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Archives Mensuelles: octobre 2011

Rugby 2011 – La Nouvelle-Zélande accroche un second titre mondial à son palmarès

Mais avant ça vendredi soir s’est jouée la petite finale avec la troisième place comme enjeu, malgré la déception de chacune des équipes les australiens comme les gallois se sont donnés à fond dans un match âprement disputé qui verra l’Australie s’imposer sur une courte victoire (21-18).
Mais toute la planète rugby attendait avec impatience l’ultime confrontation de cette compétition avec la finale opposant la France à la Nouvelle-Zélande. A vrai dire bon nombre de supporters français devaient attendre le match avec une certaine appréhension vu notre jeu en dents de scie tout au long de ce mondial (avec plus de bas que de hauts), d’autant que l’on affrontait la meilleure équipe du monde à domicile.
Dès le départ les Bleus ont annoncé la couleur, ils ont répondu au traditionnel haka néo-zélandais en avançant au devant de leurs futurs adversaires. La même volonté d’en découdre a été affichée dès le coup d’envoi et tout au long de la rencontre, tant et si bien que l’on a réussi à faire douter (je dirai même à faire trembler) les All Blacks sans toutefois parvenir à passer leur ligne défensive mais sans rien leur concéder non plus. Au final les All blacks s’imposeront d’un petit point (8-7) après une fin de jeu où ils ont joué le temps plutôt que de prendre le moindre risque…
Au final les Bleus peuvent rentrer à la maison la tête haute, ils ont enfin réussi à nous faire rêver (et même espérer jusqu’au coup de sifflet final). Si la Coupe ne récompense pas forcément la meilleure équipe de cette finale elle honore, comme un juste retour de bâton pour un XV tricolore inconstant, la meilleure équipe de ce mondial 2011. Ce n’est pas encore cette année que nous rapporterons ce prestigieux trophée à la maison, rendez-vous en 2015 en Angleterre pour la prochaine ; comme il serait jouissif de faire d’une pierre deux coups en délestant les All Blacks de la Coupe et en volant la vedette aux anglais chez eux… Mais bon on en est pas encore là, loin s’en faut, les Bleus vont devoir se restructurer autour d’une nouvel encadrement et de nouveaux joueurs…

 
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Publié par le 24 octobre 2011 dans Trucs en vrac

 

[BOUQUINS] Jean Teulé – Mangez-Le Si Vous Voulez

Mangez-Le Si Vous VoulezAyant quelques difficultés à progresser dans la lecture de 3 Fois Plus Loin de Jérôme Camut et Nathalie Hug (j’y reviendrai quand j’aurai refermé le bouquin, soit par renonciation, soit à force de persévérance) j’ai bifurqué vers un autre titre que j’ai en stock dans ma bibliothèque numérique, en l’occurrence j’ai opté pour Mangez-Le Si Vous Voulez de Jean Teulé.
En ce 16 août 1870 Alain De Monéys, premier adjoint au maire de Beaussac, se rend à la foire de Hautefaye, un village voisin. Ce jeune noble apprécié de tous est loin de se douter qu’il va au devant d’une mort lente et douloureuse… En effet suite à un stupide malentendu il deviendra le défouloir d’une paysannerie déchaînée qui s’acharnera sur lui jusqu’à ce que mort s’en suive.
D’une manière générale je ne suis pas vraiment attiré (et encore c’est là un doux euphémisme) par les romans dits « historiques » mais là c’est d’avantage l’aspect fait divers qui m’a inspiré (et oui comme tout à chacun j’ai de bas instincts de voyeurisme), en effet le roman s’inspire (plus ou moins librement) d’une histoire vraie. A la lecture de ces quelques pages on peut se demander ce qui a pu motiver un tel déferlement de violence gratuite, le malentendu semble en effet n’être que prétexte à la barbarie des hommes. Alors quoi ? La peur face à la guerre franco-prussienne qui tourne à la défaveur de la France ? Les doutes de la paysannerie face à une sécheresse qui n’en finit plus ? La rancoeur de cette même paysannerie face à la noblesse ?
L’auteur a pris le parti de nous présenter en courts chapitres les différentes étapes du calvaire qu’a dû subir De Monéys avant de mourir, certes l’on peut supposer qu’il romance quelque peu les faits (les actes de cannibalisme ne semblent pas être avérés) mais l’on ne peut que frissonner devant un tel déferlement de connerie humaine.
Mince consolation de savoir que les meneurs (quatre individus) ont été condamnés à mort et exécutés (dommage la guillotine leur a offert trop rapide, ils auraient dû bénéficier d’un long traitement de faveur afin de connaître les affres de la souffrance avant de crever), d’autres (huit des vingt et un accusés) seront déportés au bagne (en Nouvelle-Calédonie soit dit en passant)… En quelques pages (lues en une journée) Jean Teulé réussit à nous livrer un roman qui ne laissera personne indifférent (à ne pas mettre entre toutes les mains, âmes sensibles s’abstenir), et le pire c’est que je reste convaincu que, aujourd’hui encore, ce genre de dérapage de masse peut se reproduire…
Pour ceux qui voudraient en savoir d’avantage sur ce sinistre fait divers je vous invite à consulter la page Wikipedia dédiée à l’Affaire de Hautefaye.

 
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Publié par le 20 octobre 2011 dans Bouquins

 

[BOUQUINS] Marc Levy – L’étrange Voyage De Monsieur Daldry

L'étrange voyage de Monsieur DaldryHarry Hole devra encore attendre (ce n’est que partie remise) puisque finalement je me suis plongé dans le dernier Marc Levy, L’étrange Voyage De Monsieur Daldry en version numérique (bin oui petit à petit je m’y mets, je n’ai jamais dit « fontaine je ne boirai pas de ton eau »).
Au cours d’une virée entre amis Alice tombe sur une voyante qui lui prédit que l’homme de sa vie vient de passer dans son dos mais qu’elle ne le retrouvera qu’après un long voyage et six rencontres qui la guideront vers ce mystérieux inconnu. Peu après les nuits de la jeune femme sont troublées par d’étrange cauchemars récurrents. Quand elle se confie à son voisin, Monsieur Daldry, celui-ci la conduit auprès de la voyante qui lui annonce que ce voyage lui permettra aussi d’en apprendre plus sur son passé. Aidée et accompagnée par l’excentrique et grincheux Monsieur Daldry elle embarque alors pour Istanbul…
Le roman commence en 1950 dans la grisaille et le marasme d’une ville de Londres qui panse encore ses plaies de la seconde guerre mondiale avant de nous transporter dans une Turquie riche en couleurs, senteurs et humeurs exotiques autant dire que le dépaysement est garanti aussi bien pour les personnages que pour le lecteur. Et pourtant je dois avouer que, une fois n’est pas coutume, j’ai un un peu de mal à accrocher et à entrer dans l’histoire malgré des personnages très travaillés et contrastés ; mais une fois embarqué j’ai eu du mal à lâcher le bouquin (ou plutôt le clavier en l’occurrence).
L’histoire peine un peu à démarrer, il faut attendre l’arrivée en Turquie pour que le récit trouve son rythme de croisière, et même une fois l’intrigue lancée nous n’avons pas vraiment de surprise, tout est presque trop prévisible (sans parler de la fin qui s’impose comme une évidence rapidement) ; toutefois c’est bien écrit (comme d’hab, n’en déplaise aux « Levyphobes ») et jamais ennuyeux. Donc au final je dirai que ce n’est certes pas l’un des meilleurs crus de Marc Levy mais le roman reste agréable à lire ce qui n’est déjà pas si mal…
Etant de plus en plus attiré par le livre numérique j’envisage de plus en plus sérieusement à commander une liseuse. Le rapport qualité prix semble jouer en faveur du Kindle de Amazon (à 99€ c’est le moins cher du marché) même si le modèle reste assez basique ; toutefois l’arrivée prochaine du PRS-T1 de Sony risque de changer la donne par ses possibilités plus étendues (plus d’options de confort de lecture, lecteur MP3 incorporé, support microSD…) pour un prix certes plus élevé mais qui reste abordable (149€).

 
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Publié par le 19 octobre 2011 dans Bouquins

 

Rugby 2011 – Et encore un match raté pour la France…

Pays de Galles – France : 8-9
Décidément qu’il est difficile d’être supporter du XV tricolore ! Ils nous ont en effet encore offert un rugby bien terne face aux gallois alors que les conditions leur étaient plutôt favorables avec la sortie sur blessure de Adam Jones (le meilleur pilier gallois et un des meneurs de jeu) suivie d’un carton rouge pour le capitaine gallois Sam Warburton après un plaquage cathédrale (une sanction sévère vu qu’au cours de précédents matches cette même faute n’avait été sanctionnée « que » d’un carton jaune). Bref on avait la supériorité technique et numérique mais à aucun moment les joueurs n’ont su en profiter, au lieu de ça ils se sont enfermés dans un jeu timoré… Résultat des courses jusqu’au coup de sifflet final le match aura été stressant sans pour autant être intéressant.
Comble de malchance pour les gallois, ils rateront d’un chouïa une pénalité à quelques minutes de la fin du match. Je comprends qu’ils puissent avoir la haine et même se sentir spoliés de leur finale, d’autant qu’ils ont eu, tout au long de la compétition un parcours des plus honorables.
Et nous, et nous, et nous ? Bin ouais on est en finale, sans l’art, ni la manière mais on y est… Je ne peux que paraphraser Morgan Parra qui considére cette vicoire comme « pourrie » (et c’est loin d’être le seul, la presse sportive internationale ne mâche pas ses mots quant à notre piètre performance). Etant un éternel optimiste j’ai pourtant encore envie de croire que l’on jouera un rugby décomplexé et efficace en finale pour décrocher notre premier titre mondial…
Nouvelle-Zélande – Australie : 20-6
Changement de régime pour la seconde demie finale. Après leur match en demi-teinte contre l’Argentine on pouvait craindre que les All Blacks ne soient en baisse de régime ils ont largement su rassurer leurs supporters (les veinards) avec une demie-finale menée de bout en bout malgré une résistance vaillante de l’Australie. Que ce soit en possession de ballon ou en occupation du terrain le match c’est la Nouvelle-Zélande qui donnait le ton et le rythme, même en défense le mur noir semblait infranchissable (ils n’ont d’ailleurs encaissé aucun essai). Du coup même avec la meilleure volonté du monde les australiens n’ont pu que subir la pression de leurs adversaires et limiter les dégâts, en la matière ils s’en tirent plutôt bien en ayant encaissé un seul essai.
La semaine prochaine la finale opposera donc la France à la Nouvelle-Zélande, d’un côté on cherche à décrocher un premier titre mondial, de l’autre les Blacks vont tout faire pour obtenir une seconde étoile, d’autant qu’ils jouent à domicile. On se retrouve quasiment dans la même configuration que lors de la première coupe du monde en 1987, à l’Eden Park d’Auckland pour une finale France – Nouvelle-Zélande ; finale qui avait été remportée par les Blacks sur le score de 29 à 9 ; l’heure de la revanche a-t-elle sonnée pour les Bleus ?

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans Trucs en vrac

 

[Boxe News] Bernard Hopkins vs Chad Dawson

Hopkins vs DawsonDeuxième rendez-vous boxe proposé par Canal+ cette année avec la première défense de titre de champion du monde mi-lourd WBC pour Bernard Hopkins, qui sera opposé à Chad Dawson (résultat logique de la rencontre de Montréal en mai 2011). Mais avant la rencontre phare de la soirée nous avions le droit à deux autres combats.
Le premier combat sera une demie finale pour le championnat du monde junior en poids léger IBF, opposant le « vétéran » Kendall Holt (30ans, 31-27V-4D) à la star montante de la catégorie Danny Garcia (23 ans, 21 combats aucune défaite). Un combat un peu fade et surtout à sens unique, qui verra le challenger, Danny Garcia, s’imposer sur décision partagée des juges (l’un des juges devait être dans les vapes pour donner la victoire à Holt). Une belle occasion de se faire connaître pour Danny Garcia qui disputait son premier championnat en 12 rounds, à voir ce qu’il donnera en finale et surtout s’il rejoindra le circuit professionnel…
La deuxième rencontre était un championnat du monde des poids plumes IBF opposant Antonio De Marco (25ans, 28-25V-2D-1N) à Jorge Linares (26 ans,32-31V-1D). Un combat intense mené quasiment de bout en bout par Linares malgré une blessure sanguinolente à la base du nez dans le quatrième round suite à une accélération de De Marco. Au cours de la onzième reprise De Marco reviendra à la charge, il tape peu mais ses coups portent, son adversaire se retrouve ouvert à l’arcade et groggy. L’arbitre arrêtera le combat sur blessure avant un inévitable mais inutile KO de Linares. De Marco remporte le titre à la surprise générale par TKO.
Enfin le combat qui devait être le clou de la soirée pouvait commencer pour le titre mi-lourd WBC entre Bernard Hopkins (46 ans, 60-52V-5D-2N) et Chad Dawson (29 ans, 31-30V-1D). Mais finalement ce sera un flop  puisqu’au cours du second round, Hopkins, entraîné par son élan, se retrouvera sur Dawson qui se dégagera d’une poussée de l’épaule, le champion en titre se casse la gueule et ne trouve rien de mieux à faire que de se déboiter l’épaule (ce qui sera confirmé par un examen médical, sur le coup difficile de savoir si Hopkins ne simule pas une douleur imaginaire). Après un délibéré de quelques minutes, vidéos à l’appui, les juges décident d’attribuer la victoire à Chad Dawson par TKO alors que le clan Hopkins espérait une disqualification du jeune challenger. Pour avoir vu le match je ne peux qu’approuver la décision du jury et de l’arbitre, Dawson n’a fait que se dégager sans geste déplacé, quant à Hopkins il ne semble pas avoir fait grand chose pour amortir sa chute. Au final je dirai que le vieux roublard n’était pas prêt pour ce combat et qu’il a été victime de son propre jeu (mais je ne suis pas forcément très objectif vu que je n’apprécie pas particulièrement Hopkins). Reste à savoir maintenant si la décision sera contestée par les hautes instances de la boxe…
Un show globalement bien terne dont la boxe ne sortira certainement pas grandie…

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans TV News

 

Bref passage à la Fête du Boeuf de Païta

Fête du BoeufDimanche matin nous avons été faire un passage éclair à la Fête du Boeuf de Païta, non que l’on se soit soudain sentis inspirés par cette manifestation mais uniquement parce que Abra devait s’assurer que tout se passait bien sur le stand des Fraisiers de Païta. Le hasard a voulu que l’on arrive pile poil au moment où commençait l’une des attractions les plus populaires de cette fête : le dépeçage traditionnel d’un veau.
Avant d’aller plus loin je tiens à préciser que j’assume parfaitement ma condition de carnivore, je ne vais donc pas faire ma mijaurée en pleurant sur le triste sort de l’animal, d’autant que, traditionnel ou industriel (en abattoir), la bestiole n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive (à part une bonne dose de stress) avant de rendre son dernier soupir. Ce que j’ai plus de mal à comprendre par contre c’est l’intérêt d’assister à ce genre de démonstration, à vrai dire même sans y assister les commentaires au micro de l’animateur sont suffisamment éloquents pour se passer du visuel. Voilà en résumé les étapes du processus…
En guise de préambule le veau s’est fait couper les couilles (les animelles en politiquement correct mais ça revient ua même), il faut dire que l’une des autres attractions populaires du show est un concours de dégustation d’animelles de veau (et oui c’est la fête du boeuf, pas celle des veaux) ; n’ayant jamais goûté je ne me prononcerai pas sur la chose, disons simplement que ça ne m’inspire pas plus que ça. Ensuite notre veau, allégé de ses balloches, est conduit à la zone d’abattage et de dépeçage.
– L’abattage est net et sans bavure : une balle dans la tête. Trois en l’occurrence, « une balle fatale et les deux autres par sécurité pour s’assurer que l’animal ne souffrira pas » dixit l’animateur (heu… si le premier tir a été fatal on peut supputer que la bestiole est morte, donc qu’elle n’est plus en état de souffrir).
– Ensuite il faut saigner le veau (« Ecartez-vous messieurs, dames, ça va pisser le sang »). On tranche la gorge et on laisse l’animal se vider lentement mais sûrement.
– Troisième étape on ouvre la bête pour la vider de sa tripaille (en prime on a le droit à la recette des tripes à la mode de Caen alors que lesdites tripes sont encore fumantes).
– Ensuite on passe au dépeçage proprement dit, l’animal est proprement débarrassé de sa peau (à partir de là on s’est éloignés pour faire le tour des stands donc je n’ai plus vraiment écouté les commentaires).
– Dernière étape la découpe de la carcasse.
Emballé c’est pesé ! Un peu morbide comme spectacle, mais bon ça n’engage que moi… Ceci dit je répète que j’assume totalement ma condition de carnivore, j’adore la barbaque et je n’ai aucun remord à en manger autant que nos moyens financiers le permettent.

 
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Publié par le 17 octobre 2011 dans Nouvelle-Calédonie

 

[BOUQUINS] JC Grangé – Le Passager

JC Grangé - Le PassagerC’est avec une certaine impatience (et une pointe d’appréhension compte tenu de ses derniers romans) que je me suis plongé dans lecture du dernier Jean-Christophe Grangé, Le Passager.
Bref détour par le pitch histoire de ne pas casser l’effet de surprise. Le psychiatre Matthias Freire prend en charge un amnésique retrouvé plus ou moins errant sur les voies de la gare St Jean à Bordeaux ; peu après le capitaine Anaïs Châtelet et son équipe ce rendent sur une scène de crime particulièrement morbide dans cette même gare. Les deux affaires sont-elles liées ? Si oui comment ? Pour le savoir le Dr Freire doit aider son patient à retrouver son identité et son passé. Il ne le sait pas encore mais cette quête de la vérité va le mener à d’incroyables révélations sur sa propre personne, des secrets bien enfouis que de mystérieux hommes en noir semblent prêt à tout pour éviter qu’ils ne remontent à la surface…
Comme je l’ai dit en introduction de ce post les derniers opus de Grangé m’ont quelque peu laissé sur ma faim, Miserere m’avait déçu avec son final complètement abracadabrant, quant à La Fôret Des Mânes c’est le rythme qui lui faisait quelque peu défaut (surtout au début). D’entrée de jeu Le Passager nous rassure et nous entraîne dans une intrigue haletante qui nous laisse à peine le temps d’encaisser les surprises entre deux rebondissements, Grangé serait-il de nouveau au top de son inspiration ? Jusqu’à la dernière partie du roman on a envie de répondre par un OUI franc et massif, dommage que la fin nous laisse un goût d’inachevé, elle aurait mérité quelques pages de plus afin de répondre à toutes les questions que l’on pouvait se poser (même is avec pas loin de 750 pages c’est le roman le plus volumineux de l’auteur). Ce sera donc un OUI du bout des lèvres, oui car malgré ce final un peu trop abrupt on a entre les mains un thriller qui tient toutes ses promesses, un scénario riche et bien documenté (comme d’hab avec Grangé, c’est d’ailleurs l’une des grandes forces de tous ses romans)) et des personnages toujours aussi tourmentés. Les amateurs retrouveront des crimes particulièrement sanglants mais sans vraiment entrer dans les détails pour ne pas casser le rythme. Sans doute pas l’un des meilleurs titres de l’auteur mais suffisamment abouti pour nous faire oublier les déceptions (relatives encore une fois) de ses deux précédents romans.
Pour la petite histoire j’avais téléchargé le bouquin au format ePub sur une plateforme dédiée pas forcément très légale, mais finalement dès que j’ai vu la version papier en rayon je me suis rué dessus ; concrètement le numérique m’aura permis de poursuivre ma lecture quand je n’avais pas le bouquin sous la main (j’ai ainsi dû lire 4 ou 5 chapitres).
A l’heure où j’écris ce post j’avoue ne pas savoir quel sera le prochain bouquin dans lequel je me plongerai, peut être un retour aux enquêtes de Harry Hole (mine de rien j’ai 4 bouquins de Jo Nesbo, en atente) à moins que… Qui vivra, verra.

 
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Publié par le 11 octobre 2011 dans Bouquins

 

Rugby 2011 – Quarts de finale de toute beauté !

Irlande – Pays de Galles : 10 – 22
L’Irlande n’a encore jamais passé le cap des quarts de finale en Coupe du Monde, étant donnés favoris de cette rencontre ils espéraient bien mettre un terme à cette série noire… Sauf que les gallois ne misaient pas vraiment sur le même scénario, le Pays de Galles a offert un ses supporters un tournoi sans fausses notes (même l’Afrique du Sud a bien failli se casser les dents face à eux). Pas question de faillir en quart de finale, ils ont joué un jeu physique et offensif mettant à rude épreuve la défense irlandaise et c’est assez logiquement qu’ils se qualifient pour la suite de la compétition ; quant au XV du trèfle, le voilà une fois de plus contraint de sortir par la petite porte mais il n’a pas à rougir de ses résultats (ils peuvent quand même se targuer d’avoir battu l’Australie).
Angleterre – France : 12 – 19
Certainement la rencontre la plus attendue par les supporters des Bleus, mais aussi le match le plus difficile pour le XV tricolore. Dès le départ les Bleus ont su nous rassurer, ils se sont comportés en guerriers conquérants sur le terrain, renouant avec leur rugby habituel et prenant les anglais par surprise. Toute la première période sera dominée par le XV tricolore qui s’offre le luxe de finir sa mi-temps sur le score de 16-0. Petite baisse de régime en seconde période, et surtout sursaut d’une équipe anglaise pas au mieux de sa forme, mais ils ne pourront que réduire le score avant de s’incliner.
Chapeau bas au XV tricolore qui a enfin réussi à nous faire vibrer alors qu’on désespérait de les voir se sortir les doigts du cul. Un beau match mais je ne crie pas pour autant à l’exploit, c’est ce rugby que nous aurions dû jouer dès le départ de la compétition. De même je ne retire pas un traître mot de tout ce que j’ai pu dire sur nos précédentes contre-performances, difficile d’oublier à quel point on a été nuls (appelons un chat un chat) lors des matches de poule. Reste à espérer que les Bleus joueront avec la même rage de vaincre face au Pays de Galles le week-end prochain.
Afrique du Sud – Australie : 9 – 11
La rencontre choc de ces quarts avec deux équipes parmi les meilleures mondiales (respectivement deuxième et troisième au classement IRB), on pouvait s’attendre à un match disputé et très physique et c’est exactement ce à quoi nous avons eu le droit. Jusqu’à la dernière minute il était difficile, pour ne pas dire impossible, de dire qui des Wallabies ou des Springboks l’emporterait. Et finalement l’Australie fera chuter les tenants du titre (qui ont joué de malchance il faut bien leur laisser ça). Un beau match, on en viendrait presque à regretter que l’une de ces deux équipes n’accèdent pas au carré final mais il faut bien un gagnant et un perdant.
Nouvelle-Zélande – Argentine : 33 – 10
Sur le papier ça aurait dû être une promenade de santé pour les All Blacks (ils n’ont jamais perdus face à l’Argentine et se sont même souvent imposés avec des scores sans appel), sur le terrain ça a été une toute autre paire de manche. Les Pumas argentins ont brillamment résisté et ce sont même offerts le luxe de dominer leurs adversaires durant une bonne partie de la première mi-temps. En seconde période les Blacks ont repris les rênes du match avant de prendre le large. L’Argentine a prouvé, une fois de plus, qu’elle progressait, lentement mais surement, ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’année prochaine elle va intégrer le tournoi des tri-nations aux côtés d’adversaires prestigieux (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Australie). La demie finale Nouvelle-Zélande – Australie aura un parfum de finale avant l’heure…
Mon pronostic pour la finale : France – Nouvelle-Zélande ; si les Bleus confirment leur grand réveil il ne serait même pas totalement aberrant de miser sur une victoire française… Mais on en est pas encore là, avant il faut passer le cap des demies-finales, tout peut encore arriver (d’un côté comme de l’autre).

 
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Publié par le 10 octobre 2011 dans Trucs en vrac

 

La Calédonie entre enfin dans une vraie économie de marché (ou presque)

Free NutellaCommençons par poser le décor. Au nom de la protection de la production locale bon nombre de produits de consommation courante sont soit purement et simplement interdits d’importation, soit soumis à des quotas, soit surtaxés et autres mesures protectionnistes du genre. Citons en vrac les pâtes à tartiner, certains yaourts aromatisés, sorbets, chocolats, bonbons, pains en sachet et bières d’origine hors UE…
Bonne nouvelle pour le consommateur, dans le cadre de la lutte contre la vie chère le gouvernement à décider de remettre en cause ces fumisteries qui faussent complètement la loi de l’offre et de la demande. Certains quotas vont être abolis (c’est notamment le cas pour le Nutella, le produit symbole de cette sinistre connerie protectionniste) et la plupart des surtaxes vont être très largement revues à la baisse. Ne feront l’objet de mesures de protection particulières que les produits reconnus d’utilité publique.
Certes les producteurs locaux grincent des dents mais franchement qu’ils ne comptent pas sur moi pour avoir le moindre mot compatissant quant à leur situation, ça fait des années qu’ils se remplissent les fouilles sur nos gueules. Désormais ils seront soumis à la loi du marché comme dans tout système inspiré d’une économie libérale, s’ils veulent que l’on consomme leurs produits ils devront nous proposer un produit compétitif ! Terminés les protectorats imbéciles ! Vive la concurrence !
Je ne crache pas sur les produits locaux mais j’aime avoir le libre choix de consommer ce que je veux, marre de voir des pubs à la TV et de se dire : « Et merde encore un truc qui n’arrivera jamais ici » ! Le consommateur a tout à gagner à cette libéralisation du marché, espérons que les importateurs joueront le jeu… Quant à nous, consommateurs, nous sommes nombreux à espérer un peu de nouveauté dans nos assiettes.
Pour finir je voudrai revenir rapidement sur la petite histoire du Nutella en Nouvelle-Calédonie. Longtemps il a été purement et simplement interdit d’importation, puis, depuis quelques années les autorités ont décidé d’instaurer un quota annuel de 6 tonnes (pour 250 000 habitants, sachant qu’en NC nous consommons 80 tonnes de pâte à tartiner par an). Du coup les gourmands/gourmets profitaient du moindre voyage hors territoire (soi-même, famille ou amis) pour faire venir illégalement du Nutella en Calédonie ; bien entendu si la douane tombait sur la marchandise elle était saisie et détruite (j’ai toujours un méchant doute sur la « destruction » de certains produits saisis). Si tout se passe comme prévu, le projet de loi du gouvernement devrait enfin mettre un terme à cette aberration.

 
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Publié par le 6 octobre 2011 dans Nouvelle-Calédonie

 

Bienvenue dans « La Grotte »

Depuis mardi nous (la cellule Statistiques) avons pris possession de nos nouveaux locaux dans l’immeuble Botticelli, un bel immeuble tout beau tout neuf sauf que nous avons hérité des bureaux les moins bien lotis.
Dans l’immeuble Mangin nous étions au sein d’un open-space partagé avec une équipe du service informatique, certes pas l’idéal mais l’endroit avait le mérite d’être équipé de nombreuses fenêtres nous permettant de bénéficier d’un éclairage naturel quasiment toute la journée et d’aérer le bureau… On peut imaginer pire comme conditions de travail.
Sauf que nous ne faisons par qu’imaginer depuis notre déménagement, nous subissons !  Le bureau est certes spacieux et plutôt fonctionnel pour quatre personnes mais c’est un bocal sans aucune ouverture sur l’extérieur ! D’où le sobriquet de « La Grotte » qui nous est venu tout naturellement… Résultat des courses on est sous éclairage artificiel toute la journée (des spots blancs au-dessus des bureaux) et la seule façon d’avoir un peu d’air est de brancher la clim. Y’a pire j’en conviens mais j’peux vous assurer que c’est vraiment pas le top pour bosser…
On a beau nous expliquer qu’en terme d’ergonomie tout est parfaitement légal ou encore que nous bénéficions d’un éclairage LED réglable en intensité et filtré par des verrières sablées ça ne change rien au fait que l’on a un peu (beaucoup) l’impression d’avoir été les dindons de la farce dans cette histoire (et encore je suis poli).
Du coup je me suis fait le porte-parole de la cellule pour défendre notre cause auprès des syndicats et du CHSCT. Merci à Henri pour s’être fait l’écho de nos griefs, le CHSCT reconnaît que nous avons été perdants dans ce déménagement et a donné un accord de principe pour notre transfert au Kariba dès que les locaux seront prêts (livraison prévue en mars 2012). Décision approuvée sans réserve par la Direction.

Le coin des garçons (Karl et moi)

CAFAT
Le coin des filles (Christelle et Julie)

CAFAT
A l’arrière-plan de la seconde photo c’est le bureau de notre responsable, le seul à bénéficier de fenêtres sur l’extérieur. Les photos ne rendent pas vraiment compte de la réalité de la chose car elles ont été prises au flash donc forcément ça paraît plus lumineux que ça ne l’est réellement.

 
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Publié par le 6 octobre 2011 dans Au boulot