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La culture d’entreprise vue par Bernard Werber

03 Sep

Dans son ouvrage, l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA), Bernard Werber relate une expérience qui illustre parfaitement selon lui la « culture d’entreprise ».

ESRAMettez 20 singes dans une chambre close, accrochez une banane au plafond et mettez une échelle permettant d’accéder à la banane. Il n’y a aucun autre moyen d’attraper la banane que d’utiliser l’échelle. Mettez en place un système qui fait que dès qu’un chimpanzé commence à escalader l’échelle toute la pièce est arrosée d’eau glacée… L’idée étant que si un chimpanzé décide de grimper à l’échelle tous les chimpanzés reçoivent une douche glacée. Rapidement les singes comprendront qu’il ne faut pas approcher de l’échelle.
Coupez ensuite l’arrivée d’eau glacée, aucun singe ne tentera d’escalader l’échelle qui reste pour eux synonyme de danger ou de punition. Remplacez maintenant un des 20 chimpanzés par un nouveau. Ce-dernier va bien entendu essayer de choper la banane et sans comprendre pourquoi il se fera tabasser par les autres ; pour lui l’idée est simple : les autres savent quelque chose qu’il ne sait pas et donc échelle = danger.
Remplacez de nouveau un des « anciens » chimpanzés par un nouveau, même topo son premier réflexe sera de se ruer sur la banane et dès qu’il approchera de l’échelle les autres l’attaqueront, et c’est le singe introduit juste avant lui qui sera le plus virulent. Continuez l’expérience jusqu’à ce que les 20 « anciens » chimpanzés aient été remplacés par des nouveaux, chaque nouvel arrivant étant passé à tabac par ses pairs dès qu’il approchera de l’échelle.
Au final les 20 nouveaux chimpanzés éviteront l’échelle sans savoir pourquoi il ne faut pas s’en approcher… Ils suivent bêtement une règle imposée à la collectivité sans chercher à en comprendre les tenants et les aboutissants.

Cette expérience illustre un concept économique appelé Loi de Parkinson qui veut que « plus une entreprise grandit, plus elle engage des gens médiocres et surpayés. Pourquoi ? Tout simplement parce que les cadres en place veulent éviter la concurrence. La meilleure manière de ne pas avoir de rivaux dangereux consiste à engager des incompétents. La meilleure façon de supprimer en eux toute velléité de faire des vagues est de les surpayer. Ainsi les castes dirigeantes se trouvent assurées d’une tranquillité permanente. A contrario, selon la loi de Parkinson tous ceux ayant des idées, des suggestions originales ou des envies d’améliorer les règles de la maison seront systématiquement éjectés. Ainsi, paradoxe moderne, plus l’entreprise sera grande, plus elle sera ancienne, plus elle entrera dans un processus de rejet de ses éléments dynamiques bon marché, pour les remplacer par des éléments archaïques onéreux. Et cela au nom de la tranquillité de la collectivité » (Bernard Werber).

Ainsi naît et se développe la culture de l’entreprise, plus une entreprise se structure, plus elle devient une machine à produire du conformisme et plus le jeu politique prend de l’espace au détriment des idées novatrices…

A méditer messieurs les managers et autres chefs en tout genre…

Quelques liens concernant Bernard Werber et l’ESRA :
Site officiel
ESRA Online

 
1 commentaire

Publié par le 3 septembre 2009 dans Au boulot

 

Une réponse à “La culture d’entreprise vue par Bernard Werber

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