pondu une version US (diffusée actuellement sur Syfy mais comme je pensais que c’était la même série je n’ai pas cherché à la voir). Pas d’effets spéciaux époustouflants, un jeu d’acteur un peu quelconque et une intrigue bateau (après trois épisodes vus) mais malgré tout la série reste plutôt agréable à suivre. Les deux supposés « monstres » cherchent avant tout à lutter contre l’instinct de leur condition surnaturelle, Mitchell s’est affranchi du sang humain et George s’enferme et s’isole pour ne blesser personne les soirs de pleine lune, tous les deux évitent de tisser des relations trop étroites avec les femmes de peur que la situation n’échappe à leur contrôle ; quant à Annie elle doit essayer de comprendre pourquoi la mort ne veut pas de son âme. Et nous on suit les tribulations de ce trio improbable tandis que les vampires semblent prêt à entrer en guerre contre les humains…
Rien de franchement transcendant mais la série est divertissante, je crains toutefois que la fin n’arrive sans que les choses ne se soient vraiment décantées (il n’y a que 6 épisodes), cette première saison semble d’avantage destinée à planter le décor plutôt qu’à nous tenir en haleine au fil des épisodes… Dommage que TOU.TV n’ait diffusé que la première saison (la quatrième est actuellement en cours), va falloir que je suive la chose pour ne pas passer à côté de la suite (pas simple d’autant que nos amis québécois ont changé le titre de la série à partir de la saison 2 pour la baptiser La Confrérie De L’étrange).

 
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Publié par le 3 novembre 2011 dans TV News

 

[BOUQUINS] Jo Nesbo – Rue Sans-Souci

Jo Nesbo - Rue Sans-SouciJ’ai mis à profit ce long weekend offline pour me plonger dans le quatrième opus des enquêtes de l’inspecteur Harry Hole cher à Jo Nesbo, la chose s’appelle Rue Sans-Souci.
Harry Hole enquête sur un braquage au cours duquel une employée de banque semble avoir été abattue froidement sans le moindre mobile. Les choses se compliquent pour Harry quand, quelques jours plus tard, la femme avec  qui il a passé la nuit la veille est retrouvée morte, apparemment elle se serait suicidée, mais Hole ne croit pas à cette version des faits. Le hic c’est qu’il ne se souvient de rien sinon d’une monumentale gueule de bois le lendemain…
C’est avec un réel plaisir que je me suis replongé dans l’univers tourmenté de Harry Hole, quelque part c’est un peu comme si je retrouvais un pote après une longue période d’absence, d’autant que cette enquête est captivante et toujours aussi riche en surprises et rebondissements avec deux intrigues bien tarabiscotées.
Au cas où j’en doutais encore il est clair que j’accroche bien plus au duo Nesbo/Hole qu’à Mankell/Wallander. J’ai dévoré le bouquin en deux jours et je compte bien me plonger dans le suivant sur la lancée en espérant que l’affaire sous-jacente depuis Rouge-Gorge (le meurtre de la collègue de Hole) trouve sa conclusion. De même ça fait plaisir de constater que la présence de Rakel et Oleg dans la vie de Harry Hole le rend plus humain, plus altruiste et l’éloigne de ses vieux démons (bin oui j’vous l’ai dit à force Hole c’est un peu comme un pote, un pote qu’on verrait s’enfoncer sans pouvoir lui tendre la main). Pour tout vous dire c’est, à mon goût, la plus aboutie des enquêtes de Harry Hole que j’ai lu à ce jour, espérons que les suivantes soient du même acabit…
Vous aurez sans doute constaté que plus ça va et plus le blog s’oriente vers des chroniques axées sur les bouquins que je lis ou les films (et séries) que je mate ; c’est pas vraiment une nouvelle ligne éditoriale, ça c’est fait comme ça, tout simplement. De temps en temps je vous livrerai mes états d’âme à chaud quand je tomberai sur un truc qui me fait réagir, sinon je veux pas faire de ce blog un substitut de Facebook dans lequel j’étale mon quotidien trépidant…

 
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Publié par le 3 novembre 2011 dans Bouquins

 

[BOUQUINS] Paul W. Young – Le Shack

Paul W Young - Le ShackChangement total de registre avec un roman téléchargé par curiosité, la chose s’appelle Le Shack de Paul W. Young et semble être un véritable phénomène littéraire Outre-Atlantique qui, peu à peu, dépasse les frontières du continent américain.
« Mackenzie,
Il y a longtemps qu’on ne s’est vus… Tu me manques.
Je serai au shack le week-end prochain si tu as envie de venir m’y retrouver.
— Papa
 »
Tel est le mystérieux message que reçoit Mack trois ans et demi après le meurtre brutal et toujours non élucidé de sa fille cadette. Le shack en question est le lieu supposé du crime (le corps de la fillette n’ayant jamais été retrouvé), une cabane isolée au coeur de la forêt. Qui est ce mystérieux « Papa » ? Certainement pas son père décédé depuis longtemps sans avoir jamais su être un père pour lui. Pourrait-il s’agir de Dieu, que la femme de Mack appelle affectueusement Papa ? Ou d’une mauvaise plaisanterie, voire pire ? Pour en avoir le coeur net Mack décide de se rendre à cet étrange rendez-vous…
Comme je vous l’ai dit en introduction j’ai été intrigué par ce raz-de-marée littéraire (plus de 4 millions d’exemplaires vendus aux USA) mais d’un autre côté, étant viscéralement athée, je craignais de tomber sur ramassis de bondieuseries écrites par une grenouille de bénitier, ou encore d’un de ces trucs new-age qui vous promet monts et merveilles après leur lecture ; c’est donc avec une certaine appréhension que je me suis lancé dans ce bouquin, la curiosité ayant finalement pris le pas sur mes aprioris négatifs.
Et franchement je ne regrette pas de m’y être essayé car au final ce sont surtout les culs-bénits qui ont dû avoir les oreilles qui sifflent en lisant ce bouquin, le message est bien loin de celui transmis par l’église (et donc les hommes) ; au contraire c’est plutôt un encouragement à avoir la foi en s’affranchissant des préceptes humains (l’homme de Dieu est loin d’être un saint quand on compte le nombre de morts dont ils sont responsables, sans parler des récentes affaires de pédophilie… en fait ce sont plus des fils de pute que des fils de Dieu), une foi pure, venue de l’intérieur. Ca donnerait presque envie de se convertir sauf qu’il n’y a pas de conversion possible puisque cette foi abolit la notion de religion.
Au final ce roman reste une véritable expérience de lecture qui ne devrait laisser personne indifférent, contre toute attente j’ai beaucoup aimé et ça m’a fait pas mal cogiter (pas au point de remettre en question mon athéisme). Pour info Le Shack est le titre québécois du roman, en français il a été publié sous le titre La Cabane (il eut été plus juste de le nommer Le Refuge mais bon c’est une autre histoire).
Pour finir ce post plus long que ce à quoi je m’attendais je voudrais juste faire un petit clin d’œil à la chanson Ce n’est pas à Dieu que j’en veux de Daniel Guichard ; l’idée est assez proche du bouquin, à titre d’exemple je vous cite le premier refrain :
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui m’en ont parlé
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui l’ont remplacé
Ce n’est pas à Dieu que j’en veux, mais à ceux qui m’en ont parlé
Je l’ai cherché dans leurs yeux, mais je ne l’ai pas trouvé.

 
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Publié par le 3 novembre 2011 dans Bouquins

 

[BOUQUINS] Jérôme Camut & Nathalie Hug – 3 Fois Plus Loin

Camut & Hug - 3 Fois Plus LoinFinalement, à force de persévérance, je serai venu à bout de 3 Fois Plus Loin, thriller signé par Jérôme Camut et Nathalie Hug.
Au cours de leurs recherches d’essences rares pour l’industrie pharmaceutique Nina Scott et son équipe découvrent d’étranges ruines au coeur de la jungle vénézuélienne, mais une violente tempête les contraindra à rebrousser chemin avant d’avoir pu étudier le site. Malgré la mort d’un de ses compagnons et malgré son licenciement la jeune femme est bien décidée à percer le mystère de ces ruines. Quels secrets renferment-elles ? Qui semble prêt à tuer quiconque s’approchera du site ? Pourquoi Nina semble épargnée par ce ou ces gardiens des lieux ? Quel rapport entre ces ruines et l’expédition de quatre chercheurs français 50 ans plus tôt ?
Si l’intrigue, telle que présentée en quatrième de couverture, m’avait attiré force est de reconnaître que la lecture fut laborieuse, et pour cause l’histoire peine à démarrer et traîne des longueurs inutiles, heureusement passées les 150 premières pages les choses se décantent lentement mais surement, du coup on se surprend même à avoir envie de s’accrocher afin de découvrir le fin mot de l’histoire. En fait je crois que l’un des gros problème du bouquin tient dans son personnage principal qui, plus encore que l’intrigue, tarde à devenir attachant (à vrai dire il faut attendre la dernière partie du livre pour qu’elle réagisse autrement que comme une gourde névrosée et égoïste).
Au final je retire de ce roman un sentiment mitigé, un peu comme ce fut le cas avec Les Voies De L’Ombre (des mêmes auteurs), un gros potentiel insuffisamment exploité et malgré tout une impression globalement positive… C’est peut être la signature de ce couple d’auteur, je vous confirmerai la chose après la lecture de Rémanences (commandé il y a quelques jours, il ne devrait pas tarder à arriver).

 
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Publié par le 3 novembre 2011 dans Bouquins