Quelques réflexions personnelles sur « l’Affaire DSK »

Si je n’ai pas réagit plus tôt sur le sujet ce n’est pas que je m’en tamponne le coquillart, comme beaucoup je suis ce feuilleton médiatico-juridico-politique ; d’une part j’estime que d’autres médias sont plus à même de traiter le sujet beaucoup mieux que je ne saurai le faire et d’autre part, comme je l’ai déjà dit par le passé, j’aime avoir un certain recul avant de me prononcer et en l’occurrence cette affaire illustre parfaitement mon propos. Si j’avais dû réagir à chaud quand l’histoire a éclaté j’aurai sans doute écrit que c’était trop gros pour être vrai et surtout que ça tombait à un moment particulièrement opportun ; mais voilà au fil des jours la théorie du complot s’est effritée pour céder sa place à bien des doutes et des incertitudes, j’aurai peut être pu écrire alors « finalement peut être que… Et puis non il peut pas être assez con pour avoir fait ça ! » ; et aujourd’hui la seule certitude que j’ai c’est qu’il s’est bel et bien passé quelque chose dans cette chambre d’hôtel, toute la question étant de savoir quoi exactement… Et ça je crains que nous ne le sachions jamais.
En effet il faut savoir que dans le système judiciaire actuel en cas de plainte pour agression sexuelle c’est à la victime d’apporter la preuve qu’il y a eu crime et non au présumé coupable de prouver son innocence ; en clair cela signifie que la batterie d’avocats engagés par DSK n’a qu’à fouiner dans les ordures pour discréditer et décrédibiliser la femme de chambre pour que leur client soit blanchi. C’est mal foutu mais c’est ainsi que ça fonctionne… Alors qui croire dans de telles conditions ? Nafissatou Diallo, la victime présumée, ou une des versions de DSK (qui passe de « j’ai rien fait » à « bon OK j’ai fait quelque chose mais elle était d’accord ») ?
Si la « justice » parvient à blanchir DSK il n’en reste pas moins que cette « casserole » lui collera encore longtemps à la peau ; d’ores et déjà il peut dire adieu à ses ambitions politiques (on a l’habitude des présidents qui baisent la France mais avec lui à l’Elysée l’expression pourrait prendre un tout autre sens), au niveau professionnel je ne doute pas qu’il trouvera une pirouette pour prendre un nouveau départ, quant au niveau personnel il semble déjà avoir été amnistié par sa femme (je croyais Anne Sinclair intelligente mais là j’avoue que je ne pige pas comment elle peut continuer à pardonner les multiples frasques extra-conjugales de son mari). Blanchi ou non par la Cour le doute persistera dans l’opinion publique…
Soit dit en passant certains amis de DSK, de même que certains médias très gauchisants, ne valent guère mieux que le système judiciaire américain ; on a entendu ou lu que DSK ne se serait jamais acoquiner avec « une femme comme ça » ou encore « une simple domestique »… Y a pas à dire les gars c’est très « classe » comme réaction !

Bon alors et pour les présidentielles de 2012 qui fait quoi maintenant que le favori s’est disqualifié ? Aubry ? Hollande ? Royal ? Franchement ils ont autant de consistance qu’un fromage blanc et autant de crédibilité qu’une chanson de M Pokora ! Un petit tour chez les écolos peut être ? Non merci en politique je déteste les pastèques (vert dehors, rouge dedans), et puis vous imaginez Nicolas Hulot ou Eva Joly à l’Elysée ? Mélenchon ? Une grande gueule tout juste bon à brasser de l’air… Oh rassurez-vous (même si ça n’a rien de rassurant en soi) on n’est pas mieux lotis à Droite, les multiples prétendants (déclarés ou non) n’ont aucune crédibilité. Quel que soit le verdict des urnes je n’aurai que deux mots : « Pauvre France ! ».
Comme disait l’autre (Renaud en l’occurrence) : « Si le roi des cons perdait son trône, Y’aurait 60 millions de prétendants » (en conclusion de la chanson Hexagone)…

[DVD] Date Limite

Date LimiteVisionner un DVD est toujours un moment de suspense : passera ou passera pas ? A tel point qu’on finit par renoncer pendant un temps avant de tenter à nouveau sa chance, et coup de bol hier après-midi mon lecteur semblait d’humeur conciliante en acceptant de lire Date Limite, comédie déjantée signée Todd Phillips (Very Bad Trip).
Peter (Robert Downey Jr), architecte colérique, quitte Atlanta pour se rendre à Los Angeles au chevet de sa femme sur le point d’accoucher de leur premier enfant. Tout aurait pu aller pour le mieux si sa route n’avait pas croisée celle d’Ethan (Zack Galifianakis) un acteur en route pour Hollywood mais aussi et surtout un boulet de premier ordre ! Les deux hommes se font interdire de vol et Peter, sans pièce d’identité, ni argent, se retrouve contraint de faire la route en voiture avec Ethan… Autant vous dire tout de suite que le voyage ne sera pas de tout repos !
A l’instar de Very Bad Trip (lire ma chronique) le film est complètement barré (un peu moins que son aîné quand même) mais la comparaison s’arrête là, cette fois ce ne sont pas des amis qui partent ensemble faire la fête mais deux types que tout opposent et qui se retrouvent plus ou moins contraints et forcés (surtout pour le personnage de Peter) de partager un long et éprouvant périple. Et c’est justement de ces deux caractères contraires que les gags naissent et s’enchaînent… Là encore il faut s’armer d’une bonne dose d’humour et de second degré, c’est du lourd, du trash, mais pas du « pipi-caca » à la sauce teen-movie. Et une fois encore je me suis marré du début à la fin tant on a le droit à des scènes et des répliques cultissimes.
Je sens que je ne vais pas tarder à classer Todd Phillips parmi mes réalisateurs fétiches, je suis même prêt à lui pardonner la sinistre bouse qu’est Starsky et Hutch… A condition que Very Bad Trip 2 soit aussi fun que le premier ! A noter aussi qu’il semble vouloir faire de Zach Galifianakis son acteur vedette, en tout cas pour le moment le duo fait des étincelles…

[BOUQUIN] Marc Levy – Le Voleur D’ombres

Le Voleur D'ombresJe mets aussi mes deux semaines de congés à profit pour bouquiner à tout va, c’est ainsi que j’ai bouclé en quelques jours Le Voleur D’ombres, roman signé par l’incontournable Marc Levy (et oui j’aime beaucoup ce qu’il fait et je l’assume parfaitement).
Son nouveau héros est un enfant dont le père vient de quitter le domicile familial pour rejoindre une autre femme, et comme si cela ne suffisait pas il découvre qu’il a le « don » de s’approprier les ombres des autres, celles-ci lui confient alors les peurs et les attentes de leur « propriétaire », libre à lui de les aider à réaliser leurs rêves. L’enfant grandit pour devenir étudiant en médecine, de nouvelles aspirations et de nouveaux doutes mais toujours ce même don qui l’accompagne même s’il évite de l’utiliser…
Pas simple à résumer vu qu’il n’y a pas réellement d’intrigue centrale mais plutôt des tranches de vie ou amours et amitiés se mélangent (et parfois se confondent), un condensé d’émotions que l’on suit au gré des humeurs du personnage principal qui, comme tout à chacun, passe du rire aux larmes et, à force de trop vouloir s’occuper des autres finit par passer à côté de sa propre vie. Certes d’aucuns diront que ça manque de consistance (les levyphobiques ne se sont pas privés de déverser leur fiel habituel) pour ma part c’est justement le côté intimiste du roman qui m’a séduit, chacun peut se reconnaître au travers de ce nouveau héros plus ordinaire que banal…
Comme je l’ai dit en intro de ce billet je suis un inconditionnel de Marc Levy qui s’assume, j’ai tout lu de lui (sauf son roman autobiographique) et toujours avec beaucoup de plaisir ; par contre, comme vous pouvez le constater, je ne me rue pas forcément sur ses bouquins au moment de leur sortie, tout dépend des lectures que j’ai en cours (la preuve une fois encore avec son dernier roman que je n’ai pas encore acheté et que je lirai sans doute aussi en version poche). Quant à ceux qui se complaisent à descendre en flèche chacun de ses romans je ne peux que leur suggérer de ne plus en lire, faut être maso (ou très con) pour continuer à lire un auteur que l’on ne supporte pas. Pour ma part je continuerai à lire tout ce qu’il sortira en espérant prendre toujours autant de plaisir ; même si ça reste « du Levy » (d’un autre côté je ne m’attends pas à autre chose donc ça me va)…