[BOUQUIN] Stephen King – Dôme

Stephen King - DômeComme il fallait s’y attendre dès que j’ai eu le dernier Stephen King entre les mains, un pavé en deux tomes intitulé Dôme, je m’y suis plongé toutes affaires cessantes (comprendre que j’ai immédiatement largué ma lecture en cours).
Un beau matin, alors que la journée s’annonçait plutôt agréable, la petite ville de Chester Mill est brusquement coupée du monde par un dôme invisible et infranchissable qui respecte scrupuleusement les limites de la commune. Si l’apparition brutale de ce mur provoque son lot de catastrophes ce n’est pourtant que le début du cauchemar pour les habitants de Chester Mill… Plus le dôme parait indestructible et plus le désespoir frappe la ville, plus le chaos menace. Mais d’autres en tirent profit pour asseoir leur autorité sur une population de plus en plus terrorisée et donc soumise. Pour ceux qui refusent cet état de fait il devient urgent de trouver l’origine du dôme et de le détruire…
Un peu long comme résumé mais conviendrez qu’il n’est pas aisé de condenser une intrigue de plus de 1200 pages en quelques lignes ; à noter d’ailleurs, pour l’anecdote que c’est là le troisième plus « gros » roman de Stephen King derrière Ca et Le Fléau et je peux vous assurer qu’il tient la comparaison en terme de qualité avec ces deux romans, considérés par beaucoup comme des références dans l’univers de l’auteur.
Et oui je n’ai pas peur de dire (et je ne suis pas le seul) que Dôme est un grand cru signé Stephen King, l’un des meilleurs qu’il ait écrit depuis longtemps, une claque que l’on pourrait résumer à un simple « Waow ! » ; mais ce serait un peu bâclé comme chronique non ? Alors on essayer d’aller plus loin dans l’analyse…
Ceux qui connaissent Le Fléau noteront quelques similitudes si ce n’est que là on se place à l’échelle d’une petite ville et non du monde, ce qui n’empêche que l’on retrouve le sempiternel combat entre le Bien et le Mal, avec des « gentils » attachants et des « méchants » à vomir mais ce n’est là qu’une infime partie du bouquin, le limiter à cela serait passer à côté de l’essentiel.
Les personnages d’abord, bien que leur nombre soit impressionnant on ne s’y perd jamais à se demander qui est qui, mais bon il faut dire aussi que, au fil des chapitres, les rangs s’éclaircissent (souvent de façon brutale). Puis il y a l’intrigue qui, comme d’hab avec Stephen King, est rondement menée, allant crescendo jusqu’à rendre la lecture presque fébrile tant on veut en savoir plus. Enfin il y a la touche du King, une écriture fluide parfaitement découpée faite pour nous scotcher au bouquin ; prenons par exemple le premier chapitre de la première partie, deux courtes pages pour nous décrire une leçon de pilotage dans des conditions idéales puis la dernière phrase : « Il leur restait quarante secondes à vivre. ».
Je pourrais continuer cette litanie durant des pages et des pages tant la richesse et l’intensité de ce bouquin m’ont laissé sur le cul mais au lieu de ça je préfère vous laisser découvrir par vous même cette petite merveille de la littérature fantastique. Ah si juste une chose pour terminer, bien que l’on ne doute à aucun moment de l’origine surnaturelle du dôme (aucune technologie humaine n’est capable de produire un truc pareil… heureusement) on se prend toutefois à espérer autre chose mais là encore je vous assure que l’auteur vous réserve une surprise de taille…
Bon allez maintenant, filez l’acheter, l’emprunter, le voler ; bref lisez-le ! Quant à moi je m’en retourne à ma lecture précédente, elle me paraissait déjà un peu fade avant mais maintenant elle risque de devenir franchement insipide…