Stakhanoviste moi ? Jamais !

BurnoutAprès un début de semaine dernière passé en arrêt en maladie (3 jours) la reprise est plutôt difficile, je n’arrive pas à me remettre dans le bain et surtout je sens que j’arrive à saturation. Autant j’aime bien avoir du boulot plutôt que de rester au bureau à me gratter les coucougnettes mais depuis le dernier trimestre 2010 on a un boulot monstre et un rythme de folie… Tout est urgent d’un seul coup, on en arrive à prioriser les urgences alors autant dire que les « affaires courantes » passent à la trappe ou sont expédiées en deux temps et trois mouvements. Le boulot n’est pas particulièrement pénible, ce sont juste des gros dossiers et du coup j’ai l’impression que ça n’avance pas (d’autant que j’improvise les méthodologies au fur et à mesure donc parfois je suis obligé de revenir en arrière et de revoir mon raisonnement). Vous me direz qu’il n’appartient qu’à moi de mieux m’organiser et de commencer par mettre à plat la méthodologie avant de me lancer tête baissée dans l’exécution du travail ; vos remarques ne seraient alors pas totalement dénuées de bon sens mais c’est juste que ce n’est pas ma façon de procéder. Il n’en reste pas moins que cette impression de faire du sur place me prend la tête, limite du pétage de plombs par moments d’où le besoin de relâcher la pression et cet arrêt maladie de la semaine dernière. Même si cela revient à reculer pour mieux sauter, le boulot sera toujours là au retour et juste encore un peu plus urgent… Et encore je ne vous parle pas des compléments d’informations demandés pour chaque résultat fourni, compléments qui nous obligent à tout reprendre à zéro… Heu-reux ! Ni des limites matérielles qui font que certaines requêtes mettent des plombes à s’exécuter tout en bouffant un max de ressources (comment tu veux espérer bosser correctement quand une requête met plus de 3 heures avant de te sortir un résultat et que tu en as des dizaines de la sorte à lancer ?)…
Heureusement le long week-end de Pâques (d’autant plus long que je ne bosse pas le vendredi 22) approche lentement mais sûrement et à la fin du mois de mai j’ai 15 jours de congés (du 30 mai au 14 juin inclus), un repos dont je compte bien profiter pleinement et, normalement, la reprise devrait être plus calme, nos échéances urgentes allant jusqu’à la mi-mai. Mais bon d’ici là y a du taf à aligner, je compte bien relever le défi et pouvoir boucler ces foutus dossiers en temps et en heure, le burnout devra attendre je n’ai pas que ça à foutre (même si je n’ai aucunement l’intention d’aller jusqu’à me rendre malade à cause du boulot)…
C’est en partie ce qui explique que je n’ai pas pris part à la Marche Citoyenne du Collectif pour un drapeau commun ce samedi matin ; la principale raison de ma non participation étant celle déjà évoquée dans un post précédent : la récupération politique de la manifestation, par Calédonie Ensemble notamment. Je voulais marcher pour affirmer mon soutien à l’idée d’un drapeau commun approuvé par une majorité de la population (et donc mon refus de voir les couleurs indépendantistes devenir identitaires du Territoire), en attendant le seul drapeau que je reconnaisse demeure notre BBR national (et j’emmerde les décérébrés qui trouvent qu’une telle affirmation sonne facho dans leur néant cérébral). Rien à foutre d’écouter jacter des politiques qui veulent nous vendre leur programme, ce n’était ni le lieu, ni le moment pour votre propagande à deux balles. Je réaffirme que si demain de nouvelles élections provinciales devaient se tenir je voterai sans hésitation pour Calédonie Ensemble mais chaque chose en temps et en heure, à sa place, à vouloir tout mélanger on finit par dénaturer les choses. Je me réjouis que cette Marche Citoyenne ait connu un succès populaire et se soit déroulée dans de bonnes conditions mais je constate que je ne suis pas le seul à refuser la récupération politique de la chose, les chiffres parlent d’eux mêmes : moins de 2500 personnes pendant les interventions à la tribune, pas loin de 4000 au plus fort de la marche. Je continue de soutenir sans retenue la démarche du Collectif ainsi que celle de la FRC mais tant que des politiques (quels qu’ils soient) chercheront à s’incruster et à récupérer de tels événements je n’y participerai pas. Ai-je raison ou tort ? Ca ne regarde que moi…

[DVD] RED

REDChronique un peu tardive mais il est vrai qu’entre la lecture de Dôme et ma progression dans La Guerre des Dragons je n’ai pas une minute à moi (éventuellement on peut aussi ajouter le temps passé au boulot mais c’est plus une contrainte qu’une partie de plaisir contrairement aux deux autres éléments cités) ; bref revenons à nos moutons et à notre pause DVD du week-end qui fut consacrée au film RED (Retraités Extrêmement Dangereux), une comédie bourrée d’action signée Robert Schwentke.
Quand un ancien agent de la CIA (Bruce Willis) reçoit la visite d’une équipe de nettoyeurs venue l’éliminer non seulement il se débarrasse des gêneurs mais il bien déterminé à savoir qui est le commanditaire et pourquoi on veut le tuer. Pour se faire il reforme une équipe composée d’agents à la retraite (Morgan Freeman, John Malkovich et Helen Mirren), ensemble ils ne reculeront devant rien pour découvrir la vérité et mettre fin au complot qui les menace.
Dès le générique j’ai été surpris de voir apparaitre le logo DC Comics mais effectivement le film est tiré d’une mini-série (3 tomes) de BD homonyme de Warren Ellis et Cully Hamner.
Ne vous attendez pas un thriller qui vous tiendra en haleine le film joue clairement la carte de l’humour et de l’action, un cocktail réussi qui fait oublier un scénario improbable qui foisonne d’invraisemblances volontaires (second degré oblige). Il faut dire que le casting est à la hauteur de ce que l’on peut espérer d’acteurs aussi talentueux, mention spéciale à John Malkovich qui joue à la perfection son rôle de parano/déjanté mais ils sont tous convaincants au possible.
Le nom de Robert Schwentke ne vous dit peut être rien (en tout cas c’était mon cas avant que je ne fasse quelques recherches), RED est son troisième film mais c’est surtout dans l’univers du petit écran qu’il s’est fait un nom puisqu’il est à l’origine de la série Lie To Me. A noter d’ailleurs la présence au casting de Mary-Louise Parker, la touche de charme et d’insouciance dans un monde de brutes, elle aussi issue de la télévision puisqu’elle est l’interprète principale de la série Weeds.
Devant le succès remporté par le film un RED 2 est d’ores et déjà annoncé par les studios distributeurs, par contre ce n’est pour le moment qu’un projet, aucune date de sortie, ni aucune information quant au casting (seuls les scénaristes, les mêmes que pour le premier volet, sont nommément cités sur le projet) ne semblent pouvoir être officialisées… En clair pour le moment les grands pontes d’Hollywood voient dans une suite une bonne occasion de se faire un max de fric mais ils ne savent pas quoi et qui mettre dedans.

La saga du gouvernement fantôme (et fantoche) – Episode 3

Troisième élection de notre fameux gouvernement fantoche en ce 1er avril (un jour bien choisi pour cette sinistre farce politique locale).
Toujours 4 listes en présence pour se partager le pouvoir avec Calédonie Ensemble, une alliance (de circonstance) RUMP, AE et LMD (que j’appellera Trahir Ensemble pour simplifier), FLNKS et UNI. Pas vraiment de surprise au niveau du vote avec les résultats suivants :
– Calédonie Ensemble : 13 voix, 3 sièges
– Trahir Ensemble : 18 voix, 4 sièges
– FLNKS : 16 voix, 3 sièges
– UNI : 7 voix, 1 siège
Comme les deux fois précédentes le haussaire a demandé à ce que les élections du président et des vice-présidents se déroule dans la foulée, vote boycotté par Calédonie Ensemble qui a quitté l’hémicycle. Ledit vote se contentera de reconduire Big Harold à la présidence du gouvernement avec Gilbert Tuyienon (ils auraient pu choisir quelqu’un avec un nom moins complexe à écrire) comme premier vicieux.
Histoire de ne pas changer une routine désormais éprouvée les ministres de Calédonie Ensemble et leurs suivants de liste ont posé leur démission ce qui rend, une fois de plus, le gouvernement démissionnaire de fait. Rendez-vous dans 15 jours pour l’élection d’un nouveau gouvernement mais cette fois, sauf événement exceptionnel ou surprise de taille, je ne m’étendrai pas sur le sujet (perte de temps inutile). Il va bien falloir trouver une solution pour nous sortir de cette crise politique mais j’ai l’impression que personne n’a envie de se mouiller, en tout cas chacun campe sur ses positions histoire de ne pas donner l’impression de baisser son froc devant ses adversaires… N’étant pas un expert en la matière je ne sais pas dans quelle mesure, en dehors d’élections anticipées, le Territoire ou l’Etat ont la possibilité d’intervenir pour rendre à la Calédonie un minimum de stabilité (et de crédibilité) politique.

Dans la foulée la présidence du Congrès a aussi été changée, grâce à Super-Petelo et ses amis du RUMP (je vous rappelle qu’en anglais le mot rump désigne le croupion d’un poulet, un nom prédestiné pour un parti qui regroupe autant de trous du cul) c’est désormais Roch Wamytan, élu FLNKS, qui est à la tête de notre assemblée. J’ai de plus en plus de mal à comprendre comment un individu sensé qui se revendique loyaliste pourrait encore voter pour ce parti qui multiplie les trahisons et concessions indépendantistes.

Dans un tout autre registre mais toujours plus ou moins dans le thème politique (plutôt plus que moins pour tout dire) le Collectif pour un Drapeau Commun avait décidé d’organiser un rassemblement et une marche demain matin, initiative en soi louable qui se voulait apolitique mais malheureusement les choses se sont rapidement compliquées. D’une part Philippe Gomes s’est joint à la démarche (pour ne pas dire qu’il a repris les choses en main), du coup le côté apolitique de la chose n’est plus aussi évident et la marche pourrait être interprétée par certains comme une manifestation de soutien à Gomes du coup forcément ça refroidit les ardeurs de certains. D’autre part l’UC et le Parti Travailliste n’ont rien trouvé de plus malin que d’organiser, le même jour et quasiment au même endroit, une manifestation de soutien au drapeau indépendantiste ;résultat logique des courses, devant les risques évidents de troubles à l’ordre public le haussaire a purement et simplement fait interdire les deux manifestations.
Pour ma part tant que la démarche était apolitique je me sentais concerné mais dès que Gomes a mis son grain de sel dans l’histoire ça m’a tout de suite démotivé (même si, en cas d’élections anticipées, je voterai pour la liste Calédonie Ensemble) ; quant à l’appel (le terme provocation serait plus adéquat) de l’UC je dirai que ça eu l’effet inverse, rien de tel pour me motiver à manifester mon soutien à un drapeau commun (et donc mon refus du drapeau indépendantiste). Il n’en reste pas moins que je suis convaincu que le haussaire a fait le bon choix en interdisant ces deux manifestations (franchement je ne vois pas comment il aurait pu en autoriser une et interdire l’autre). Une chose est sure cette histoire de drapeaux n’en finit pas de diviser les calédoniens, merci Petelo ! Ceci dit il n’en reste pas moins que je trouve la démarche des indépendantistes aussi puérile que stupide, ils ne font qu’attiser les rancoeurs et dissensions mais après tout c’est peut être leur seul objectif politique…

Initiation à la musique classique

Je n'aime pas le classique...Rassurez-vous pas de cours théorique à l’horizon ! Etant moi même plutôt novice en la matière je n’aurai pas la prétention de vouloir jouer les érudits…
Pour ma part j’ai commencé à m’intéresser au classique que tardivement (pour autant que je m’en souvienne j’ai commencé à en écouter « sérieusement » alors que je devais avoir 20 ans), comme beaucoup je suppose, et au fil du temps j’ai réellement appris à apprécier ce genre d’une richesse infinie. Voilà pourquoi je me suis décidé à rédiger ce cours post musical dédié à un genre souvent mal-aimé d’un public profane ; et pourtant on a tous en tête au moins un air classique sans forcément en avoir conscience… Et oui le Classique est un genre fortement exploité par la pub et le cinéma donc même sans le savoir vous avez certainement déjà fredonné certains titres.
L’offre en CD permettant de découvrir la musique classique est plutôt vaste ce qui ne manquera pas de décontenancer le profane en quête d’initiation musicale, voire même de le faire renoncer purement et simplement à ses bonnes intentions. Pour ma part j’avoue que j’ai un faible pour la série de RCA, « Je n’aime pas le Classique« , qui se décline en trois volumes à l’heure d’aujourd’hui :
Je n’aime pas le Classique, mais ça j’aime bien (2007 – 45 titres)
Je n’aime toujours pas le Classique, mais ça j’aime bien (2009 – 35 titres)
Je n’aime décidément pas le Classique, mais ça j’aime bien (2010 – 26 titres)
Comme pour n’importe quelle initiation la découverte se fait pas à pas, ainsi dans le premier volumes vous reconnaitrez sans doute la plupart des oeuvres et extraits présentés même si vous n’avez jamais accordé une quelconque attention au Classique, le second volume présente des titres connus mais moins « populaires » et le troisième vous propose de découvrir des oeuvres plus intimistes (tout est relatif… on va dire intimistes pour un public profane). L’idée étant d’abord de vous faire prendre conscience que le Classique n’est pas forcément un truc barbant et intello puis de vous pousser à aller plus en avant de votre découverte du genre. Pour ma part le pari est réussi, je suis persuadé que ces compils parviendront à séduire un large public de tout âge (à partir de l’adolescence tout de même) et de tout horizon.
Vous trouverez aussi des compilations destinées aux plus jeunes et généralement composées uniquement d’extraits de certains titres (c’est le cas de l’album Musique Classique : C’est quoi ça déjà ? proposé par Warner). Le concept peut être tentant mais j’estime (et ça n’engage que moi) que la démarche doit être avant tout personnelle, vouloir « imposer » la découverte à un enfant risque d’avoir l’effet contraire à celui recherché en le rendant hermétique au genre ;  à chacun de développer sa propre maturité musicale et d’élargir ses horizons quand l’envie se fera sentir.
Enfin, au chapitre des curiosités, vous pouvez aussi vous laissez tenter par les deux albums Classics de ERA, le groupe estampillé New Age revisite et modernise certains grands thèmes de la musique classique ; le résultat risque de surprendre les puristes mais je trouve que globalement ça se laisse écouter… C’est une approche comme une autre du genre.

A noter, en guise de conclusion, que la collection « Je n’aime pas » de RCA propose aussi, un double album dédié à la découverte du jazz : Je n’aime pas le Jazz, mais ça j’aime bien (2009 – 40 titres).