[DVD] The Ghost Writer

The Ghost WriterDernière escapade cinématographique dimanche soir avec le film de Roman Polanski, The Ghost Writer.
Un jeune écrivain au chômage (Ewan McGregor) se voit proposer de devenir le nègre de l’ancien premier ministre anglais (Pierce Brosnan) pour la rédaction de ses mémoires alors que des rumeurs persistantes de crimes de guerre entourent le personnage. Son prédécesseur dans ce rôle est mort dans des conditions qu’il ne tardera pas à découvrir mystérieuses et de nombreuses zones d’ombre semblent planer autour du passé du politicien…
Hmouais, hmouais, hmouais… Malgré de nombreuses distinctions (4 récompenses obtenues lors des César 2011 dont celle du meilleur réalisateur pour Roman Polanski) et des critiques souvent enthousiastes à sa sortie force est de constater que, pour ma part, j’ai trouvé le film franchement décevant. Aucun rythme au point d’en être soporifique par moment, pire le film laisse de nombreuses questions en suspens et la fin semble bâclée ; à défaut d’explications c’est à chacun de faire sa propre interprétation du film (un effort que je n’ai même pas envie de fournir).
J’espère que le thriller dont il est l’adaptation, L’homme De L’ombre de Robert Harris, est plus explicite que le film mais pour tout dire j’ai été tellement déçu par le film que je n’ai même pas envie de tenter la lecture du bouquin. Sans vouloir en dire trop (vu que je n’ai pas compris grand chose il y a peu de risque que je sois trop loquace) on peut s’amuser à voir certaines ressemblances entre le personnage fictif d’Adam Lang et Tony Blair ; et pas seulement parce qu’ils ont exercé les mêmes fonctions… Mais bon ça ne suffit pas pour sauver le film du naufrage et le spectateur que je suis de l’ennui !
Pour finir avec ces chroniques cinéphages n’allez surtout pas croire que mon lecteur DVD a retrouvé un fonctionnement parfaitement rationnel, j’ai actuellement trois films qu’il refuse obstinément de lire (l’image « saute » sans arrêt) sans que je puisse expliquer le pourquoi du comment de la chose… Y a-t-il un exorciste la salle ???

[DVD] Robin Des Bois

Robin Des BoisSamedi soir pause apéro donc pas de DVD au programme, par contre on reprend nos bonnes habitudes dimanche après-midi avec Robin Des Bois version Ridley Scott.
Après la mort au combat du Roi Richard, Robin (Russel Crowe) et ses amis, archers au service du défunt monarque, quittent l’armée et regagnent l’Angleterre. Le pays est désormais dirigé par l’impopulaire Roi Jean (Oscar Isaac) qui se fait doubler par un prétendu allié qui est en fait à la solde des français. Pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos face à une révolte des barons du Nord et contrer une invasion des forces françaises Robin va devoir réunifier le camps anglais et combattre aux côtés de l’impopulaire souverain… Contre toute attente ce sera aussi pour lui l’occasion d’en apprendre plus sur lui même et de trouver l’amour aux côtés de Lady Marianne (Cate Blanchett).
Enième adaptation de la légende de Robin Des Bois le film de Ridley Scott se démarque toutefois des autres par une volonté affichée de vouloir coller à la réalité historique (avec quelques libertés et erreurs çà et là mais, d’après ce que j’ai pu en lire, le pari est plutôt réussi) et surtout de s’intéresser à la période avant que Robin Longstride ne soit proclamé hors-la-loi par le Roi Jean et ne devienne Robin Des Bois.
En dehors de l’aspect purement historique dont je me fous éperdument on a un cocktail explosif avec un réalisateur connu et reconnu avec un casting de choc (c’est d’ailleurs la quatrième collaboration entre Ridley Scott et Russel Crowe) et donc nous étions en droit d’attendre un film de qualité. Sur ce point le pari est totalement réussi à tout point de vue, un pur produit made in Hollywood mais dans le bon sens du terme. Un scénario riche, des personnages profonds (quoique un peu caricaturaux pour certains), un rythme qui va crescendo… Bref du grand spectacle mené de main de maître, le film dure plus de 2h30 mais ne souffre d’aucune longueur inutile, au contraire ça passe comme une lettre à la poste !
Il pourrait être tentant de comparer ce Robin Des Bois au Robin Des Bois – Prince Des Voleurs de 1991 (de Kevin Reynolds avec Kevin Costner dans le rôle titre) mais franchement ça reviendrait à comparer une tomate avec une clé anglaise tant les deux films sont diamétralement opposés, le second jouant franco la carte du grand spectacle et la légende alors que le film de Ridley Scott se veut (plus ou moins) historique.

[DVD] Arthur 3 – La Guerre Des Deux Mondes

Arthur 3Et on continue dans notre lourd programme cinéma du week-end avec, samedi après-midi, le dernier volet des aventures du jeune Arthur cher à Luc Besson : Arthur 3 – La Guerre Des Deux Mondes.
On reprend exactement là où s’arrêtait (brusquement) le second film (lire ma chronique). Maltazard a rejoint le monde des humains et dresse son armée pour préparer son règne sur ce nouveau monde. Mais Arthur (Freddie Highmore), toujours en l’état de Minimoy, la Princesse Selenia et Bétamèche comptent bien faire tout leur possible pour contrecarrer ses plans diaboliques…
Il serait tentant de dire on prend les mêmes et on recommence mais pourquoi changer une recette qui a fait ses preuves ? On retrouve donc le mélange entre l’animation en images de synthèse (irréprochable comme on pouvait s’y attendre) et le monde « réel » dans cet ultime chapitre mené tambour battant. Si le film est plus rythmé que ses prédécesseurs il n’en oublie pas moins de laisser une place de premier ordre à l’humour. A défaut d’originalité (le film ne joue clairement pas la carte du suspense) on a le droit à un spectacle de pur divertissement parfaitement maîtrisé et on aurait bien tort de s’en plaindre d’autant qu’il s’inscrit dans la continuité des films précédents.
Après un Adèle Blanc-Sec qui m’a laissé sur ma faim j’avoue sans complexe que ça me fait plaisir de retrouver un Luc Besson maître de son sujet du début à la fin ; maintenant il est clair que si vous n’avez pas aimé les volets précédents vous n’accrocherez pas d’avantage à celui-ci (à vrai dire dans ce cas il faut être un tantinet maso ou dérangé pour s’entêter de la sorte). Pour ma part j’ai apprécié le divertissement et la bonne humeur de cette trilogie, et tant pis si ça ne mérite pas l’étiquette de « grand » cinéma (étiquette que je trouve d’une absolue stupidité soit dit en passant) chère à certains intégristes de la culture « made in France ».