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Archives Mensuelles: novembre 2010

Groupes mythiques ou chanteurs mythiques ?

A l’occasion de la sortie de l’album Original Sin, sorte d’hommage à INXS orchestré par le célèbre groupe australien je voudrais revenir en quelques lignes sur ces groupes qui reposent presque exclusivement sur les épaules de leur charismatique leader et qui ont tenté leur come-back après le décès de ce dernier. J’aurai tendance à classer ces tentatives en trois catégories :

LE FLOP
L’exemple le plus emblématique reste pour moi celui de The Doors et de Jim Morrison, après le décès de leur chanteur (1971) le groupe esaayera sans succès de maintenir la tête hors de l’eau avec trois albums qui seront autant de flops avant de décider de dissoudre The Doors en 1973. En 2002, Ray Manzarek et Robbie Krieger, co-fondateurs du groupe, tentent de remettre The Doors sur les rails avec Ian Astbury au chant mais une fois de plus la sauce ne prend pas ; la débâcle sera totale en 2005, suite à une procédure judiciaire le groupe sera sommé de renoncer au nom The Doors et deviendra Riders On The Storm (titre d’une chanson phare de The Doors) sans pour autant renouer avec le succès…

OUI MAIS…
Heureusement toutes les tentatives ne sont pas soldées par des échecs aussi cuisants ! Dans la catégorie des résurrections en demi-teinte on peut citer l’exemple de Queen et Freddie Mercury, rares sont ceux qui auraient parié sur les chances de survie du groupe après la mort de leur mythique chanteur (1991) et pourtant ils  reviennent sur le devant de la scène en 2005 sous le nom Queen + Paul Rodgers histoire de bien marquer la rupture avec le groupe d’origine. Le résultat (une tournée hommage entre 2005 et 2006 suivie de l’album Cosmos Rock en 2008) tient la route mais il manque quelque chose pour y retrouver véritablement la griffe de Queen ; pas facile de succéder à un mythe !

LE TOP
Enfin il y a ceux, plus rares, qui ont réussi le tour de force de survivre au décès de leur chanteur. L’exemple le plus probant demeure le cas AC/DC et Bon Scott, si le décès du chanteur (1980) a été un coup dur pour le groupe des frères Young ils ont immédiatement remis le pied à l’étrier en travaillant sur un nouvel album (Back in Black, sorti en 1980) avec le chanteur Brian Johnson. Inutile de vous préciser que le public (hormis quelques irréductibles fans de la première heure) a largement suivi le mouvement puisque 30 ans plus tard le groupe AC/DC occupe toujours le haut de l’affiche de la scène hard internationale (avec des hauts et des bas certes mais globalement plus de hauts que de bas).

Pour revenir au cas INXS je le classerai dans la seconde catégorie. Le décès de Michel Hutchence (1997) aurait pu être fatal au groupe mais les frères Farriss ont refusé de baisser les bras, le groupe INXS renaitra de ses cendres en 2005 avec JD Fortune au chant (avec l’album Switch). Musicalement et artistiquement ça tient la route mais comme pour Queen on ne retrouve pas la marque de fabrique INXS et donc forcément on reste sur un sentiment mitigé.
Concernant l’album Original Sin j’aurai tendance à dire que le résultat est plutôt convaincant et pourtant j’avais des a priori fortement négatifs sur la chose… Le choix de certains interprètes peut paraitre curieux (notamment un duo entre Ben Harper et Mylène Farmer sur le titre Never Tear Us Apart) mais finalement la sauce prend bien ; certes les fans seront surpris (pour ne pas dire plus), les morceaux ne sont pas de simples reprises mais de véritables ré-interprétations et c’est sans doute ce qui fait la force de l’album…

Pour finir ce post musical (chose relativement rare et pourtant j’ai pas mal d’albums qui me passent entre les mains) à l’occasion de mes recherches pour la rédaction de ce sujet je suis tombé sur un excellent site dédié à l’actualité musicale : Actumusic. Très complet, très bien renseigné, des articles pertinents… Franchement ça mérite bien un petit coup de pub (même s’ils n’ont certainement pas besoin de ça pour survivre) !

Enfin si vous avez d’autres exemples je suis toutes ouïes…

 
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Publié par le 29 novembre 2010 dans CD Albums

 

[BOUQUIN] Guillermo Del Toro & Chuck Hogan – La Lignée

La LignéeJ’ai mis cette journée de repos à profit pour boucler La Lignée, roman horrifique écrit à quatre mains par Guillermo Del Toro et Chuck Hogan, et aussi premier volume d’une trilogie homonyme.
Depuis son atterrissage à JFK un long courrier ne donne aucun signe de vie, une équipe d’épidémiologistes du CDC (Center for Disease Control) dirigée par le Dr Goodweather est envoyé sur place afin d’essayer de tirer les choses au clair. A bord ils ne peuvent que constater le décès de l’ensemble des passagers à l’exception de quatre survivants agonisants, aucune trace de lutte, de gaz ou d’agent bactériologique pour expliquer le carnage… Au cours de l’enquête les énigmes se multiplient jusqu’à ce que l’impensable se produisent, les victimes reviennent d’entre les morts et elles ont soif de sang !
Vous l’aurez compris je me suis replongé dans le monde des vampires mais cette fois pas de romance à l’horizon, les bestioles sont moches et assoiffées de sang humain. Les auteurs revisitent le thème du vampirisme en le traitant à la façon d’un virus ou d’un parasite qui prend le contrôle de son hôte et modifie son métabolisme au cours de sa transformation ; exit aussi les remèdes judéo-chrétiens à deux balles (une hérésie héritée de Bram Stoker et de l’Angleterre victorienne) le vampire du XXIème siècle se fout des crucifix et de l’eau bénite…
Quelques mots sur les auteurs. Si vous êtes un tant soit peu cinéphile vous connaissez sans doute Guillermo Del Toro en tant que réalisateur oscarisé de films fantastiques (on lui doit notamment les deux Hellboy et Le Labyrinthe De Pan), avec La Lignée il tente sa première incursion dans le monde littéraire. Personnellement je ne connaissais pas son complice, Chuck Hogan, mais il semblerait qu’il soit un auteur de thrillers reconnu, dont le talent a même été salué par Stephen King (excusez du peu).
Si je devais résumer en un mot mes impressions à la lecture du bouquin je n’hésiterai pas une seconde : GENIAL ! Tout simplement… Si les choses se mettent en place lentement il n’y a aucun temps mort, aucune longueur, le rythme va crescendo le plus naturellement du monde, au fil des multiples rebondissements. Les personnages sont tous travaillés en profondeur avec leurs forces et leurs faiblesses. Et surtout, et c’est la moindre des choses que l’on attend d’un roman horrifique, c’est flippant à souhait !
Ca ne m’étonnerait pas que nos deux compères se laissent tenter par une adaptation cinéma de leur bébé, avec bien entendu Guillermo Del Toro aux commandes. En lisant le bouquin je visualisais les images et j’en bavais d’impatience ! Mais bon pour le moment ce ne sont là que supputations gratuites…
Sur ce j’entends déjà le deuxième opus, La Chute, qui me supplie de le prendre entre mes mains et de m’y plonger… Je vous abandonne donc à regrets (menteurs) même si je sais déjà que l’attente du troisième et dernier tome va être aussi longue que frustrante ! Avant de partir je vous recommande de faire un petit détour via le site officiel de La Lignée mais attention la partie « l’histoire » est à réserver à ceux (et celles) ayant déjà lu le bouquin afin de conserver intact le plaisir de la découverte et le suspense…

 
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Publié par le 27 novembre 2010 dans Bouquins

 

« Tous au numérique » Made in NC – Premier couac

Tous au numériqueJe vous avais déjà brièvement parlé de l’arrivée prochaine de la TNT en Nouvelle-Calédonie. La première étape du passage au numérique a eu lieu hier avec la fin des programmes de Tempo, de facto les non abonnés à Canal+ ou CanalSat se retrouvent avec une seule chaine : RFO (ou TNC ou NC1 on s’en fout du nom ça reste une chaîne du réseau RFO). C’était prévisible les usagers pénalisés n’ont guère que leurs yeux pour pleurer (quoi que franchement au vu des programmes ce n’est pas une grosse perte) ; ce qui par contre n’était pas prévu c’est un gros couac satellitaire au niveau de RFO justement, plus de son, plus d’image via le réseau satellite (heureusement le réseau hertzien n’est pas affecté).
Concrètement pour les gens qui, comme moi, n’ont pas de téléviseur mais un moniteur relié au décodeur CanalSat cela se traduit par joli écran noir en lieu et place des programmes de RFO. Là encore au niveau de la programmation nous ne sommes guère pénalisés, il n’y a que pour les infos locales que c’est quelque peu problématique (pour les infos nationales et internationales nous avons toujours LCI), reste à recourir au journal ou à la radio pour se tenir informés… Pour les plus accros connectés à Internet il y a toujours moyen de visionner le journal local via le site internet de RFO ou même de le télécharger via TVO… Ou encore, et c’est le choix que j’ai fait, prendre son mal en patience.
Espérons que ce soit là le seul couac lié à ce passage au numérique, si tout va bien la semaine prochaine, le paysage audiovisuel local se sera enrichi de sept nouvelles chaines (France 2, France 3, France 4; France 5, France 24, France Ô et Arte)… A condition d’avoir mis la main au portefeuille et de s’être équipé ! Pour les autres le passage au numérique ressemblera plus à une mauvaise farce qu’à autre chose…

 
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Publié par le 24 novembre 2010 dans Nouvelle-Calédonie

 

[HUMEUR] Travail – Attention danger !

TripaliumLe travail… Un mal nécessaire pour pouvoir payer ses factures en fin de mois et s’offrir quelques plaisirs mais je suis convaincu que nombre d’entre vous, tout comme moi d’ailleurs, s’en passeraient volontiers s’ils en avaient la possibilité (et les moyens). N’écoutez pas ceux qui vous sermonnent en affirmant que le travail est un bienfait pour l’épanouissement personnel de l’individu ! Ils n’ont rien compris ! Ce n’est pas seulement moi qui le dis mais il suffit d’éplucher l’étymologie du mot travail pour se rendre compte à quel point c’est tout sauf une bénédiction !
On va commencer par une banalité, travail est un dérivé du verbe travailler (jusque là rien de bien nouveau… enfin j’espère pour vous), travailler est lui même issu du latin tripaliare qui signifie « tourmenter, torturer avec le trepalium » (ça commence à faire froid dans le dos). Trepalium est une forme dérivée du tripalium, un instrument de torture utilisé par les romains pour punir leurs esclaves ; composé de trois pieux on y attache la victime bras et jambes écartées avant de le soumettre à diverses tortures tel que le feu, le fouet et autres joyeusetés (voir l’illustration ci-contre). Ainsi pendant longtemps le terme travail était synonyme de tourment et de souffrance ! La seule réminiscence du sens initial du mot travail est utilisé en obstétrique pour désigner l’accouchement, mais n’allez pas croire qu’il s’agit là de valoriser le miracle de la vie, le travail désigne bel et bien les souffrances de la femme en couches (même si aujourd’hui la médecine a fait d’énormes progrès… Essayez d’imaginer un accouchement avant l’invention de la péridurale).
Une autre étymologie communément admise pour le mot travail serait le terme latin trabicula qui désigne un petit chevalet de torture (et oui encore), le verbe trabiculare signifiant travailler dans le sens de torturer, faire souffrir. Jusqu’au treizième siècle le terme travail ne s’appliquera qu’aux femmes en couches, aux suppliciés et aux agonisants ; il faudra attendre le dix-neuvième siècle et la révolution industrielle pour que mot travail perde sa connotation négative (pas totalement en fait, aujourd’hui encore en argot populaire « aller travail » se dit « aller au chagrin » on est donc bien loin d’une partie de plaisir).
Henri Salvador avait raison en chantant : « le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver » ! Sur ce je vous laisse vaquer à vos occupations et m’en retourne à mon « tripalium »…

Merci à Abra de m’avoir soufflé cette idée de post.
J’invite les plus curieux, et les plus patients, à lire cette longue dissertation philosophique signée Patrice Deramaix : du tripalium au chagrin.

 
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Publié par le 18 novembre 2010 dans Trucs en vrac

 

A propos de la Fondation Républicaine Calédonienne

Drapeau NC ?C’est très tardivement que je rédige ce post pour saluer la naissance de la Fondation Républicaine Calédonienne (FRC) ; non que le sujet ne m’intéressait pas outre mesure (loin s’en faut), disons que j’ai été informé à une période où j’avais d’autres choses en tête, du coup j’ai mis le mail et le manifeste sous le coude en me promettant d’en parler plus tard… Et j’ai zappé ! Tout simplement…
D’autre part il faut dire que je suis plutôt méfiant envers tout ce qui touche de près ou de loin à la politique actuellement, je n’ai jamais caché mes opinions et je n’hésite pas à les revendiquer haut et fort, viscéralement loyaliste (contre l’indépendance pour les résidents hors NC) et tout aussi viscéralement ancré à droite. Or il faut bien reconnaître que le camps loyaliste part méchamment en couilles en ce moment, petit tour d’horizon qui n’engage que moi :
– le Rassemblement-UMP se vautre dans un copinage malsain avec le camps indépendantiste, n’hésitant pas à cocufier son électorat (qui soit dit en passant fait preuve d’une aphasie inquiétante) ;
– l’Avenir Ensemble fait se qu’il sait faire le mieux : lécher tous les culs qui se présentent à lui ; rien de nouveau de ce côté donc ;
Calédonie Ensemble rêve d’hégémonie mais pédale lamentablement dans la semoule.
Je passe sur les autres mouvements supposés loyalistes qui sont insignifiants sur l’échiquier politique local… Bref je ne me reconnais dans aucun de ces partis et donc il n’est pas question que leur apporte un quelconque soutien, et encore moins un bulletin de vote ! Voilà mon état d’esprit « politique » quand j’ai été informé de la création de la FRC ; pas vraiment l’idéal pour faire une analyse objective de la chose (soit dit en passant aujourd’hui mon opinion sur les 3 ténors loyaliste n’a pas changé ; disons que la méfiance est devenue du mépris).

Revenons à nos moutons et à cette fameuse Fondation Républicaine Calédonienne. Déjà à la base il faut savoir qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un mouvement politique, la FRC se revendique comme un think tank (laboratoires d’idées en français de France ; groupe de réflexion en français concret) ; son credo étant « la défense d’une Calédonie émancipée dans la France« . Sa création s’est imposée du fait des dérives répétées des différents leaders loyalistes (et oui encore mes 3 ténors), il faut dire qu’entre le gel du corps électoral et la levée des deux drapeaux, il y a de quoi trouver à dire et à redire sur la vision qu’ont certains des Accords de Nouméa… Mais malheureusement ce sont eux et eux seuls qui ont droit à la parole lors des différents comités des signataires…
L’idée étant bien entendu de rassembler tous les loyalistes qui se sentent lésés par leurs prétendus représentants à se mobiliser et à rejoindre la Fondation pour oeuvrer, main dans la main, à l’élaboration d’un projet d’avenir conforme aux Accords de Nouméa. A savoir : « Une Nouvelle-Calédonie fière de sa diversité et de son métissage, fidèle à la démocratie. Une Nouvelle-Calédonie émancipée au sein de la République Française, au profit de tous ses habitants sans exception. » (inutile de se voiler la face, si la sortie des Accords de Nouméa doit se faire par un référendum d’autodétermination l’indépendance sera majoritairement rejetée).
A l’heure ou Charles Pidjot (récemment réélu à la tête de l’Union Calédonienne) n’hésite pas à affirmer que son mouvement ne se satisfera d’un référendum rejetant l’indépendance il est plus que temps de rappeler aux gugusses sensés représenter le camps loyaliste ce que leur électorat attend d’eux… La FRC est donc une initiative louable qui tombe à point ; reste à savoir si elle sera entendue et écoutée…

Et moi ? Et moi ? Et moi ? Vous l’aurez compris je suis 100% favorable au projet défendu par la FRC, que je la rejoigne pour apporter ma modeste pierre à l’édifice n’est pas exclu mais je n’envisage pas d’aller au-delà dans mes engagements. Réticence qui n’a rien de définitive, je pense y voir un peu plus clair après avoir rencontré ses fondateurs.
Comme je l’ai dit je reste sur la défensive vis-à-vis de tout ce qui touche à la politique ; ma principale préoccupation est d’en savoir plus sur les projets d’avenir de la FRC. Le « statut » de groupe de réflexion est il définitif ou n’est-ce qu’un tremplin vers d’autres ambitions ? En clair est-ce que la FRC compte s’engager activement sur l’échiquier politique ? Sachant que nos 3 ténors me font quelque peu penser à une antithèse des fameux Singes de la Sagesse (ne vois rien de mal, n’entend rien de mal, ne dis rien de mal… ainsi il ne t’arrivera que du bien) qui, chez eux, pourrait se traduire par :
– Ne regarde pas tes opposants,
– N’écoute pas les critiques,
– Mais ouvre ta gueule à tout va !
Du coup je doute fort qu’ils soient réceptifs aux échos de la FRC (et ce malheureusement quelle que soit l’ampleur de ces échos)… Il leur faudra alors trouver un autre moyen de faire entendre leur voix, et hormis une entrée sur la scène politique je ne vois guère d’autre alternative (mais je peux me planter ; je le souhaite même vivement).

Si je peux me permettre une petite suggestion (à vrai dire si je ne peux pas c’est trop tard je suis lancé) je trouve que la FRC devrait se doter d’un logo, c’est agréable d’avoir un visuel attrayant et facilement identifiable mais bon sur le fond ça change que dalle. En fait c’est juste pour m’offrir une transition vers l’illustration de ce présent post ; il s’agit du drapeau sorti en tête du concours organisé par le Comité pour un Drapeau Commun Calédonien. Même si je salue le travail de son auteur je dois avouer que pour ma part je n’y adhére pas du tout ; certes ça n’engage que moi mais je ne vois pas en quoi il représente une identité calédonienne commune (OK ce sont les couleurs de nos sportifs aux Jeux du Pacifique mais je croyais que l’idée était de voter pour un drapeau calédonien, pas pour un maillot de foot). Mais bon il est le résultat d’une majorité exprimée (pas forcément représentative mais ceux qui n’ont pas daigné s’exprimer n’ont guère d’autre droit que de fermer leur gueule sur ce coup) et en tant que tel je le respecte, et puis il a au moins le mérite d’exister (n’empêche que je ne l’aime pas, na !).

Pour en savoir plus sur la Fondation Républicaine Calédonienne vous pouvez consulter :
le site web de la FRC (un peu amorphe malheureusement)
le groupe Facebook de la FRC (pour les adeptes de la fesse de bouc)
le manifeste de la FRC (doc PDF hébergé chez Hotfile)

 
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Publié par le 17 novembre 2010 dans Nouvelle-Calédonie

 

[BOUQUIN] Mary Higgins Clark – Je T’ai Donné Mon Coeur

Je T'ai Donné Mon CoeurHistoire de me changer des histoires de vampires de La Communauté Du Sud (je me suis avalé les trois premiers tomes d’affilée, ce n’est pas désagréable mais il n’y a pas non plus de quoi péter trois pattes à un canard) j’ai décidé de me plonger dans un bouquin plus conventionnel, un bon vieux polar à la Agatha Christie, j’ai donc jeté mon dévolu sur Je T’ai Donné Mon Coeur de Mary Higgins-Clark.
Emily, jeune assistante du procureur, traverse une passe difficile entre le décès de son mari, tué en Irak, et une récente transplantation cardiaque ; c’est alors qu’elle se voit confiant le très médiatique procès du meurtre d’une talentueuse actrice, sur le banc des accusés son agent et ex-mari. Suspect idéal que tout semble accuser et pourtant la seule preuve tangible tient dans le témoignage d’un criminel notoire qui compte sur sa coopération avec la police pour alléger sa peine. Et comme si cela ne suffisait pas à la jeune femme son voisin semble étrangement attentionné à son égard…
Comme à son habitude Mary Higgins Clark maîtrise parfaitement son intrigue, si ce n’est sans doute pas son meilleur roman ce n’est pas non plus le pire. Le scénario tient la route avec son lot de rebondissements plus ou moins imprévisibles. La majeure partie du bouquin est consacrée au procès (pas franchement palpitant mais on reste suffisamment immergé dans l’histoire pour vouloir aller toujours plus loin) ; dans la seconde partie les choses se précipitent tandis que les mailles des filets se resserrent…
Bref sans être révolutionnaire c’est un polar de bonne qualité qui tient la route de la première à la dernière page ; j’aurai envie de dire comme d’hab, car on sort rarement déçu de la lecture d’un Mary Higgins Clark. Ceci dit je n’ai pas lu tous ses romans mais j’en ai une bonne partie dans ma bibliothèque (et il est probable que je prenne en version poche ceux qui me manquent), par contre ce n’est pas un auteur dont je pourrai lire plusieurs bouquins les uns à la suite des autres, les ficelles du genre ne sont pas assez diversifiées pour éviter un sentiment de « déjà-vu » (c’est d’ailleurs pour ça que je préfère généralement les thrillers aux polars pur jus).
Retour au genre fantastique pour ma prochaine lecture puisque je compte m’attaquer à La Lignée, premier opus d’une trilogie vampirique (et oui encore) écrite par Guillermo Del Toro et Chuck Hogan… Mon lecteur DVD ayant des sautes d’humeur inexplicables il faut bien que je compense d’une façon ou d’une autre mon « manque » culturel…

 
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Publié par le 13 novembre 2010 dans Bouquins

 

Oceania Rock Festival 2010 – Mise au point

Suite à mon post précédent je me retrouve, bien malgré moi, suspecté de vouloir saborder l’Oceania Rock Festival alors que cela n’a jamais été mon intention aussi il me semble important de faire une petite mise au point sur la question.

Primo il n’est pas question que je modifie mon article précédent qui ne constitue en rien une attaque contre les organisateurs de ce festival ni contre le festival lui-même ; c’est juste une réaction à chaud d’un fan d’AC/DC qui conteste le choix des mots pour présenter Dave Evans. Sur ce point je n’ai aucune raison de faire machine arrière (et au risque même d’enfoncer le clou je tiens à préciser que Dave Evans n’a jamais été membre fondateur du groupe AC/DC contrairement aux affirmations de son producteur, AC/DC est et restera le bébé des frères Young, Angus et Malcom) !
Maintenant il faut temporiser les choses, cette critique à peine acidulée n’a rien d’une fatwa ! J’ose espérer que ceux qui avaient l’intention de faire le déplacement pour se rendre à ce festival ne renonceront pas simplement à cause d’un article à lire au second degré… Rassurez moi les gars je ne fais encore la pluie et le beau temps en Nouvelle-Calédonie !

Secundo ce festival est une initiative que je salue et que je soutiens au plus haut point. Depuis la disparition prématurée de Flying Fox Productions pour d’obscures raisons les fans de rock en Nouvelle-Calédonie sont quelque peu négligé par les organisateurs de concerts et spectacles… Il n’y a de place que pour le reggae ; avant de me faire lyncher par les fans de reggae je tiens à préciser que je n’ai rien contre ce style musical, c’est comme partout il y a du bon et du moins bon et n’étant pas forcément un connaisseur peut être que je passe à côté de certains artistes qui mériteraient pourtant que l’on s’y attarde. Et pour tout dire c’est aussi l’ambiance « enfumée » des concerts de reggae qui me pousse à rester à l’écart de ce genre de manifestation (désolé si ça fait un peu cliché mais j’ai eu maintes occasions de le constater par le passé).
Revenons à nos moutons et à l’Oceania Rock Festival… Ce genre de manifestation est une initiative plus que louable, d’une part cela permet au public de bénéficier des prestations d’artistes internationaux (même s’ils n’occupent pas le devant de la scène) et d’autre part c’est aussi l’occasion de faire connaître quelques groupes locaux et leur donner une chance de percer. Mais surtout si ce festival est une réussite, et je souhaite qu’il le soit, ce sera un tremplin vers un second festival en 2011, plus ambitieux, mais aussi et surtout ce pourrait un tremplin vers un retour sur la scène calédonienne de grands noms du rock français ou même international (après tout on a bien eu Toto et Scorpions… ce n’est pas si utopiste que ça d’espérer en voir d’autres).

J’ai eu un des organisateurs de ce festival au téléphone mais je tiens à préciser que je n’ai aucunement été « acheté » pour écrire ce post. Je le fais, comme souvent, avec le coeur et les tripes, si je trouve la campagne de pub peu judicieuse dans le choix des mots (bin oui, je persiste et signe) il n’en reste pas moins que je soutiens à 200% cette initiative visant à diversifier la scène musicale locale. Ces gars (les organisateurs) sont des passionnés de zik qui eux aussi mettent leur coeur et leurs tripes dans ce festival (et éventuellement leur fric) pour qu’il soit une réussite et pour qu’il ne soit que le premier pas vers une meilleure reconnaissance de la scène rock calédonienne. Pour ça les gars : respect !
Je sais que vous auriez préféré que je retire purement et simplement mon post précédent mais désolé c’est une chose que je ne peux (et surtout ne veux) pas faire ; mais je voulais que vous sachiez que je ne critique pas forcément pour détruire, après tout comme le dit le dicton : « qui aime bien, châtie bien ». Rassurez-vous mon post précédent sera vite oublié, je ne suis qu’un modeste blogueur qui parle de tout et n’importe quoi au gré de ses humeurs ; et surtout j’espère que ce billet permettra de dissiper tout malentendu…

Si je vous dis « merde » ce n’est pas pour vous envoyer chier mais dans l’espoir sincère que vos efforts seront récompensés comme il se doit…

Oceania Rock Festival

 
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Publié par le 8 novembre 2010 dans Nouvelle-Calédonie

 

Oceania Rock Festival & publicité mensongère

Dave EvansA l’occasion du prochain Oceania Rock Festival devant se dérouler en fin d’année les organisateurs ne lésinent pas sur la pub pour espérer attirer du monde ; il faut dire que l’accouchement de la chose fut douloureux puisque initialement prévu en 2009 avant d’être reporté suite à de gros cafouillages d’organisation, mais ceci est une autre histoire… Revenons à nos moutons et plus précisément à la pub TV qui présente les têtes d’affiches qui animeront le show.
Le premier artiste annoncé est Dave Evans, présenté comme étant le « chanteur mythique du groupe AC/DC« … Il n’en fallait pas plus pour éveiller ma curiosité vu que je suis un inconditionnel d’AC/DC mais que je n’ai jamais entendu parler de ce Monsieur Evans. Pour moi le chanteur mythique du groupe de hard rock australien est Bon Scott qui tiendra les rênes de septembre 1974 jusqu’à sa mort par overdose en février 1980 ; il sera ensuite remplacé par l’excellent Brian Johnson qui occupe encore ce poste aujourd’hui… Point de Dave Evans à l’horizon !
Direction Google donc pour essayer de comprendre qui est ce mythique inconnu… Et voilà donc comment se construit un mythe au yeux des organisateurs de ce fameux festival :
– Dave Evans fut effectivement le tout premier chanteur du groupe AC/DC… De décembre 1973 à Septembre 1974 !
– Il n’a enregistré au cours de cette période que 2 singles qui ne sont pas restés dans les annales du groupe : Can I Sit Next To You Girl et Rockin’ In The Parlour
– Il fut viré par les frères Young qui ont estimé sont style trop glam-rock ne correspondait pas aux aspirations du groupe
J’veux pas être méchant mais c’est un peu léger comme cursus pour pouvoir prétendre au titre de « chanteur mythique du groupe AC/DC » ; ça frôle la mauvaise foi comme effet d’annonce, de là à parler de publicité mensongère il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement ! Histoire d’enfoncer le clou je vous invite à visionner (et surtout à écouter) les fameux singles via Youtube, libre à vous de juger de la performance, pour ma part je me limiterais à un simple : « ouf, on l’a échappé belle ! »…
Maintenant à voir la tête du gars je suppose qu’il a fini par opter pour un son plus rock, ne connaissant pas son travail je ne me permettrais pas de le juger sur sa carrière post AC/DC ; disons que, au vu de sa discographie, il ne parait pas avoir un agenda surbooké… Pour les curieux qui voudraient en savoir plus sur Dave Evans, voici le lien vers son site officiel.

 
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Publié par le 4 novembre 2010 dans Nouvelle-Calédonie

 

George Lucas prêt à rempiler pour une nouvelle saga Star Wars ?

Star Wars is back ?La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans la vaste communauté Star Wars, rumeur émanant d’une « source sure » lancée par le site IESB.net puis relayée d’abord via les sites consacrés au cinéma, puis par les innombrables fan sites consacré à Star Wars mais du côté du Skywalker Ranch, véritable QG de Lucasfilm et de George Lucas, nul ne confirme… ni ne dément ! Du coup les fans espèrent…
Après la seconde trilogie George Lucas avait pourtant affirmé qu’il souhaitait arrêter avec l’univers Star Wars car c’est un investissement personnel et financier énorme mais d’un autre côté il est indéniable que financièrement la franchise est une manne non négligeable… Que sait on de cette potentielle nouvelle trilogie ? Quasiment rien ! Sauf qu’elle se déroulerait plusieurs années, voire plusieurs siècles, après la chute de l’Empire et la victoire de la Nouvelle République… Un univers, à ma connaissance, totalement inédit donc (je me suis arrêté à la période Yuuzhan-Vong qui s’étend de l’an 25 à l’an 29 après la destruction de l’Etoile Noire) !
En attendant et dans un avenir plus proche (et plus certain) les 6 films existants devraient ressortir en salle en version 3D (j’ai toujours pas capté cet engouement pour la technologie 3D, pour moi ça demeure un piège à gogos qui n’apporte rien au cinéma) l’épisode un sortirait en 2012 suivi d’un film par an (il faudra donc attendre 2017 pour voir l’épisode 6 donc) ; entretemps les deux trilogies pourraient bénéficier d’une édition Blu-Ray… Ah oui j’allais aussi oublier la fameuse série TV inspirée de l’univers Star Wars (une vraie série pas une animation comme The Clone Wars), le projet semble ne pas être complétement tombé dans l’oubli même si, là encore, on reste dans le vague.
Pour ma part je suis sceptique quant à cette nouvelle saga, déjà parce qu’effectivement elle impliquerait de partir sur un univers totalement nouveau et donc ce serait un chantier monstrueux pour Lucasfilm, et ensuite soyons plus pragmatique, George Lucas a aujourd’hui 66 ans, ses adaptations 3D devraient donc l’occuper jusqu’en 2017, pas du tout certain qu’à 74 ans il n’aspire pas à un repos bien mérité plutôt qu’à se risquer à user une franchise qui a su conserver ses lettres de noblesse depuis 1977…

 
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Publié par le 2 novembre 2010 dans Trucs en vrac

 

Quand l’UFC-Que Choisir tâcle ENFIN les banques !

Et oui ENFIN ! L’UFC-Que Choisir Nouvelle-Calédonie a enfin décidé de mettre son nez dans le dossier des disparités des tarifs bancaires selon les établissements ; résultat édifiant mais pas franchement surprenant sur 8 opérations parmi les plus courantes. Au final entre la banque la moins chère (OPT) et la banque la plus chère (BNP) le cumul des frais et commissions varie du simple au double !
Aux grands (et gros) mots préférons l’implacable réalité des chiffres ; le tableau ci-dessous indique pour chaque type d’opération le tarif en vigueur au sein des cinq banques de la place : OPT, BCI, BNC, SG et BNP dans l’ordre selon leur cherté.

UFC et les tarifs bancaires

Une preuve de plus qu’il serait plus que temps que les autorités compétentes viennent foutre leur nez là-dedans dans l’intérêt de tous les consommateurs ; seulement voilà lesdites autorités sont tout juste capables de se refiler le bébé histoire de ne pas avoir à assumer la dénonciation d’un système bancaire aussi incontournable qu’inégalitaire. Et qui c’est qui paye en attendant ? Nous !

Je fais volontairement court d’une part parce que les chiffres parlent d’eux mêmes et d’autre part parce que ce n’est pas moi qui vais changer les choses, toutefois si relayer l’information peut permettre de foutre un bon coup de pied dans la fourmilière bancaire je le fais avec plaisir…

Pour ceux qui souhaiteraient un comparatif plus étendu je vous suggère de jeter un oeil aux conclusions de l’Observatoire des tarifs bancaires supervisé par l’IEOM (afficher le document PDF).

 
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Publié par le 2 novembre 2010 dans Coups de gueule