Voile intégral et respect d’autrui

Pas de ça en France !A l’heure où la polémique sur la burqa prend de plus en plus d’ampleur en Métropole et que l’on se dirige vers une loi interdisant le port du voile intégral dans les services publics j’ai décidé d’y apporter mon grain de sel. Non pour le seul plaisir de polémiquer (bien que je me réjouisse de ce projet de loi, cette coutume est une honte aux valeurs républicaines et libertaires de la France mais aussi et surtout aux droits de la femme) mais pour essayer d’apporter quelques éléments constructifs au débat (oui je sais c’est plutôt prétentieux de la part de l’athée que je suis).
Tout d’abord il est important de recadrer le débat qui concerne le seul voile intégral (niqab et burqa) et non le simple voile dont les musulmanes se couvrent les épaules ou la tête afin de masquer les formes de leur poitrine (hijâb). Que ce dernier soit interdit dans les écoles est parfaitement logique puisque l’enseignement public en France se veut laïc, donc forcément tout signe trop ostentatoire d’appartenance religieuse doit être banni au sein des établissements scolaires. Comme je l’ai noté entre parenthèses l’on distingue deux formes de voile intégral, le niqab qui couvre le visage et le corps à l’exception des yeux et la burqa qui couvre l’intégralité du corps et se complète d’une grille devant les yeux.
A ceux qui se planquent derrière le Coran pour justifier de cette infamie je ne pourrai que suggérer de le relire justement ; voilà ce qui est écrit concernant le port du voile (Sourate 24, verset 31) : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes.« 
Mais ça oui !Si en effet le Coran conseille aux femmes de dissimuler leur formes  il ne suggère nullement de s’emmitoufler de la tête aux pieds puisqu’il y est écrit « de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » ; la notion de « ce qui en parait » étant clairement définie par les quatres grandes écoles coraniques comme le visage et les mains. Le port du voile intégral est donc une aberration prônée par quelques illuminés intégristes qui ne savent même pas interpréter leur propre texte sacré, sans doute les mêmes qui poseront un jour des bombes çà et là au nom de l’Islam. Soit dit en passant même chez les musulmans modérés le voile intégral est mal perçu, pour eux c’est une pratique qui ne peut que faire du tort à leur foi telle qu’elle est perçue par les occidentaux. Si le port du voile intégral est recommandé par le Coran c’est une pratique qui ne s’applique qu’aux épouses du Prophéte comme d’autres mesures exceptionnelles qui sont liées au rang particulier de leur époux (comme l’interdiction de se remarier après son décès notamment). Résultat des courses non seulement ceux qui prônent le port du voile intégral sont des ignares mais en plus ce sont de sombres crétins prétentieux s’ils osent se comparer au Prophète.
Enfin les défenseurs du voile intégrale crient à qui veut bien l’entendre que l’on porte atteinte à leur liberté, je leur suggérerais donc de méditer le dicton suivant avant de brailler : « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » qui résume parfaitement l’article 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen (« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.« ) et que je traduirai pour ma part par « si tu veux que l’on te respecte apprend d’abord à nous respecter« . Maintenant si ça ne te convient pas libre à toi de prendre un aller simple pour Kaboul, là-bas personne ne viendra t’emmerder parce que tu portes la burqa.
En conclusion j’approuve à 200% ce projet de loi tout comme je suis favorable à des sanctions financières (amendes) pour les contrevenantes ; c’est en effet une démarche républicaine qui devrait être votée par tous au-delà des clivages politiques.
Concernant la seconde photo c’est juste pour le plaisir d’emmerder encore plus ceux que ce post emmerdera… Il ne s’agit pas d’insulter l’islam, le voile intégral n’étant pas un symbole religieux reconnu par le Coran j’estime être en droit de le tourner en dérision sans manquer de respect à la religion musulmane, ce sont ces connards d’intégristes que je compte « choquer » avec cette photo car comme le disait Pierre Desproges « On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui » ; ces gens-là étant du grand n’importe qui adeptes du grand n’importe quoi devraient grincer des dents… Pour mon plus grand plaisir (oui je sais c’est mesquin).

[TV News] NRJ Music Awards 2010

Et pour finir cet épuisant week-end sur petit écran dimanche soir nous avons regardé sur TF1 les NRJ Music Awards 2010… L’occasion de passer une soirée sans prise de tête avec un plateau prestigieux (que l’on aime ou pas la variété sauce FM il est indéniable que le plateau est impressionnant). Ci-dessous le palmarès complet de la soirée avec les nominés, le gagnant (en caractère gras) et un petit commentaire perso vu que je ne partage pas vraiment les goûts de l’auditeur lambda il semblerait. D’ores et déjà c’est la troupe de Mozart, L’Opéra Rock qui sort grand gagnant de la cérémonie avec 3 awards remporté, si l’on ajoute la récompense de Sofia Essaïdi qui interprète Cléopatre dans le spectacle homonyme on peut constater que les comédies musicales ont, plus que jamais, le vent en poupe !
Pour info les NRJ Music Awards sont attribués par vote des auditeurs de NRJ et des internautes, les récompenses décernées ne sont donc en rien le reflet d’une appréciation de professionnels de la musique ou du spectacle… Juste histoire de relativiser…

Artiste masculin international de l’année :

– James Morrison,
– Jason Mraz,
– Michael Bublé,
– Mika,
– Robbie Williams.

J’aime beaucoup ce que fait Robbie Williams mais il faut bien avouer que sur son dernier album, Reality Killed The Video Stars, il se contente du strict minimum sans grande originalité. On pourrait dire la même chose de James Morrison, Michael Bublé et Mika (chacun dans son registre). Parmi les nominés seul Jason Mraz a su créer la surprise cette année et à ce titre il aurait mérité la victoire.

Artiste masculin francophone de l’année :

– Christophe Willem,
– David Guetta,
– Emmanuel Moire,
– Gérald De Palmas,
– Grégoire.

Sur ce coup je suis sur le cul ! Je n’ai rien contre Christophe Willem et j’avoue même bien volontiers qu’avec l’album Caféine il a su se remettre en question en adoptant un son plus électro ; mais pour moi le grand gagnant de l’année est Grégoire pour son parcours exceptionnel.

Chanson internationale de l’année :

– David Guetta – « When Love Takes Over »,
– Lady Gaga – « Poker Face »,
– Lily Allen – « Fuck You »,
– Pitbull – « I Know You Want Me »,
– Black Eyed Peas – « I Gotta Feeling ».

J’aurai préféré que ce soit la chanson « Fuck You » qui remporte cette récompense parce qu’elle est plus « fraîche » que ses rivales… Et parce que je n’adhère pas aux autres titres en lice…

Groupe / duo / troupe international de l’année :

– Green Day,
– Jay-Z et Alicia Keys,
– Black Eyed Peas,
– Tokio Hotel,
– U2.

La bourde internationale de l’année revient à Kamel Ouali qui se gourre en annonçant que les Black Eyed Peas sont les gagnants du titre… Avant de revenir quelques minutes plus tard annoncer qu’il s’est planté. Difficile de me prononcer sur ce prix, aucun des nominés ne m’inspire… Certes Tokio Hotel a pris des risques en changeant de registre mais de là à justifier cet award...

Groupe / duo / troupe francophone de l’année :

– Bisso Na Bisso,
– Mozart l’Opéra Rock,
– Rai n B Fever Feat Magic System et Khaled,
– Superbus,
– Tryo.

Mon coup de coeur irait incontestablement à Superbus puis à Tryo mais la troupe de Mozart tire son épingle du jeu, surtout pour des non professionnels… J’aurai donc tendance à approuver ce choix.

Artiste féminine francophone de l’année :

– Amel Bent,
– Diam’s,
– Sheryfa Luna,
– Sofia Essaïdi (comédie musicale Cléopatre),
– Zaho.

Oh la vache… On peut voter blanc ? Va pour Sofia Essaïdi… Plus en désespoir de cause que par réelle conviction…

Révélation internationale de l’année :

– Agnès,
– Charlie Winston,
– Justin Nozuka,
– Lady Gaga,
– Milow.

Pour ma part j’aurai opté pour Charlie Winston ou Justin Nozuka qui proposent justement un son plus innovant que ce que fait Lady Gaga…

Artiste féminine internationale de l’année :

– Alicia Keys,
– Lily Allen,
– Mariah Carey,
– Rihanna,
– Shakira.

Pas de surprise non plus sur cet award… Mon vote aurait incontestablement été à Lily Allen vu que c’est la seule que je supporte parmi les nominées…

Révélation francophone de l’année :

– Coeur de Pirate,
– Florent Mothe (Mozart, L’Opéra Rock),
– Jena Lee,
– Sliimy,
– Tom Frager.

Heu… C’est la troupe toute entière qui est une révélation… Pourquoi lui en particulier ? J’aime beaucoup la fraîcheur de Sliimy (dommage qu’il ne chante qu’en anglais) et l’exotisme de Tom Frager.

Album international de l’année :

– Beyonce Knowles – « I am…Sasha Fierce »,
– Charlie Winston – « Hobo »,
– David Guetta – « One Love »,
– Lady Gaga – « The Fame »,
– Black Eyed Peas – « The E.N.D ».

Le truc avec David Guetta c’est qu’il concourt dans certaines catégories comme francophone et dans d’autres comme international… A force c’est normal qu’il finisse par gagner un award… Mais je n’adhère pas du tout à sa « musique »… A vrai dire le seul que j’écoute parmi les nomminès c’est Charlie Winston.

Album francophone de l’année :

– Christophe Willem – « Caféine »,
– Diam’s – « SOS »
– Emmanuel Moire – « L’équilibre »,
– Grégoire – « Toi + Moi »,
– Mozart, l’Opéra Rock.

Même réaction que pour l’artiste francophone de l’année… Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Petite satisfaction personnelle de savoir que Diam’s est repartie les poches vides (au fait, ça a des poches une burqa ?).

Chanson francophone de l’année :

– Mozart, l’Opéra Rock – « l’Assasymphonie »,
– Coeur de Pirate – « Comme des enfants »,
– Gérald de Palmas – « Au bord de l’eau »,
– Helmut Fritz – « Ca m’énerve ».

Helmut Fritz sans la moindre hésitation… C’est déjanté et original ! J’adore.

NRJ Music Award d’honneur pour l’ensemble de leur carrière :

– Artiste masculin : Robbie Williams,
– Artiste féminine : Beyonce Knowles.

Rien à redire ce sont deux grands artistes (même si je ne suis pas fan de Beyonce).

Une soirée plutôt agréable au final… Dommage qu’il faille supporter les singeries de Nikos Alliagas qui, comme trop de ses confrères, tend à oublier qu’il n’est qu’animateur TV et non comédien… Et qui prouve une fois de plus que ce sont deux professions diamétralement opposées ! C’était une démonstration que l’on peut faire un très long post pour ne rien dire de constructif…

[DVD] Harry Potter Et Le Prince De Sang-Mêlé

Harry Potter VIDimanche en fin de matinée on s’offre une nouvelle séance DVD mais cette fois on va faire dans les valeurs sures avec Harry Potter Et Le Prince De Sang-Mêlé, sixième et avant-dernier volet du jeune sorcier et de ses amis (Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson… plus tout jeunes d’ailleurs) avec David Yates aux commandes (on lui doit déjà le volet précédent et c’est aussi lui qui assurera la réalisation de l’ultime chapitre, divisé en 2 parties qui sortiront à 6 mois d’intervalle cette année).
La menace de Voldemort et de ses disciples se précise sur l’Académie de Poudlard tandis que nos jeunes sorciers commencent à avoir les hormones qui les titillent furieusement… Harry va devoir gagner la confiance d’un nouveau professeur recruté par Dumbledore et lui faire avouer les secrets qu’il détient sur l’adolescence de Voldemort au sein de Poudlard ; seuls ses secrets enfouis dans le passé permettront de vaincre le Seigneur des Ténèbres…
Sans surprise ce sixième volet lorgne d’avantage vers le monde des adultes que celui de l’innocence enfantine, l’on devine l’imminence du combat final mais l’issue en demeure incertaine, une chose est certaine chaque partie est bien décidé à ne reculer devant aucun sacrifice pour remporter la victoire. Que le film soit plus noir que ses prédécesseurs est logique compte tenu du contexte mais je trouve (et c’est plutôt paradoxal pour un film mettant en scène des sorciers) qu’il manque de magie : pas de bestioles fabuleuses (à part une araignée morte que l’on entrevoit quelques minutes), pas d’affrontements titanesques (les quelques combats présents sont vite expédiés)… Bref le réalisateur a résolument pris le parti de s’intéresser à ce qui se passe dans la tête de ces ados qui grandissent trop vite ; et je conçois que ça puisse surprendre les fans de la première heure (notamment les plus jeunes). Il n’en reste pas moins qu’à la fin du film on brûle d’impatience de connaître la suite (et fin) de cette saga, et tout laisse à supposer que cet ultime chapitre sera encore plus sombre que les précédents… Mais bon va falloir prendre son mal en patience pour connaître le fin mot de l’histoire.

[DVD] Les Passagers

Les PassagersComme vous pourrez le constater à la lecture des prochains posts notre week-end a été des plus pépère en alternant entre DVD et TV. Première séance, samedi après-midi on s’offre avec le film Les Passagers de Rodrigo Garcia.
Après un crash aérien une jeune psychothérapeute (Anne Hathaway) se voit confier la prise en charge d’un groupe de survivants, elle va s’intéresser à un cas plus précisément qui s’obstine à refuser de parler de la catastrophe (Patrick Wilson). La situation va se compliquer quand les déclarations des rescapés contredisent la position officielle de la compagnie aérienne, plus encore quand certains de ses patients semblent disparaitre… Dès lors elle décide de mener l’enquête pour découvrir la vérité.
Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de le prendre en DVD mais l’histoire, légèrement teintée de fantastique, m’avait semblé prometteuse mais au final ça sent un peu (beaucoup) le réchauffé aussi bien dans la façon de traiter le scénario (par l’intermédiaire d’un psy) que dans son ultime rebondissement (qui n’étonnera personne). Ceci dit ce n’est pas un mauvais film c’est juste que ce sentiment de déjà-vu gâche un peu le plaisir (surtout en comparaison de son illustre modèle que je ne citerai pas afin de ne pas en dire trop mais si vous avez vu les deux films vous le reconnaitrez sans mal). Dommage que le réalisateur n’ait pas pris le parti de jouer du début à la fin avec l’idée d’un complot mais là encore il faut avoir un certain savoir faire pour conclure de manière convaincante (et crédible surtout)…
Si vous n’avez pas l’intention de visionner ce film, ou si vous l’avez vu mais ne trouvez pas le titre du film dont il s’inspire largement ou par simple curiosité : voir la fiche Allociné du film en question.

Quelques trucs à éviter en période de régime

Généralement pendant le week-end on a tendance à s’accorder quelques écarts par rapport au régime mais cette fois on a quand même fait très fort ! D’un autre côté nous n’avons pas encore vraiment repris le régime (début février) mais cette semaine nous avions été relativement sérieux… Jusqu’à vendredi soir !

Le premier truc à éviter pendant un régime est de craquer sur un plat qui nous fait envie depuis des semaines. En l’occurrence une assiette de pâtes, Abra les voulait à la bolognese mais pour ma part j’ai toujours eu un faible pour la sauce carbonara ; j’ai eu du bol sur ce coup car c’est cette seconde option que nous retiendrons vu que nous avions déjà la base de la sauce à l’appart. Au menu donc ce vendredi soir : penne à la carbonara, et pas des doses façon grande cuisine mais une plâtrée chacun.

Evidemment l’apéro est à bannir en période de régime mais un petit plaisir le week-end n’a jamais tué personne. Bon d’accord avec nous le petit plaisir a tendance à grandir de façon incontrôlée… Quand samedi soir, l’apéro se termine par un assortiment de pizzas à pâte épaisse et double-cheese (la bonne grosse pizza façon US) autant dire que c’est la Bérézina pour la diététique !

Le point noir du régime reste le petit déjeuner, ça manque les viennoiseries le matin… Et j’vous parle pas d’un petit déj’ continental. Direction Le Méridien donc en ce dimanche matin pour profiter d’un bon pour 2 petits déjeuners offerts par ma mère. Si en partant nous avions décidé de nous en foutre plein la panse force est de constater que ladite panse n’est pas extensible à volonté. Après le pain au chocolat et le croissant suivis de quelques fruits frais (orange, ananas et pastèque) nous avons opté pour des oeufs au plat avec du bacon histoire de conclure sur une note salée… Et de nous rentrer le bide au bord de l’explosion.
Nous avions prévu de ne pas déjeuner mais finalement dans l’après-midi une part de pizza devant la TV ça passe pas si mal que ça. Pour ne pas gâcher les restes nous nous sommes sacrifiés dimanche soir pour finir la pizza avec un apéro histoire de faire passer tout ça.

Pas terrible pour le régime mais qu’est-ce que c’est bon ! Aucun regrets pour ce week-end placé sous le signe de la mal-bouffe !

[BOUQUIN] Dan Brown – Le Symbole Perdu

Le Symbole PerduComme prévu je me suis lancé dans la lecture du dernier Dan Brown, Le Symbole Perdu. Une fois de plus on retrouve le personnage de Robert Langdon (déjà héros de Anges et Démons et du Da Vinci Code) qui va devoir fouiller dans les secrets et la symbolique de la franc-maçonnerie pour sauver un ami détenu par un mystérieux (et mystique) inconnu. Heureusement il pourra compter sur l’aide de la soeur du captif, prête à tout pour sauver son frère, et de certains hauts responsables de la franc-maçonnerie, inquiets de préserver intacts certains secrets…
Comme vous pouvez le constater, si vous avez lus les précédents romans de Dan Brown, on  retrouve ici tous les ingrédients qui font de ses thrillers des best seller et force est de constater qu’une fois de plus la recette fonctionne.
Difficile toutefois d’éviter les comparaisons avec le fameux Da Vinci Code, et sur ce point je dois reconnaitre que je trouve Le Symbole Perdu moins abouti que son ainé. Alors que dans les deux précédents romans Dan Brown titillait les bases de la religion catholique « là où ça fait mal » il fait ici place à une certaine complaisance face à la franc-maçonnerie.
D’autre part, même s’il prévient en ouverture du roman que tous les éléments scientifiques décrits dans le roman sont authentiques, j’avoue que certaines expériences relatives à la noétique me laissent plus que perplexe. Mais bon d’un autre côté ne perdons pas de vue que c’est un roman que nous tenons entre les mains et donc on peut, l’espace d’un instant, admettre l’improbable.
Enfin je trouve que la dernière partie du bouquin est lourde, déjà la finalité du méchant de service m’échappe (on aurait tendance à dire, « tout ça pour ça ! ») mais ce sont surtout les derniers chapitres qui alourdissent inutilement l’histoire.
Mais bon, une fois encore et malgré toutes ces critiques, je persiste à dire que Le Symbole Perdu est un thriller efficace malgré quelques défauts qui se font assez facilement oublier si on se laisse bercer par l’intrigue du roman.
Voir les réactions sur Critiques Libres.

Réflexions sur le Camp-Est

Camp-EstJ’ai hésité à pondre un billet consacré à la libération de Gérard Jodar suite au jugement de la Cour d’Appel de Nouméa mais finalement je me servirai de ce non-événement pour vous causer du Camp-Est (notre unique centre pénitentiaire local) qui est au centre des débats plutôt que pour déverser mon fiel sur un homme que je méprise au plus haut point.
Il y a déjà quelques temps Amnesty International avait dénoncé les conditions de détention dans les prisons françaises en général, si l’on considère, à en croire diverses sources, que le Camp-Est se hisse au sommet du palmarès des établissements les plus contestés il serait peut être temps de lui donner un sérieux coup de jeune plutôt que de se contenter de travaux superficiels juste pour donner le change. Je ne vous causerai pas de la délégation parlementaire menée par José Bové venue visiter leur pote, l’Affreux Jojo, et ayant vivement dénoncé la situation au Camp-Est après leur passage ; non que je remette en cause leurs conclusions (ils décernent tout de même au Camp-Est « la palme de la prison la plus pourrie de la République« ) mais disons plutôt que ladite délégation pourrait (fort justement) être soupçonnée de manquer d’objectivité. Du coup je vais me rabattre sur les conclusions de l’Observatoire International des Prisons (OIP) dont la section française défini le Camp-Est comme étant « le reflet de ce qu’il y a de pire en matière de détention » et de conclure que cette prison est « contraire à la dignité humaine« . Situation d’ailleurs reconnue par Michèle Alliot-Marie dans une récente interview accordée aux journal Les Nouvelles Calédoniennes (lire l’article).
Je suis loin d’être partisan de traiter les détenus comme dans un palace mais je pense qu’il y a quand même un minimum à respecter. Il est évident que le fait d’entasser 6 détenus dans des cellules de 13 m² est fortement insalubre (plus encore sous les Tropiques où la chaleur devient un élément aggravant). Idem pour les conditions de sécurité, avec 45 gardiens pour plus de 400 détenus il ne faut pas espérer de miracle ! Je ne vais pas vous dresser une liste exhaustive des griefs retenus contre l’établissement, pour vous faire une idée de la chose je vous invite à consulter l’article paru dans Les Nouvelles Calédoniennes le 11 décembre 2009 (lire l’article). Je trouve juste dommage qu’il ait fallu que Jodar passe de l’autre côté pour qu’enfin il y ait une prise de conscience d’un état de fait qui ne date pourtant pas d’hier mais est bel et bien le résultat d’une situation qui s’est dégradée au fil des années dans une indifférence plus ou moins générale.
Notre chère prison détient un autre triste record national, en douze mois ce sont pas moins de 20 détenus qui se sont fait la malle ; pas d’évasion spectaculaire à grand renfort d’hélicoptère ou d’arme lourde, non ils ont simplement fait un trou dans le mur avec des outils rudimentaires (cuillère, manche à balai) ou tout simplement à coups de pied (il faut dire aussi que les locaux datent pour certains de l’époque du Bagne donc forcément ils ne sont plus de première fraicheur).
Devant cette avalanche de critiques les autorités locales et nationales nous promettent travaux et réformes qui devraient améliorer le quotidien des détenus et des gardiens, reste à savoir si ces promesses seront suivies d’effets ou si elles seront oubliées dès que les choses se seront tassées. En tout cas à sa sortie notre Affreux Jojo a déclaré que le Camp-Est serait le cheval de bataille de l’USTKE, ça me fait mal au cul de dire ça mais j’encourage vivement Jojo et ses sbires à rester vigilants sur ce dossier.
Un dernier mot sur la libération de Jodar avant de clore ce billet, pour le moment il est remis en liberté dans l’attente des conclusions de son pourvoi en cassation (verdict attendu en mars/avril 2010), si cette juridiction devait rejeter ledit pourvoi alors notre Affreux Jojo sera cordialement invité à purger la fin de sa peine à l’ombre du Camp-Est… Affaire à suivre donc.

PS : vous noterez l’exploit j’ai réussi à pondre un billet sur Jodar sans le traiter de tous les noms d’oiseaux… Mais je n’en pense pas moins rassurez vous !

[PORTNAWAK] La CSTNC déclare la guerre au français

Mon but n’est pas ici de descendre ou de promouvoir tel ou tel syndicat même si, en l’occurrence, je n’ai jamais caché une profonde antipathie (pour rester poli) vis-à-vis de la CSTNC de Sylvain Néa. A l’occasion des négociations salariales 2010 chacun y va de sa prose revendicative, là encore je n’ai pas l’intention de juger les demandes de chacun après tout nous avons tout à y gagner.

En lisant le message de la CSTNC vous comprendrez tout de suite où je veux en venir : je ne demande pas à nos délégués de nous pondre des tracts hautement littéraires mais franchement autant de fautes en si peu de lignes il y a de quoi sérieusement remettre en cause la crédibilité de l’auteur(e). A vous de juger…

CSTNCEt encore je n’ai souligné que les fautes d’orthographe faisant volontairement abstraction de la ponctuation et du sens général de certaines phrases. D’ores et déjà je suis mort de rire, même pas foutu de reproduire le nom de son syndicat sans faire une faute Confédération Syndicale… Jusqu’à nouvel ordre le mot confédération est un nom féminin donc l’adjectif s’accorde lui aussi au féminin. Je passe sur les deux dernières phrases dont la tournure est plus que discutable (avec quand même deux fautes énormes dans la même phrase ; mais c’est vrai que la phrase fait 2 lignes).

Vaut mieux en rire qu’en pleurer mais c’est franchement pathétique !

[SERIE TV] Mentalist

MentalistDepuis la semaine dernière TF1 diffuse la série Mentalist au rythme de 3 épisodes par semaine (le jeudi ici, décalage de 24 heures oblige). Après son succès Outre-Atlantique (aux USA les audiences de la série dépassent celles des indétrônables Experts) autant dire que la série était attendue au tournant mais finalement le pari n’était pas si osé que ça pour TF1.
Quelques mots sur l’histoire avant d’entrer dans le vif du sujet. Patrick Jane (incarné par Simon Baker) est consultant pour une équipe d’enquêteurs de Californie depuis que sa femme et sa fille ont été assassinées par un tueur en série qui n’a pas apprécié le portrait peu flatteur fait de lui par le pseudo médium lors d’un show TV. En fait Patrick Jane ne dispose d’aucun don occulte particulier, il est doté d’un sens de l’observation hors du commun et, en fin psychologue, parvient à percer les secrets de ses interlocuteurs ; tout en aidant la police au fil des enquêtes il espère bien réussir à mettre la main sur celui qui a ruiné sa vie…
A première vue vous me direz que l’histoire du consultant civil qui aide la police n’est pas vraiment une première (Monk), idem pour le flic psychologue qui analyse en profondeur la personnalité de chacun des intervenants pour démasquer le coupable (Profiler) mais après tout l’originalité n’est pas forcément gage de qualité ; il vaut mieux suivre une série réussie qui use de recettes éprouvées que de suivre une grosse daube qui se veut innovante. Et ça tombe parce qu’en l’occurence la réussite est au rendez-vous.
Concrètement qu’est ce qu’un mentaliste ? Pour faire simple on va reprendre la définition donnée dans le générique de la série : « Quelqu’un utilisant l’acuité mentale, l’hypnose et/ou la suggestion… Maître dans l’art de manipuler la pensée et le comportement« . Pour plus de détails je vous renvoie à l’excellent fan-site consacré à la série : lementaliste.fr.
Si la série repose principalement sur son personnage central qui, selon les circonstances, jouera sur tous les registres des émotions humaines pour découvrir ce que cachent ses interlocuteurs, elle n’en n’oublie pas pour autant les rôles secondaires, à commencer bien entendu par les membres de l’équipe avec qui il travaille et l’invisible mais omniprésent John Le Rouge (le tueur en série).
Par contre il serait peut être temps que TF1 pense à autre chose qu’aux audiences et au fric et se décide à respecter ses téléspectateurs : faut vraiment être très con pour diffuser une série TV dans le désordre (jeudi dernier nous avons eu les épisodes 1, 5 et 7 ; demain nous aurons les épisodes 4, 14 et 3) d’autant que ça devient une habitude malsaine de cette chaine (voir la série Les Experts diffusée au petit bonheur la chance). Pour le moment ça ne nuit pas à la compréhension générale de la série mais si les relations entre les personnages ou l’enquête évoluent au fil des épisodes on risque de se retrouver au milieu d’un joyeux bordel pour remettre les choses en ordre.

La lettre de Ronald

Une fois n’est pas coutume je vous communique un mail que j’ai reçu ces derniers jours et qui circule actuellement en Nouvelle-Calédonie. Je n’irai pas jusqu’à affirmer que tous les faits relatés sont scrupuleusement exacts (et j’ai la flemme de faire les recherches) mais ce mail traduit bien le sentiment de malaise qui grandit à Nouméa. Il serait peut être temps que les autorités se sortent les doigts du cul pour (re)prendre les choses en main avant qu’un drame ne mette le feu aux poudres…

Mon cher cousin,

Les routes australiennes, même celles du bush, sont certainement plus sûres que notre centre ville. Tu ne vas pas me croire !

Le samedi 19 au soir, Place des Cocotiers, un petit Européen retournait à sa voiture. Au moment où il allait ouvrir la portière de sa Clio, un  Mélanésien  lui a arraché sa clé de contact et l’a balancée à un groupe de copains qui attendaient sur le trottoir. Ceux-ci ont aussitôt cerné la voiture et ont embarqué le petit mec qui s’est retrouvé sur la banquette arrière de sa Renault entre deux armoires à glace aux visages aussi sympathiques que des Pitbulls.
Et le gymkhana dans les rues de Nouméa a commencé. 130 à l’heure de squat en squat avec la caisse et son propriétaire comme trophées. Le jeune homme a finalement été abandonné dans une rue sombre et sa voiture dans un sale état sur la route du Trianon. Le pauvre gars a quelques difficultés à surmonter l’épreuve aussi bien psychiquement que matériellement.
Après le rapt d’un employé de EEC et une  balade forcée dans le sud qui aurait pu se terminer tragiquement, voici celui d’un jeune homme en plein centre ville. Lui aussi en restera marqué toute sa vie. Kidnapper les conducteurs européens et bousiller leurs bagnoles semble être la nouvelle distraction à la mode de nos squatteurs. Demain ce sera peut-être une conductrice européenne qui sera enlevée et sa tournée des squats risque d’être encore beaucoup plus périlleuse que celle d’un homme. Tu vois ce que je veux dire, mon cher cousin.

Parfois je me demande si au-delà de la délinquance qui, à Nouméa, grimpe plus vite que le réchauffement climatique, il n’y a pas dans tout ça des manoeuvres pour soumettre la ville.
« La révolution viendra des squatters à Nouméa. Ils sont intra-muros, ils sont dans les murs. Avant, c’était difficile quand on était dehors. Mais maintenant qu’on est dans la ville… » a déclaré un indépendantiste au journal Le Monde
(édition du 5 décembre 2009, article intitulé : Les squats du Grand Nouméa, un phénomène urbain original).

Mais j’ai l’esprit mal tourné, tu le sais. De toute manière, délinquance ou acte prémédité, nous n’avons plus guère le droit de réagir. Je te raconte.

Une de ces dernières nuit, les chiens de mon voisin se mettent à gueuler. Il les lâche dans le jardin. Une ombre se carapate, une autre se fait coincer contre le mur qui protège la baraque. Mon voisin s’approche, l’ombre a une bombe de peinture à la main. Un créateur, tu sais un de ceux qui salopent systématiquement notre ville et qu’un vieux ministre socialiste décorait comme des artistes.
Quand notre voisin se retourne, il découvre l’œuvre du graffiteur. Sa piaule est magnifiquement décorée de signes cabalistiques. Il fait mettre l’ado en slibard et utilise à son tour la bombe pour faire du body art sur le tagueur. Il se prépare à passer au tribunal pour atteinte à la dignité humaine. Les parents du petit merdeux ont porté plainte au lieu de lui coller une bonne paire de baffes.

Au tribunal, il sera peut-être à côté d’un locataire de l’immeuble à côté de chez nous. Il rentrait chez lui avec sa copine quand il a entendu du bruit dans son appartement. Surprise ! Une ombre dans la cuisine. Il allume et s’explique avec l’intrus. Une solide correction, bien de chez nous. Lui aussi s’apprête à prendre le chemin du tribunal. Le voleur a porté plainte pour coups et blessures.

Ces deux-là n’ont pas compris qu’il ne faut pas mettre la main à la pâte mais téléphoner à la police. Comme en Métropole où tout se passe si bien !

Maintenant on nous demande de faire du renseignement à la place des forces de l’ordre, sauf que ceux qui suivent ces consignes ont vraiment l’impression d’un gros foutage de gueule.
Ainsi la nuit du réveillon, il n’y avait sur Nouméa qu’un fourgon de la Nationale avec trois personnes à bord et autant dans un fourgon de la Municipale. Un peu maigre pour que l’ordre règne à Nouméa-City. Tu pouvais toujours téléphoner quand il y avait le bordel devant chez toi comme ce Nouméen qui, à trois heures du matin, a vu les choses dégénérées à Magenta Plage sans qu’aucun gyrophare ne vienne trouer la nuit malgré ses appels.
Sachant peut-être les faibles effectifs de police disponibles, les ombres se sont acharnées sur notre quartier de Magenta Ouémo, visitant les parkings des immeubles, brisant les vitres des bagnoles pour récupérer ce qui pouvait l’être, surtout les autoradios. Et à Tina, un jeune homme de 17 ans qui ramenait des amis a vu le pare-brise de sa voiturette exploser suite à un caillassage en règle devant le foyer vietnamien.

Chaque fois, mon cher cousin, il n’y a bien sûr aucun lien de cause à effet avec les squats qui prolifèrent. Squats dans lesquels, les fourgonnettes municipales servent le weekend de véhicules vide-ordures. J’ai pu voir devant le squat du soleil, les occupants d’un véhicule municipal après une tournée dans cette résidence les pieds dans l’eau, déposer des sacs de déchets au bord de la route.
Maintenant l’endroit sert de dépotoir aux squatters. Mais comme le dit Karembeu dans le dernier numéro de Géo : « Les Canaques ont toujours été très écolos ». Pour s’en convaincre, il suffit de voir l’état de la mangrove devant le squat en question.

J’ai bien apprécié ta description des news sur Channel 7 à Brisbane. Surtout l’histoire de cette ado picolant avec son boy friend et qui, prise d’une envie pressante, s’est soulagée dans Anzac Square, l’équivalent de notre square Olry à nous, dis-tu. Exploit qui lui a valu 150 $ d’amende et sa sortie du tribunal en pleurs filmée par la télévision. Si nous en faisions autant ici, il faudrait que RFO passe son journal du soir d’un quart d’heure à trois heures !

Bientôt tu seras dans le désert. Prends soin de toi. Pour nous ça devient de plus en plus difficile. Nous naviguons entre l’écœurement, l’abattement et la révolte. Qui l’emportera ?
Avons-nous encore le minimum de volonté pour nous opposer à l’insécurité, qui n’est pas, crois-moi, seulement un sentiment à Nouméa ?

Ton cousin Ronald de Katiramona.