[DVD] Go Fast – Au Coeur Du Trafic

Go FastPour notre pause DVD du week-end nous avons opté pour Go Fast – Au Coeur Du Trafic, film policier français d’Olivier Van Hoofstadt.
Petit détour habituel par le pitch histoire de se mettre dans le bain. Suite à une opération de surveillance qui tourne mal un flic de la PJ (Roschdy Zem) est transféré dans une unité d’élite chargée de surveiller le trafic de drogue entre l’Espagne et l’Europe. Formé par le RAID il devra infiltrer un réseau de trafiquants et se faire « embaucher » comme Go Fast (au volant d’un bolide il transporte la came d’Espagne en France où elle sera ensuite distribuée sur l’ensemble du marché européen) le temps que l’opération conjointe entre les deux pays se mette en branle en vue de démanteler le réseau…
Le réalisateur a clairement fait le choix de coller à la réalité quitte à éviter les effets pyrotechniques et autres cascades improbables, un pari risqué (en terme d’audience) mais réussi (en terme de qualité), on a franchement l’impression d’être au coeur d’un docu-fiction. Impression certainement renforcée par le fait que nous ayons suivi lundi soir l’émission Enquête Exclusive sur M6 consacrée à la délinquance routière dont une partie concernait justement les phénomène des go fast qui filent sur les autoroutes au mépris des règles de sécurité en s’efforçant d’éviter aussi bien leurs rivaux que la police. Le film regorge de détails sur les modes opératoires de chacun, de la récolte et transformation du cannabis en shit au Maroc à son arrivée en France après avoir transité par l’Espagne, fief du gang infiltré, tout y est passé au crible aussi bien du point de vue de la police que de celui des trafiquants.
Une totale réussite donc, on en viendrait presque à regretter le générique de fin tellement le film est immersif. Une agréable surprise donc, d’autant que j’avais un à priori négatif sur le film (je l’ai acheté à l’occasion de soldes chez Compact, genre 5 films au prix de 3) ; pas besoin d’un budget faramineux, ni d’une ribambelle d’effets spéciaux pour obtenir un film musclé et réussi (même si je ne crache pas sur les films « grand spectacle » qui proposent une autre forme de divertissement).

Itinéraire d’un Coke-Addict

Coca-ColaJe vous rassure tout de suite je ne suis pas devenu toxico, je parle de la boisson (Coca-Cola) et non de la poudre blanche que certains prennent plaisir à sniffer…
J’ai en effet toujours été un gros consommateur de Coke (entre 2 et 4 bouteilles de 60 ml par jour) ; du coup quand j’ai envisagé d’attaquer un régime je ne me voyais pas renoncer à ce plaisir, d’autant que j’ai toujours trouvé le Coca Light imbuvable (le goût d’aspartame est trop prononcé) et le Coke Zero à peine mieux. Toutefois j’ai décidé de faire un effort en essayant de me convertir au Coke Zero afin de ne pas gâcher tous les bénéfices d’un régime.
Si au début le passage du Classic au Zero fut difficile (il me fallait plus d’une demie heure pour finir une bouteille alors qu’en général je la vide en moins de 5 minutes) force est de reconnaître que finalement tout ça est dans la tête, c’est juste une question d’habitude. En effet aujourd’hui, 8 mois après avoir adopté le Coke Zero, c’est carrément l’effet inverse qui se produit : j’ai du mal à terminer une bouteille de Coke Classic (trop sucré) du coup si je ne trouve pas de Zero je préfère même me rabattre sur un Coca Light (je tolère sans véritablement l’apprécier).
Au-delà des viles polémiques sur les supposés méfaits d’une grosse consommation de Coke (toutes ces conneries ne m’ont jamais empêché de consommer à l’envi, comme les campagnes de pub anti-tabac ne dissuaderont jamais un fumeur de fumer) j’estime avoir le droit à ce petit plaisir ; de toutes façons faut bien mourir un jour, alors je préfère clamser en épicurien plutôt qu’en me privant de tous les petits bonheurs du quotidien… Pas toujours bons pour la santé mais tellement agréables à consommer… Avec modération !
Face à cette nouvelle habitude de consommation et par curiosité, j’ai donc décidé de fouiner afin de découvrir quelles étaient les réelles différences entre le Coca Light et le Coca Zero. Si l’on se base sur les seules valeurs nutritionnelles (voir le tableau ci-dessous) c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Du coup on pourrait se contenter de l’explication purement marketing qui veut que le Light s’adresse à un public féminin (le terme light attirerait en effet d’avantage les femmes que les hommes) alors que le Zero est sensé conquérir le marché masculin (par un packaging plus « viril »). Oui, mais non… Pour moi il y a une réelle différence de goût entre les deux produits et je n’accepte pas de croire que cela puisse être le résultat d’une simple manipulation mentale de petits génies marketing.
A force de fouiner encore et encore (pas trop non plus… ce n’était mon obsession de ces dernières semaines) j’ai trouvé deux explications plus « rationnelles » :
– D’une part le Coke Zero contient nettement moins d’aspartame que le Light (112 mg/litre contre 240 mg/litre)
– D’autre part le Coke Zero contient un touche de sodium (0.1 g/litre) qui vient contrebalancer l’arrière goût de l’aspartame

Valeurs nutritionnelles comparées de la gamme Coca-Cola (pour 100 ml)

Valeurs nutritionnelles
L’aspartame… Ah que voilà encore un sujet au coeur de maintes polémiques pas forcément injustifiées mais fort mal argumentées (volontairement… afin de faire naître la paranoïa) par ses détracteurs. L’EFSA (European Food Safety Authority), autorité de compétence européenne en matière de normes agro-alimentaires, a fixé la dose maximale d’aspartame (au vu des résultats de toutes une palanquée de tests et expérimentations, pas sur un coup de tête ou par tirage au sort) à 40 mg/jour et par kg de masse corporelle (contre 50 mg aux USA).
Actuellement je pèse 107 kgs, pour éventuellement choper un cancer ou une autre saloperie à cause de l’aspartame il faudrait que j’en consomme 4.280 mg (40 x 107) par jour sur une durée prolongée. Comme je ne supporte pas le goût de ce truc j’ai une tendance naturelle à éviter les produits édulcorés et donc ma seule source d’aspartame est le Coke Zero qui en contient donc 112 mg/litre ; résultat des courses il faudrait que je consomme plus de 38 litres (4.280 / 112) de Coke Zero par jour ! Franchement j’ai encore de la marge avant de sombrer dans la psychose…

Marie Luce Penchard : démission !

Au cours d’un meeting en Guadeloupe où elle est candidate UMP aux élections régionales Marie-Luce Penchard, Ministre de l’Outre-Mer, a multiplié les « maladresses » (à ce stade on peut dire conneries). Qu’elle affirme son attachement à son ile en martelant que son « coeur est et restera en Guadeloupe » passe encore, mais la suite est plus préoccupante quand elle lance « Je n’ai envie de servir qu’une population, c’est la population guadeloupéenne » avant d’enfoncer le clou « Il y a des enjeux financiers considérables, nous en sommes à une enveloppe de plus de 500 millions d’euros aujourd’hui pour l’outre-mer. (…) Et ça me ferait mal de voir cette manne financière quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, au bénéfice de la Réunion, au bénéfice de la Martinique, et de me dire, enfant de la Guadeloupe, je ne suis pas capable d’apporter quelque chose à mon pays, mais à quoi je sers ? ».

OK un politicien n’est pas à l’abri d’une bourde, d’une bévue, d’une gaffe ou d’un lapsus mais là elle tape fort, très fort même, dans la connerie ! Grosso modo on doit comprendre que ses fonctions à l’Outre-Mer ne profiteront qu’à la Guadeloupe ; sympa pour les 10 autres collectivités placées sous son autorité et une belle baffe dans la gueule à son devoir de neutralité ! C’est un peu comme si Luc Chatel, Ministre de l’Education (un thème à la mode en ce moment c’est pour ça que je le prends comme exemple), annonçait que l’enveloppe budgétaire de son ministère ne servirait que la Haute Marne…
Il n’y a pas que les DOM-TOM qui ont été surpris (voire choqués) par cette déclaration, la classe politique française n’a pas tardé à réagir. Que le PS exige la démission de Marie Luce Penchard n’est pas franchement une surprise mais à droite aussi des voix, et pas forcément des moindres (Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, pense « qu’elle devrait être virée du gouvernement »), s’élèvent dans le même sens… Ses défenseurs tentent d’apaiser les choses en affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte, MLP s’exprimant en tant que candidate aux régionales et non en tant que ministre… Peut être mais alors pourquoi avoir mentionnée l’enveloppe budgétaire de son ministère ? Soit dit en passant qu’elle semble tenir pour acquit que son budget sera exclusivement réservé à la Guadeloupe, en effet pour quitter un point A il faut déjà s’y trouver. Donc pour que la « manne financière » en question puisse quitter la Guadeloupe il faut qu’elle y soit déjà… CQFD, la bourde dans la bourde… Encore mieux que les poupées russes emboitées !
Dans tous les cas je ne pense pas que la casquette de ministre soit un truc que l’on peut enlever à volonté, candidate ou non elle reste Ministre de l’Outre-Mer et se doit de rester neutre vis-à-vis de toutes les collectivités d’Outre-Mer…

Donc pour ma part je plussoie : elle doit démissionner ou à défaut être éjectée du Gouvernement ! N’en déplaise à Fillon qui qualifie la situation de « petite polémique dérisoire« … En effet comment les habitants des autres collectivités pourraient-ils encore faire confiance à ce ministre de pacotille après une pareille maladresse (pour ne pas dire un pareil aveu) ? Si elle a un minimum de bon sens (ce qui ne semble pas acquit) elle devrait quitter d’elle même, et dans les meilleurs délais, ses fonctions au ministère.
Déjà à la base la décision de nommer une ultramarine à l’Outre-Mer était une innovation saugrenue de la part de Nicolas Sarkozy ; il était évident que, à un moment ou à un autre, l’attachement personnel à sa terre prendrait le dessus sur sa fonction… Mais cela n’excuse en rien de tels propos !

[DVD] Brüno

BrünoChangement de registre dimanche après-midi avec le film Brüno, réalisé par Larry Charles.
Un styliste de mode autrichien, gay notoire, s’exile à Los Angeles avec pour seul objectif : devenir célèbre ! Quel qu’en soit le prix à payer…
Le film s’inscrit dans la lignée de Borat, lui aussi incarné par Sacha Baron Cohen, donc forcément on oublie le raffinement et le politiquement correct pour du trash ! Et comme son prédécesseur Brüno pointe du doigt les travers de l’Amérique profonde (voire basique pour ne pas dire profondément basique) à travers un mélange de fictions et d’images bien réelles (pas facile justement de savoir où s’arrête la fiction et ou commence le doc… et c’est justement l’une des forces du film).
En tête de file des dénonciations l’on trouve bien entendu l’homophobie sous diverses formes de la plus brute (manif. homophobe) à la plus sournoise (des pasteurs qui se clament convertisseurs d’homos, se vantant de les convertir en hétéro) mais l’on y voit aussi les dérives de la télé-poubelle, un florilège de déviances sexuelles… Bref il y en a pour tous les (mauvais) goûts !
Pour apprécier c’est clair qu’il ne faut pas avoir peur du trash et du hardcore, donc évidemment à ne pas mettre entre toutes les mains (à oublier pour la soirée DVD en famille, avec les gosses) mais quel pied ! Ce mec (Sacha Baron Cohen) est un fou !!! Pour notre plus grand plaisir… Tout à fait le genre de film qui ne laissera personne indifférent, les uns adoreront, les autres détesteront !

[DVD] Slumdog Millionaire

Slumdog MillionairePremière pause DVD du week-end, samedi après-midi, avec le film Slumdog Millionaire de Danny Boyle.
Un jeune indien des taudis (incarné Dev Patel) s’est inscrit au jeu « Qui veut gagner des millions » dans l’espoir de retrouver la femme qu’il aime depuis toujours (interprétée par Freida Pinto) mais à la veille de la dernière question il est arrêté par la police sur dénonciation de l’animateur qui le soupçonne de tricherie. Au cours de l’interrogatoire, qui revient sur les différentes questions posées, le jeune homme explique que chacune des questions posées lui rappelle un épisode de sa vie ; et c’est justement à cette vie de débrouilles et de magouilles que l’on assiste au cours de divers flashbacks…
On va pas tourner autour du pot j’ai tout simplement adoré ce film ! Le trio d’acteur qui mène le film (trois acteurs différents par personnage, enfant, ado et adulte) est plus que convaincant (il faut dire aussi qu’ils sont indiens et qu’ils ont vécu dans ce monde de débrouilles). L’histoire, certes dramatique, laisse une place au rire et au romantisme pour donner un film émouvant à souhait. On est transporté dans les bas-quartiers de l’Inde, si la misère y règne les enfants n’y sont pas forcément malheureux (ils n’ont connu que ça comme vie) mais cela n’empêche pas d’avoir de l’ambition… Et parfois d’en payer le prix… Une totale réussite à voir, à revoir et à avoir !
Avec neuf nominations et 8 Oscars (dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur) le film a largement dominé la cérémonie et c’est un succès plus que mérité surtout pour un film à petit budget et sans aucune tête d’affiche au casting (au contraire Danny Boyle a tenu à un casting indien). Pari réussi et essai plus que transformé ! Je reprends bien volontiers à mon compte l’accroche du DVD : « Plus qu’un film, un événement !« .

[GRIPPE A] Manipulation mondiale ou simple foutaise ?

Alors qu’aujourd’hui la « pandémie » de grippe A H1N1 est en net recul un peu partout dans le monde de nombreuses voix commencent à s’élever afin de dénoncer l’attitude de l’OMS qui aurait, avec la bénédiction de l’industrie pharmaceutique cela va de soi, déclenché cette alerte pandémique « à la légère » ; créant ainsi un climat de panique propice à la vente de Tamiflu et de vaccins anti-grippaux. Je doute que l’on ait un jour le fin mot de l’histoire, chacun campant fermement sur ses positions, il n’en reste pas moins que quelques semaines avant le déclenchement de l’alerte pandémique l’OMS a revu à la baisse ses critères permettant de déclarer une épidémie en pandémie (faisant abstraction notamment du nombre de décès imputables à la maladie). De même il est curieux de constater que ceux qui produisent le vaccin sont aussi consultants auprès de l’OMS, conflit d’intérêt ? Je dirai plutôt collusion pour ma part (et pourtant Dieu sait que je suis pas un adepte des théories du complot à tout va… mais là quand même ça laisse perplexe).

Sur le Territoire la campagne de vaccination gratuite s’est terminée en début de semaine, je suis épaté que 3.000 gogos aient cru à l’hypothétique (et surtout improbable) « seconde vague » annoncée par les autorités sanitaires et se sont fait vacciner contre une épidémie complètement éteinte au moment de ladite campagne. Concrètement ces 3.000 vaccins ne changeront rien au fait que cette campagne de vaccination aura été un bide total (et annoncé), c’est rassurant de constater que les calédoniens ne se sont pas laisser berner par les mensonges répétés de nos autorités sanitaires.

Mais que les hypocondriaques de tout poil se rassure il leur est désormais possible de se faire vacciner directement par leur médecin traitant (faut pas déconner il y a encore 10.000 doses à écouler) ; seul petit bémol dans ce cas là il leur faudra débourser le prix d’une consultation en plus de celui du vaccin… Mais c’est bien connu : la santé n’a pas de prix ! Franchement je serai curieux de savoir combien de vaccins seront ainsi écoulés… Qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir inventer comme bobard pour motiver les calédoniens à se faire la piquouse anti-grippe ?

Outre les campagnes de prévention officielles il n’y a pas que l’industrie pharmaceutique qui peut se frotter les mains de cette pseudo-pandémie. Je suis sidéré de voir certaines pubs TV vantant les supposés mérites de produits ménagers (La Croix et Saint Marc pour ne citer qu’eux) faire de la grippe H1N1 un argument de vente ; et oui ces produits miracles sont aussi efficaces contre le méchant virus grippal (bien entendu on nous précise que c’est prouvé par toute une batterie de tests réalisés en laboratoire)… Il y en a vraiment qui ne reculent devant rien… Pas même le ridicule !

[DVD] Watchmen – Les Gardiens

Watchmen - Les GardiensPour notre traditionnelle pause DVD du week-end nous avons opté pour Watchmen – Les Gardiens, adaptation pour le cinéma de la BD homonyme d’Alan Moore par Zack Snyder.
Quand un justicier masqué en retraite plus ou moins forcée se fait assassiner son ami, Rorschach (Jackie Earle Haley), l’un des derniers héros encore en service décide de mener l’enquête sur ce meurtre ; pour déjouer le complot qui se trame il aura besoin de convaincre ses ancien co-équipiers de reprendre du service…
Pas évident de résumer succinctement un film aussi riche tant ses dimensions sont multiples. D’une part il faut savoir que l’on se situe dans un contexte historique totalement différent de notre réalité, l’action démarre en 1985 alors que Nixon brigue un cinquième mandat à la Maison Blanche (la victoire éclair des USA lors de la guerre du Vietnam, grâce au Dr Manhattan, a permis au président de modifier la Constitution, abrogeant la limitation des deux mandats présidentiels consécutifs). Ensuite les super-héros que l’on découvre ici sont totalement à l’opposé de l’archétype Marvel ou DC Comics (bien que la BD originale bénéficie de la licence DC), ils sont désabusés, violents, alcooliques ou dépressifs quand ce n’est pas franchement indifférents (pour ne pas dire méprisants) face à ceux qu’ils sont sensés défendre (ce sont leurs méthodes expéditives qui les ont mis au ban de la société, en retraite plus ou moins forcée) ; mais surtout ils n’ont aucun super-pouvoir (à part Dr Manhattan, devenu l’icône du monde libre). Mention spéciale au Comédien (la victime) qui est, excusez-moi l’expression, un sacré fils de pute !
Pas évident d’adapter le travail d’Alan Moore au cinéma, d’autant que le gars affiche un mépris total envers ceux qui tenteront ce périlleux exercice avec plus (V Pour Vendetta) ou moins (La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires) de réussite. Il demeure catégorique sur un point : son travail n’est pas fait pour le cinéma mais uniquement pour la BD… Non seulement il ne participe pas à ces adaptations mais il refuse carrément que son nom soit cité au générique des films adaptés de son travail.
Pour ma part je n’ai pas lu l’intégralité de Watchmen version papier (j’ai téléchargé la chose en PDF mais c’est un sacré pavé où chaque chapitre commence sous forme de BD classique et se termine par quelques pages « manuscrites » venant enrichir le scénario) mais au vu des quelques pages que j’ai feuilleté je trouve l’adaptation plutôt fidèle à l’original. C’est vrai que le cinéma ne rend jamais 100% des messages que l’écrit peut faire passer mais il faut réussir à se détacher du support papier pour apprécier pleinement l’adaptation cinéma (en inconditionnel de Stephen King je reconnais volontiers que ce n’est pas toujours un exercice facile… la tentation de comparer les deux supports est grande). En tout cas pour ma part voir le film m’a donné envie de me plonger dans la BD…
Globalement j’ai beaucoup aimé ce film malgré un début un peu chaotique (normal il faut situer chacun des personnages par rapport à la victime et au contexte), ça reste une vison bien pessimiste du genre humain et de la société avec une moralité pas très morale justement que l’on pourrait résumer par (sans trop en dire) : soigner le mal par le mal ! La richesse et l’évolution du scénario font que l’on ne s’ennuie pas une minute, même si le film dure pas loin de 3 heures ; ça passe comme une lettre à la poste !

Dans la douleur… tu négocieras !

Honte à vous !Comme tous les ans à la même époque syndicats et direction se réunissent dans le cadre des négociations salariales et bien entendu comme tous les ans c’est la valse des propositions et contre-propositions… Toutefois la CAFAT n’ayant pas manqué de fanfaronner sur son important excédent de 2008 (voir l’article LNC du 3 juillet 2009) on pouvait espérer que la direction ferait un geste vers les agents… Surtout quand on sait que le pôle Direction s’est généreusement attribué une prime exceptionnelle de 150.000 XPF versée avec le salaire de janvier 2010 et qu’ils ont tous bénéficié de points d’évolution !
Si au départ les organisations syndicales avaient demandé le versement d’une prime exceptionnelle de 60.000 XPF elles ont revu leur copie à la hausse en se calquant sur la prime accordée au pôle Direction… Après tout il n’y a aucune raison que nous ne bénéficions pas des mêmes largesses que nos grosses têtes. Prime venant en complément d’une augmentation de salaire annuelle variable selon les syndicats (entre 2 et 5%).
A l’issue d’une première réunion, hier après-midi, voilà ce que propose la Direction :
– Augmentation de 0.5%
– Prime exceptionnelle de 20.000 XPF
Inutile de vous dire que la pilule a du mal à passer, à ce petit jeu on se dirige direct vers un mouvement de grève… Faudrait peut être qu’un jour on arrête de nous prendre pour des cons, ce ne sont pas nos chers cadres qui font tourner la CAFAT mais bel et bien les agents, et tout ça pour quoi ? Que dalle ! En 16 ans de boîte je ne fais plus guère d’illusion sur une quelconque reconnaissance (ah si on m’a généreusement attribué 7 points d’évolution cette année… sachant qu’un agent peut bénéficier de 4 à 20 points je reste dans la limite inférieure donc ne vous attendez pas à ce que je vienne vous lécher les pieds) mais malgré tout ils arrivent encore à me surprendre… En mal !
Affaire à suivre mais j’espère vraiment que les syndicats feront front commun pour défendre nos intérêts, quitte à aller au conflit s’il n’y a que ça pour faire réagir le Conseil d’Administration !

Bienvenue à Nathan

NathanDepuis le 30 janvier 2010 la famille s’est agrandie, me voilà grand-père par alliance… Une fois encore j’ai l’art de brûler les étapes, être grand-père sans avoir été père n’est pas donné à tout le monde.
Le bébé de Sam et Barbara est né avec quelques semaines d’avance, bienvenue dans ce monde de dingues Nathan et félicitations aux heureux parents (surtout à la mère, sur ce coup c’est quand même elle qui a fait tout le boulot… enfin presque). 47 centimètres, deux kilos et des bananes, n’étant par nature pas du genre à m’extasier devant les bébés je ne dirai rien de plus… même en présence de mon avocat (vous pourrez juger par vous même grâce à un album photo mis en ligne par Mamie ‘gâteaux’ Abra).
Retour à la maison pour le bébé et la maman depuis mercredi matin, aux parents de découvrir progressivement les joies d’être parents justement ! Pour être cynique je pourrai résumer l’expérience par « 20 minutes de plaisir pour 20 ans d’emmerdements » mais ce ne serait pas franchement objectif comme point de vue. Bon courage à tous les deux, j’suis persuadé qu’ils s’en sortiront comme des chefs…
A l’heure où les jeunes ont tendance à faire passer leur vie professionnelle avant leur vie privée, tandis que de plus en plus de quadras se sentent attirées par les « joies » de la maternité, ils auront fait le choix d’aller à contrepied de la tendance actuelle. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas plus mal pour les parents et les enfants…
Voir l’album photo chez ViaFamilia

[DVD] Antichrist

AntichristNotre pause DVD du week-end aura été des plus déroutante avec le film Antichrist réalisé par Lars Von Trier. Film qui fit scandale lors du dernier Festival de Cannes, divisant aussi bien le public que les critiques et le jury même du festival (ce qui n’a pas empêché Charlotte Gainsbourg d’obtenir le prix d’interprétation féminine pour son rôle).
Comme d’hab on va commencer par un petit détour par le scénario en se contentant de l’idée de base. Suite au décès tragique de leur fils un couple (Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe, les deux seuls interprètes du film) décide de faire le deuil de leur enfant dans un châlet isolé en pleine montagne ; l’occasion aussi pour le mari (psychanalyste de métier) d’aider sa femme à sortir d’une profonde dépression en lui faisant affronter en face ses peurs…
Bon maintenant que ça c’est fait faudrait que j’vous fasse part de mes réactions et là franchement c’est pas évident. De prime abord je dirai que je n’ai pas du tout accroché au film (tant au niveau du scénario, que de l’esthétisme général) et pourtant je n’ai pas envie de dire que c’est une sinistre daube. Par contre chapeau bas à Charlotte Gainsbourg qui mérite amplement son prix, jouer le rôle de cette femme qui s’enfonce progressivement dans une folie schizophrénique et meurtrière tout en essayant de lutter contre ce mal est une sacré performance et elle s’en sort haut la main.
En fait le principal « problème » du film est qu’il faut le juger avec un certain recul après avoir pris le temps d’interpréter divers passages du film (à moins de se contenter de le prendre au premier degré, mais là j’avoue que j’aurai été plus sévère dans ma critique) ; j’irai même jusqu’à dire que pour en apprécier l’essence profonde il faudrait le voir deux fois (mais pas tout de suite… j’suis pas maso non plus). Pour le moment j’avoue que j’ai un peu de mal à remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre donc mon sentiment général est à l’image du film, un bordel monstre (oui je sais que c’est un peu vague comme critique mais c’est tout ce qui me vient à l’esprit pour le moment) !
Par contre une fois encore les tollé provoqué par la projection à Cannes est complétement bidon, on est bien loin d’un film malsain comparé à Irréversible (qui a lui aussi retourné quelques estomacs sur la Croisette) et au niveau de la violence ou du gore on a vu bien pire au cinéma (je pense notamment à la saga Saw qui reste un summum du genre). C’est vrai que le film est globalement sombre mais de là à le décrire comme une « oeuvre maléfique » faudrait arrêter de fumer la moquette et redescendre sur Terre.