[BOUQUIN] Millénium 1 – Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes

Millénium - Tome 1J’ai aussi mis ce week-end à profit pour terminer le premier volet de la trilogie Millénium, écrite par le suédois Stieg Larsson. Trilogie policière qui a défrayé la chronique suite à un succès inattendu (et malheureusement posthume, l’auteur étant décédé peu après avoir remis son troisième tome à son éditeur) essentiellement dû au bouche à oreilles (la sortie officielle étant passée inaperçue) ; tant et si bien que aujourd’hui certains n’hésitent pas à la qualifier de « saga policière de la décennie ».
Ce premier volume, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes, se situe donc en Suède de nos jours et nous permet de lier connaissance avec les personnages phares de la trilogie, Mikael Blomkvist, brillant journaliste qui vient pourtant d’être condamné pour diffamation à l’encontre d’un puissant industriel, et Lisbeth Salander, jeune femme asociale et énigmatique mais aussi hacker de génie. Dans ce premier volet Blomkvist est au fond du gouffre, sa réputation professionnelle est remise en cause et son journal est au bord de la faillite aussi pour se faire oublier il accepte la requête d’Henrik Vanger, un industriel à la retraite, qui lui demande de résoudre le mystère de la disparition de sa nièce survenue en 1966 et toujours inexpliquée…
Larsson prend tout son temps pour planter le décor, les personnages et son intrigue aussi le début risque de paraître lourd mais finalement on se surprend à enchainer les chapitres sans lassitude au fur et à mesure que la tension (et le rythme) monte au fil de l’enquête qui fera resurgir à la surface non seulement la face sombre d’une famille d’apparence respectable mais aussi et surtout une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît que certains feront tout pour étouffer. L’auteur en profite aussi pour nous familiariser avec la Suède (un décor inhabituel pour les lecteurs de polars) et son passé pas toujours très glorieux.
J’avoue qu’au départ j’ai été plutôt déconcerté par un style un peu trop journalistique à mon gout et une mise en place de l’intrigue un peu morne mais finalement on se prend au jeu, certes on a envie de connaître le fin mot de l’histoire mais aussi et surtout on se laisse guider par l’auteur à son rythme. Force est de reconnaître que la sauce prend bien, l’ensemble est bien ficelé et suffisamment immersif pour nous tenir en haleine de la première à la dernière page… A peine le bouquin refermé on pense déjà à attaquer la suite.
Maintenant je n’ai qu’une hâte, en plus de la lecture des prochaines enquêtes de notre duo de choc, c’est de découvrir l’adaptation cinéma du roman qui est, à en croire les critiques, une totale réussite ; certains ont même préféré le film au livre mais je suppose que ce n’est là qu’une minorité d’impatients qui n’ont pas su apprécier toute la richesse du roman… Et oui vous l’aurez compris je suis conquis !

[DVD] Burn After Reading

Burn After ReadingNotre pause DVD du week-end aura été consacrée au film Burn After Reading, une comédie sur fond d’espionnage réalisée par Joel et Ethan Coen.
Difficile de vous faire un pitch détaillé du film vu les chassés croisés entre les personnages ; pour faire simple on va dire que deux employés minables d’une salle de sport (Brad Pitt et Frances Mc Dormand) tombent sur les mémoires d’un ex-analyste à la CIA (John Malkovich) et décident de le faire chanter. Mais bien entendu rien ne tourne comme prévu… Pour plus d’info je vous renvoie à la jaquette arrière du film que j’ai exceptionnellement ajoutée en fin de post pour éviter de m’embrouiller les pinceaux dans des explications abracadabrantes.
Si le début du film est un peu déconcertant et volontairement embrouillé on accroche assez vite au délire complètement déjanté des réalisateurs au sommet de leur forme. Ils enchainent les situations cocasses les plus improbables et les quiproquos pour notre plus grand plaisir. Comme d’hab c’est du grand art, d’autant que tous les réalisateurs ne sont pas forcément capables d’enchainer comédies et thrillers avec le même brio (leur précédent film, No Country For Old Men est totalement à l’opposé de celui-ci). Outre le scénario parfaitement maitrisé on peut aussi saluer les performances d’acteurs qui n’hésitent pas à casser leur image en jouant à fond la carte loser ; mention spéciale à Brad Pitt franchement hilarant en sympathique idiot qui exhibe un éternel sourire niais et un brushing improbable. Bref vous l’aurez compris c’est du lourd mais qu’est ce que c’est bon de se marrer devant un tel spectacle !

Burn After Reading pour les nuls
Burn After Reading pour les nuls