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Archives Mensuelles: novembre 2011

[DVD] The Green Hornet

The Green HornetC’est avec une certaine curiosité que j’ai décidé de mater The Green Hornet, adaptation pour le cinéma par Michel Gondry de la série TV, Le Frelon Vert ; série dont le principal mérite fut de faire connaître Bruce Lee au public occidental (ce sont ses premiers pas en tant qu’acteur aux USA, il tenait le rôle de Kato dans la série).
A la mort de son père, le jeune et insouciant Britt Reid (Seth Rogen) hérite de la direction du quotidien The Daily Sentinel, le gars ne pense qu’à s’éclater et faire la fête aussi décide-t-il de profiter de son héritage pour revêtir un double costume, le jour il sera un rédacteur en chef amateur, et la nuit il jouera les justiciers sous le pseudonyme de Green Hornet. Heureusement qu’il peut compter sur l’aide de son acolyte et complice, Kato (Jay Chou), inventeur de génie et expert en arts martiaux. Rapidement les deux trublions attirent l’attention du chef de la pègre locale (Christoph Waltz) qui voit d’un mauvais oeil le fait que ces amateurs viennent piétiner ses plates-bandes…
En matière d’adaptation de séries TV on a eu le droit au meilleur (Mission Impossible) comme au pire (Starsky et Hutch), Le Frelon Vert n’ayant pas vraiment le statut de série culte le pari était un tantinet moins osé et pourtant Michel Gondry a su s’affranchir de son modèle pour y apporter un ton nouveau (au vu de la filmographie du réalisateur on n’en attendait pas moins de lui) en jouant à fond la carte de l’humour et de l’action. Même si le scénario ne vaut pas tripette on ne s’ennuie pas une minute grâce au duo Seth Rogen (pour le côté crétin) et Jay Chou (pour les scènes d’action) mais aussi grâce au méchant de service Christoph Waltz (à noter que Jay Chou et Christoph Waltz ont tous les deux été nominés au MTV Movie Awards 2011, respectivement pour les titres révélation de l’année et meilleur méchant).
Même si The Green Hornet ne nous laissera sans doute pas un souvenir impérissable il a au moins le mérite de s’inscrire dans la catégorie des films de super-héros qui surfent à contre-courant (à l’instar de Kick-Ass), c’est un genre encore trop pauvre pour bouder notre plaisir de se divertir sans prise de tête… D’autant que, chose encore plus rare, le duo de justiciers fonctionne essentiellement grâce aux talents multiples de l’acolyte plutôt qu’à ceux, inexistants, du prétendu héros.

 
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Publié par le 29 novembre 2011 dans DVD / BRD

 

[MUSIC] SuperHeavy – SuperHeavy

SuperHeavyQuel est le point commun entre Mick Jagger (chanteur et leader des Rolling Stones), Dave Stewart (co-fondateur, guitariste/claviers de Eurythmics), Joss Stone (chanteuse de soul/jazz), Damian Marley (fils cadet de Bob Marley et lui-même chanteur de reggae) et A.R. Rahman (compositeur indien de musique de films, dont Slumdog Millionaire) ? La réponse est SuperHeavy, un « supergroupe » les réunissant tous au sein d’un même projet musical et dont le premier album est sorti il y a peu (septembre 2011).
La chose s’appelle SuperHeavy (ils se sont pas trop cassés le cul pour trouver un titre) et se propose de combiner leurs trois influences : rock, reggae et musique indienne. Un pari plutôt osé qui risque de surprendre plus d’un fan ; c’est donc un tantinet échaudé par l’expérience Lulu (Lou Reed & Metallica) que je me suis lancé dans l’écoute de cet album.
Que vous soyez fan de l’un ou l’autre des artistes composant SuperHeavy il va falloir aborder l’album en oubliant ce que votre chouchou a fait auparavant, le deal étant justement de proposer quelque chose de nouveau susceptible de devenir la marque de fabrique du groupe. Les fans des Stones risquent d’être déçus par un son « trop reggae » alors que les inconditionnels de Damian Marley trouveront au contraire une influence « trop rock »… Bref l’idée est bel et bien de proposer un mix entre les deux genres avec une touche de World Music ; au final on obtient un album inclassable dont la plupart des morceaux sont sur un ryhtme reggae boosté rock. Et très franchement je trouve que ça passe plutôt bien, à vrai dire seuls les quelques morceaux hindis me dérangent mais c’est plus viscéral qu’autre chose (je ne supporte pas ce genre, même dilué dans du reggae/rock). Certes l’album ne restera sans doute pas dans les annales mais il a au moins le mérite de proposer quelque chose d’original dans un univers musical de plus en plus formaté ; à écouter par curiosité…

Miracle Worker le premier single de SuperHeavy

 
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Publié par le 29 novembre 2011 dans CD Albums

 

[NO COMMENT] Dumper vs Semi-remorque

Pas de victime mais spectacle assuré…
Une collision survenue sur le site minier de Vale Inco entre un Dumper (100 tonnes) et un semi-remorque (38 tonnes).

Dumper : 1 - Camion : 0Source : LNC du 25 novembre 2011

 
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Publié par le 25 novembre 2011 dans No comment

 

[BOUQUINS] Maxime Chattam – L’Ame Du Mal

M. Chattam - L'Ame du MalIl était plus que temps que je me décide à me plonger dans un thriller de Maxime Chattam, après tout c’est le genre dans lequel il excelle, restait ensuite à savoir par où commencer… Finalement j’ai opté pour la facilité en commençant par le début avec L’Ame Du Mal, premier roman signé de son nom et premier opus de La Trilogie Du Mal.
Un an après avoir abattu un tueur en série surnommé le Bourreau de Portland, l’inspecteur Josh Brolin est appelé sur une scène de crime où la victime semble avoir été tuée selon le même mode opératoire (mains coupées, sévices multiples et un pentagramme gravé à l’acide sur le front). Quand une seconde victime est retrouvée il ne fait plus aucun doute qu’un nouveau tueur en série sévit à Portland, mais qui ? Un ami du Bourreau, un complice, ou encore un copycat ? A moins que le plus incroyable des scénarios ne devienne réalité et qu’ils se trouvent face au fantôme du Bourreau de Portland. Brolin refuse d’y croire malgré de nombreuses coïncidences troublantes…
S’agissant de mon premier thriller signé Maxime Chattam je n’ai pas d’éléments de comparaison mais d’ores et déjà je peux dire que j’adore, c’est exactement le genre que j’apprécie : du thriller contemporain bien documenté, hyper réaliste et avec juste ce qu’il faut de trash. Inutile de préciser que je vais rapidement enchaîner avec la suite de cette fameuse Trilogie Du Mal, d’autant que je trouve le personnage de Josh Brolin particulièrement attachant, un flic efficace sans pour autant être un superflic Made in Hollywood.
Comme le signale l’auteur en préambule de son roman, en matière de serial killer la réalité dépasse la fiction et les monstres existent. Tout au long du bouquin on peut se rendre compte de l’énorme boulot de recherche qu’il a dû abattre pour nous livrer ce petit bijou (notamment en matière de médecine médico-légale) qui se veut aussi proche de la réalité que possible.
Aucun doute possible Maxime Chattam va rapidement rejoindre la liste de mes auteurs fétiches ; certes j’ai du retard à rattraper mais si tous ses thrillers sont aussi efficaces je ne doute pas que je vais « rapidement » être à la page…
Juste pour l’anecdote je viens de m’apercevoir qu’il existe un téléfilm en deux parties adapté du roman mais dont l’action a été exportée (rapatriée ?) en France… La chose ne m’inspire pas du tout (et ce n’est pas les quelques critiques que j’ai lues qui me feront changer mon fusil d’épaule) par contre je m’étonne qu’aucun réalisateur ne soit encore penché sur une adaptation au cinéma.

 
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Publié par le 22 novembre 2011 dans Bouquins

 

[TV News] Borgia – Saison 1

Borgia - Saison 1Ce week-end nous avons eu le droit aux deux derniers épisodes de la première saison de la série Borgia, version Canal+ avec Tom Fontana aux commandes (je précise car une autre série, encore inédite en France, The Borgias, reprend le même thème central).
L’histoire débute en 1492 alors que l’Italie est divisée par des luttes intestines et que le pape Innocent VIII est à l’agonie. Parmi les successeurs potentiels, Rodrigo Borgia (John Doman) est prêt à tout pour accéder à la tête de l’église catholique. Il peut compter sur le soutien de ses fils, Cesare (Mark Ryder) et Juan (Stanley Weber) et sur celui de sa fille, Lucrezia (Isolda Dychauk)…
Comme en matière de littérature j’avoue que les séries plus ou moins historiques ne sont pas vraiment ma tasse de thé, mais bon je me suis laissé séduire par le nom de Borgia, même sans être un féru d’histoire on sait que ce nom n’est pas vraiment synonyme de charité chrétienne…
Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on n’est pas déçu, ne serait-ce que pour être élu pape Rodrigo Borgia multiplie les pots de vins, corruptions diverses et variées et autres magouilles. Pas vraiment de quoi redorer l’image que je me fais de l’Eglise ! Et ce n’est que le début des hauts faits de la famille Borgia… On comprend mieux pourquoi Alexandre VI (Rodrigo Borgia) est considéré comme le pape le plus controversé de l’histoire du Vatican (soit dit en passant les autres cardinaux que l’on croise dans la série ne valent guère mieux que lui). Mais rassurez-vous, les chats ne font pas des chiens, les deux fils, Juan et Cesare, sont loin d’être des enfants de choeur ; en fait seule Lucrezia semble épargnée par les vices familiaux…
Au final c’est presque contre toute attente que je me suis attaché à cette série et j’attends avec une certaine hâte la seconde saison (on quitte les Borgia en fin de saison à la limite du point de rupture). Difficile de comparer avec l’autre série, The Borgias, réalisée par Neil Jordan et avec Jeremy Irons dans le rôle de Rodrigo Borgia, Canal+ a en effet acheté les droits de la série afin qu’elle ne puisse pas rivaliser avec « son » bébé ; elle sera donc diffusée « ultérieurement » sur le bouquet satellite.

 
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Publié par le 21 novembre 2011 dans TV News

 

[BOUQUINS] Jérôme Camut & Nathalie Hug – Rémanence

J. Camut & N. Hug - RémanenceMalgré une pointe de déception après la lecture de 3 Fois Plus Loin je décide de laisser une nouvelle chance au couple Jérôme Camut et Nathalie Hug, il faut dire que Rémanence peut être considéré comme l’ultime chapitre des Voies De L’Ombre même si le personnage de Kurtz n’intervient quasiment pas dans l’intrigue qui se déroule 15 ans après la fin de la trilogie.
Clara, devenue adulte et désormais appelée Claire, est toujours hantée par le souvenir du cauchemar Kurtz mais elle est bien déterminée à aller de l’avant pour oublier son passé douloureux. Le jour de son mariage Louis (qui se fait désormais appeler Milan), son compagnon d’infortune et amour de jeunesse vient lui rendre visite après 15 ans de silence et d’absence. Comme si cela ne suffisait pas à ébranler le semblant de normalité retrouvée, son père, Andréas Darblay est libéré de prison quelques jours plus tard… Alors que son équilibre est plus que jamais menacé Claire doit choisir la voie qu’elle veut suivre, doit-elle écouter son coeur et suivre Milan vers un avenir incertain, ou plutôt écouter sa raison et vivre cette vie de couple bien rangée qui ne lui correspond pas ?
Encore une fois j’ai un sentiment mitigé après la lecture du bouquin, l’histoire est sympa, plutôt bien menée mais la quatrième de couv’ nous induit en erreur ; en effet on est bien loin d’un thriller haletant avec un serial killer sadique façon Kurtz. Toutefois je n’en dirai pas plus afin de ne pas dévoiler les bases de l’intrigue. D’autre part je trouve dommage l’ouverture du bouquin sur quelques pages qui nous révèlent que Clara sera retenue par son père à l’issue des événements décrits dans le roman.
Même si le personnage de Kurtz ne fait qu’une brève apparition on sent sa présence et son influence sur les personnages, qu’il s’agisse du père de Clara, victime puis complice qui continue de vouer au tueur une fascination morbide, ou des enfants, devenus adultes, dont la captivité puis la fuite aura marqué leur destinée, chacun à sa façon. D’une manière générale la principale force du bouquin reste ses personnages et notamment ceux de Clara/Claire et Louis/Milan aussi bien dans leur individualité que dans leur complémentarité (malgré leurs différences).

 
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Publié par le 21 novembre 2011 dans Bouquins

 

Gallimard prend les lecteurs pour des cons

Le Prix Goncourt 2011, L’art français de la guerre d’Alexis Jenni, peut se vanter de faire le buzz sur le web. Malheureusement ce n’est pas sa qualité littéraire qui est mise en avant (pour ma part c’est un bouquin qui ne m’intéresse pas le moins du monde) mais plutôt les fautes et coquilles qui parsèment le roman. Orthographe, grammaire, conjugaison, syntaxe… Tout y passe le bouquin est bourré de fautes énormes, au départ on pouvait penser que seule la version numérique était concernée mais finalement la version papier est du même acabit.
Visiblement le bouquin a sauté la case « correction » avant d’être publié et franchement ça la fout doublement mal :
– D’une part Gallimard est quand même une grande maison d’édition
– D’autre part le bouquin incriminé est le Prix Goncourt 2011
En terme d’image et de communication on peut imaginer mieux comme pub ! Mais histoire d’enfoncer le clou il s’avère que le bouquin est proposé par la Team Alexandriz (le plus grand réseau pirate d’ebooks français) dans une version corrigée (et gratuite). A noter que la Team effectue ce travail de correction sur tous les titres proposés, un travail de titan qui nous garanti des fichiers numériques de qualité (parfois même mieux que la version commerciale comme le prouve ce Goncourt 2011).
Pour ma part je reconnais sans le moindre remord que ma bibliothèque numérique provient à 99% de titres proposés par la Team et à ce jour je n’ai jamais été déçu par leur travail. Je ne conserve que les fichiers epub que je gère et lis via le logiciel Calibre, au pire si je relève des erreurs je les corrige avec Sigil avant de renvoyer le fichier corrigé à la Team mais je tiens à préciser que ça reste exceptionnel et que les erreurs relevées sont bien souvent mineures.
Pour en revenir à Gallimard c’est du foutage de gueule pur et simple de proposer au prix fort un bouquin à peine lisible tellement il contient de fautes… J’espère au moins qu’ils auront la décence de fournir gratuitement une mise à jour numérique à tous ceux qui ont acheté la version ebook du Goncourt 2011.
Un peu de lecture pour terminer ce billet d’humeur :
– Lire l’article ‘Galllimard : le dernier Goncourt corrigé par la communauté pirate‘ sur ebouquin
– Lire le post ‘Un pavé dans la mare – Correction‘ de la Team Alexandriz
– Le bouquin proposé par la Team Alexandriz
– Un article édifiant sur la politique de correction des maisons d’édition (Blogs Le Monde)

 
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Publié par le 20 novembre 2011 dans Coups de gueule