[JEUX VIDEO] Grand Theft Auto IV – Liberty City

GTA IVJ’ai profité de ce week-end pour me replonger dans GTA IV sur PC ; en fait j’ai fait un peu plus que de reprendre ma partie (abandonnée en début d’année suite au crash de mon lecteur DVD) puisque l’installation du dernier patch (le 1.0.4) efface automatiquement les anciennes sauvegardes (et le pire c’est qu’il ne s’agit pas d’un bug)… Du coup je me suis retrouvé contraint de tout redémarrer une nouvelle partie, mais bon ce n’est finalement pas plus mal pour me refaire la main sur le jeu et me replonger à fond dans l’histoire.

Petit rappel du scénario donc : on incarne Niko Bellic, ancien soldat de l’armée rouge venu rejoindre son cousin aux Etats-Unis (dans la ville fictive de Liberty City mais ce pourrait être n’importe quelle mégapole américaine) d’une part pour profiter du rêve américain mais aussi (on l’apprendra plus tard) en quête de vengeance… Seulement voilà pour accéder au rêve américain il faut du fric et donc du travail, si les premières tâches consisteront à faire le taxi pour son cousin rapidement, au fil des rencontres et trahisons en tout genre, on va devoir passer par l’intimidation, le vol, la drogue et le meurtre plus ou moins gratuit…

Vous l’aurez compris avec GTA on oublie le politiquement correct (d’où la restriction à un public adulte) et c’est justement ça qui est jouissif, pour se déplacer au cours des missions il faudra « emprunter » divers moyens de locomotion (voitures, camions, motos…) et ne pas hésiter à se débarrasser de ceux qui se mettront au travers de notre chemins (flics ou truands mais aussi les badauds imprudents qui traversent devant notre véhicule lancé à pleine vitesse ou subissent le contrecoup d’une perte de contrôle). C’est marrant il n’y a que sur le sexe que le jeu reste plus suggestif, nous offrant juste quelques bruitages alors que la mort, la drogue, la corruption sont monnaie courante tout au long de la partie (difficile de se départir du puritanisme hypocrite propre aux américains). Mais bon ne boudons pas notre plaisir d’autant que la bagatelle n’est pas notre priorité dans l’histoire…

Si vous ajoutez à un scénario riche en rebondissements des graphismes qui frôlent la perfection sans pour autant nuire à la fluidité du jeu (à condition d’avoir la config appropriée cela va de soi) et une jouabilité exemplaire (clavier + souris) vous obtenez tout simplement une totale réussite.
Si vraiment je devais trouver un reproche à faire au jeu, en cherchant la petite bête, je pourrais regretter l’absence de version française intégrale, les dialogues sont en effet sous-titrés et ce n’est pas forcément évident de lire en conduisant… Mais bon on finit quand même par s’y habituer. Quant à la bande son rien à redire puisque la version PC permet de jouer notre propre sélection de fichiers au format MP3 par l’autoradio des véhicules que l’on conduira (via la station Independance FM, avec animations DJ et fausses pubs).

N’étant pas du tout fan de simulation j’avoue que l’aspect conduite me rebutait un peu avant d’essayer le jeu mais l’on reste dans un esprit arcade lors de nos déplacements avec des commandes plus que sommaires (accélérer, freiner, tourner à droite ou à gauche) qui n’exigent aucun talent de pilotage particulier.
Un autre aspect du jeu consiste à entretenir les amitiés que l’on liera au fil de la partie, non seulement en rendant quelques petits services à nos amis mais aussi en acceptant quelques sorties avec eux qui donnent accès à divers mini-jeux (fléchettes, bowling, billard…) ou plus simplement à une bouffe ou une beuverie entre potes (dur dur de reprendre le volant à la sortie du bar).

Bref vous l’aurez compris je suis totalement sous le charme, reste maintenant à progresser pour faire avancer le scénario et accomplir la destinée de Niko Bellic en faisant les meilleurs choix… Et cette fois j’ai bien l’intention d’aller jusqu’au bout de ma partie, d’une part pour refroidir la pourriture qui a tenté de me piéger et d’autre part pour en savoir plus sur cette mystérieuse vengeance.

Grippe A – Historique d’une pandémie

Il m’a semblé intéressant de retracer un bref historique de cette fameuse grippe A H1N1/09 (son nouveau nom tel que défini par l’OMS).

En février 2009 un virus frappe un élevage industriel de porcs au Mexique, le coupable, rapidement identifié comme étant une souche de grippe porcine, touche essentiellement les cochons.

Le premier cas de transmission à l’homme serait apparu mi-mars, toujours au Mexique. L’épidémie s’étend rapidement mais reste confinée au Mexique (avec une vingtaine de 20 cas).

Le 24 avril 2009 les premiers cas sont relevés aux Etats Unis (7 cas avérés dont une hospitalisation).

Le CDC (Centers for Disease Control) d’Atlanta identifie le virus comme étant une recombinaison de 4 souches virales (2 issues de grippes porcines, 1 de grippe aviaire et 1 de grippe humaine de type H1N1) ; une mutation inédite sans doute due à un état de surinfection chez un patient. Par la même le CDC  identifie le Tamiflu et le Relenza comme antiviraux efficaces contre la maladie.

Le 27 avril 2009 le virus touche à son tour le Canada, l’OMS lance une alerte pandémie de niveau 4 (pandémie probable).
On dénombre alors 40 cas avérés aux Etats-Unis, 26 au Mexique (dont 7 cas mortels) et 7 au Canada.

Le 29 avril 2009 la pandémie s’étend hors Amérique du Nord, l’OMS passe en alerte de niveau 5 (pandémie imminente).
On dénombre 91 cas avérés aux Etats Unis (dont 1 cas mortel), 26 au Mexique (dont 7 cas mortels), 13 au Canada et 17 dans le reste du monde (dont 13 en Europe).

En France le premier cas est signalé par le bulletin de l’OMS en date du 2 mai 2009, qui fait état de 615 cas (dont 17 cas mortels) répartis dans 15 pays.

Plus rien ne semble pouvoir circoncire la progression de l’épidémie, le 11 juin 2009 l’OMS passe en alerte pandémie de niveau 6 (alerte maximum).
On dénombre alors 28 774 cas (dont 144 décès) et 74 pays touchés par l’épidémie.

Le 16 juillet l’OMS cesse le dénombrement systématique des cas, seuls les pays nouvellement touchés ont l’obligation de se signaler.
Même si la pandémie semble avoir échappé à tout contrôle les cas graves restent rares.
Le dernier rapport de l’OMS, en date du 6 juillet 2009, fait état de 94 512 cas (dont 429 décès) répartis dans 147 pays.

Extrait du rapport de l’OMS en date du 16 juillet 2009
« Avec l’évolution de la pandémie 2009, les données nécessaires pour évaluer les risques, dans les pays touchés et au niveau mondial, changent. La pandémie, dans les pays déjà touchés et dans les autres, ne peut désormais plus être enrayée.
Cette affirmation est pleinement étayée par l’expérience. La pandémie de grippe 2009 s’est propagée dans le monde entier plus vite que jamais. Lors de pandémies antérieures, il avait fallu aux virus grippaux plus de six mois pour se propager aussi largement que le nouveau virus H1N1 ne l’a fait en moins de six semaines. »

(Lire le rapport complet)

Extrait du Bulletin Hebdomadaire International de l’INVS du 21 juillet 2009
« On dénombre 139 800 cas avérés de grippe A H1N1 (dont 806 décès) répartis dans 152 pays.
Le bilan officiel des cas confirmés et/ou probables sous-estime donc largement l’ampleur de l’épidémie et ne constitue plus un indicateur fiable de l’évolution de la pandémie. »

(Lire le bulletin complet)

Situation internationale au 21 juillet 2009 (source INVS)

Et sur notre beau Caillou l’épidémie continue de se répandre dans une quasi indifférence générale ; peut être que l’article alarmiste des Nouvelles évoquant un scénario possible si l’épidémie échappait à tout contrôle fera prendre conscience de la réalité d’une pandémie et de la nécessité de s’en protéger (lire l’article).

Sans vouloir faire dans la parano je trouve que ce bref historique fait froid dans le dos ; en moins de 3 mois on est passé de 73 cas à près de 140… Même si la plupart du temps les patients touchés ne souffrent pas de symptomes beaucoup plus graves que dans le cas d’une grippe « classique » ce n’est pas une raison pour tenter le diable ; comme je l’ai dit précédemment « vaut mieux prévenir que guérir ».

Pour en finir avec ce post j’ai fait une petite récap Excel de la progression de la pandémie entre le 29 juin 2009 (premier rapport de l’INVS sur lequel la Calédonie apparait) et le 21 juillet 2009 (dernier rapport en date). Ca vaut ce que ça vaut mais je trouve que les chiffres en disent plus que n’importe quel discours (télécharger le fichier Excel).

[JEUX VIDEO] Plus loin avec Runes of Magic

Depuis mon dernier post consacré à Runes of Magic j’ai eu le temps d’approfondir un peu la chose… et de constater que les deux reproches que j’avais formulé lors de mes premiers pas sont malheureusement toujours d’actualité :
– Quêtes répétitives
– Absence de scénario
Bref on se balade en dézinguant tout ce qui bouge pour grappiller quelques points d’expérience, grimper de niveau et apprendre de nouvelles compétences… Ca reste assez basique !

Le monde de RoM
Le monde de RoM

Arrivé au niveau 10 justement le jeu nous invite à choisir une seconde profession (pour cela il faut se rendre à Varanas, l’un des deux principaux avant-postes disponibles actuellement) ; une fois le choix effectué il faut basculer cette seconde profession en choix premier et repartir au niveau 1 à la chasse aux monstre pour acquérir des compétences propres à cette spécialisation). Mais heureusement l’on peut accéder à une autre zone de jeu pour traquer les bêbêtes (ça évite de faire la même chose que la fois précédente).
J’ai donc fait évoluer mon perso, Amnezik, en tant que Rôdeur jusqu’au niveau 13 dans les environs de Varanas avant de choisir la profession d’Eclaireur (une autre spécialité basée sur la dextérité mais d’avantage axée sur le combat à distance) et de le téléporter autour du Fort d’Obsidienne afin d’atteindre un niveau équivalent. Heureusement que les deux zones permettent de rencontrer des PNJ et des ennemis différents sinon je ne doute pas qu’une certaine lassitude finirait par s’installer…

Amnezik : Rôdeur / Eclaireur
Amnezik : Rôdeur / Eclaireur

Pour le moment j’ai zappé les différentes compétences d’artisanat (herboristerie, bûcheronnage et minage) mais il va falloir que je me penche sur la question afin de voir si vraiment ce sont des options qui apportent un réel plus au jeu ou si ça reste des gadgets ; idem pour l’apprentissage de professions « non martiales »… Je doute que ça parvienne à donner une réelle profondeur au jeu mais peut être que cela nous ouvrira de nouvelles perspectives.

De même pour le moment je me contente de jouer en solo mais de plus en plus de quêtes proposées nous suggérent de les jouer en étant accompagné si on ne veut pas se faire étriper en quelques minutes (pour avoir passer outre le conseil je confirme que c’est du suicide de s’aventurer dans certaines zones sans escorte). Mais bon tant qu’à faire je préférerai jouer avec des gars que je connais, ou au moins avec des francophones, mais vu le décalage horaire ça me semble mal barré… Peut être que l’ouverture prochaine (en septembre) d’un serveur francophone permettra de résoudre ce petit détail…

Dans l’immédiat je dirai que ça demeure un divertissement honorable pour du gratuit mais il n’en reste pas moins que dès que Compact recevra Drakensang j’abandonnerai Runes of Magic pour ce RPG solo qui me semble vachement prometteur…

[BOUQUIN] Millénium 1 – Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes

Millénium - Tome 1J’ai aussi mis ce week-end à profit pour terminer le premier volet de la trilogie Millénium, écrite par le suédois Stieg Larsson. Trilogie policière qui a défrayé la chronique suite à un succès inattendu (et malheureusement posthume, l’auteur étant décédé peu après avoir remis son troisième tome à son éditeur) essentiellement dû au bouche à oreilles (la sortie officielle étant passée inaperçue) ; tant et si bien que aujourd’hui certains n’hésitent pas à la qualifier de « saga policière de la décennie ».
Ce premier volume, Les Hommes Qui N’aimaient Pas Les Femmes, se situe donc en Suède de nos jours et nous permet de lier connaissance avec les personnages phares de la trilogie, Mikael Blomkvist, brillant journaliste qui vient pourtant d’être condamné pour diffamation à l’encontre d’un puissant industriel, et Lisbeth Salander, jeune femme asociale et énigmatique mais aussi hacker de génie. Dans ce premier volet Blomkvist est au fond du gouffre, sa réputation professionnelle est remise en cause et son journal est au bord de la faillite aussi pour se faire oublier il accepte la requête d’Henrik Vanger, un industriel à la retraite, qui lui demande de résoudre le mystère de la disparition de sa nièce survenue en 1966 et toujours inexpliquée…
Larsson prend tout son temps pour planter le décor, les personnages et son intrigue aussi le début risque de paraître lourd mais finalement on se surprend à enchainer les chapitres sans lassitude au fur et à mesure que la tension (et le rythme) monte au fil de l’enquête qui fera resurgir à la surface non seulement la face sombre d’une famille d’apparence respectable mais aussi et surtout une affaire bien plus complexe qu’il n’y paraît que certains feront tout pour étouffer. L’auteur en profite aussi pour nous familiariser avec la Suède (un décor inhabituel pour les lecteurs de polars) et son passé pas toujours très glorieux.
J’avoue qu’au départ j’ai été plutôt déconcerté par un style un peu trop journalistique à mon gout et une mise en place de l’intrigue un peu morne mais finalement on se prend au jeu, certes on a envie de connaître le fin mot de l’histoire mais aussi et surtout on se laisse guider par l’auteur à son rythme. Force est de reconnaître que la sauce prend bien, l’ensemble est bien ficelé et suffisamment immersif pour nous tenir en haleine de la première à la dernière page… A peine le bouquin refermé on pense déjà à attaquer la suite.
Maintenant je n’ai qu’une hâte, en plus de la lecture des prochaines enquêtes de notre duo de choc, c’est de découvrir l’adaptation cinéma du roman qui est, à en croire les critiques, une totale réussite ; certains ont même préféré le film au livre mais je suppose que ce n’est là qu’une minorité d’impatients qui n’ont pas su apprécier toute la richesse du roman… Et oui vous l’aurez compris je suis conquis !

[DVD] Burn After Reading

Burn After ReadingNotre pause DVD du week-end aura été consacrée au film Burn After Reading, une comédie sur fond d’espionnage réalisée par Joel et Ethan Coen.
Difficile de vous faire un pitch détaillé du film vu les chassés croisés entre les personnages ; pour faire simple on va dire que deux employés minables d’une salle de sport (Brad Pitt et Frances Mc Dormand) tombent sur les mémoires d’un ex-analyste à la CIA (John Malkovich) et décident de le faire chanter. Mais bien entendu rien ne tourne comme prévu… Pour plus d’info je vous renvoie à la jaquette arrière du film que j’ai exceptionnellement ajoutée en fin de post pour éviter de m’embrouiller les pinceaux dans des explications abracadabrantes.
Si le début du film est un peu déconcertant et volontairement embrouillé on accroche assez vite au délire complètement déjanté des réalisateurs au sommet de leur forme. Ils enchainent les situations cocasses les plus improbables et les quiproquos pour notre plus grand plaisir. Comme d’hab c’est du grand art, d’autant que tous les réalisateurs ne sont pas forcément capables d’enchainer comédies et thrillers avec le même brio (leur précédent film, No Country For Old Men est totalement à l’opposé de celui-ci). Outre le scénario parfaitement maitrisé on peut aussi saluer les performances d’acteurs qui n’hésitent pas à casser leur image en jouant à fond la carte loser ; mention spéciale à Brad Pitt franchement hilarant en sympathique idiot qui exhibe un éternel sourire niais et un brushing improbable. Bref vous l’aurez compris c’est du lourd mais qu’est ce que c’est bon de se marrer devant un tel spectacle !

Burn After Reading pour les nuls
Burn After Reading pour les nuls

Grippe A – Etat des lieux

Dans un précédent post je faisais état de l’arrivée de la grippe H1N1 sur le Territoire avec les 4 premiers cas avérés (au 26 juin 2009) ; le moins que l’on puisse dire c’est que la situation n’a pas été en s’améliorant, loin s’en faut puisque nous en sommes aujourd’hui à 46 cas avérés (en moins d’un mois) mais surtout les premiers cas de transmission locale ont été constatés.

Il était évident que la Calédonie ne serait pas épargnée ad vitam par la pandémie avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande comme voisins « immédiats » et les flux touristiques importants en provenance de ces deux pays, de fait jusqu’à maintenant nous n’avions à faire qu’à des « cas importés » (les malades revenaient de vacances et ont été contaminés là-bas). Sans surprise le Centre Raoul Follereau a rapidement été débordé avec sa capacité d’accueil de 12 lits en chambres d’isolement et donc désormais les malades sont invités à rester « en quarantaine » à domicile… Situation qui tend à multiplier les risques de transmission d’individu à individu à divers niveaux.

Si les premiers cas ont à peine été signalés par les médias (quelques secondes en fin de journal sur RFO) depuis quelques temps ils ne peuvent nier l’évidence et la réalité de la pandémie ; de même les autorités locales (administratives et sanitaires) sont bien obligées de cesser d’adopter la politique de l’autruche et se bouger pour essayer d’enrayer le phénomène.

Oui mais comment faire ? Inviter la population à consulter en cas de symptômes douteux et à certaines mesures d’hygiène est une bonne chose mais je doute que cela soit suffisant… Au risque de paraitre fort pessimiste je dirai que le mal est fait et que désormais on n’a guère d’autre choix que d’attendre et voir venir (le fameux « wait and see »  de nos voisins anglo-saxons). Serait-ce de la parano d’informer sur le risque potentiel de séjour à l’étranger actuellement à défaut de fermer nos frontières ? Pas si sûr si l’on se fie au dernier rapport de l’OMS (en date du 6 juillet 2009) qui recense 94512 cas dans le monde (dont + 5000 en Australie et + de 1000 en Nouvelle-Zélande) et 429 décès.

Lors d’une escale à Poum (dans le nord du Territoire) il n’y avait que deux personnes pour accueillir les croisièristes qui ont dû trouver que les calédoniens avaient un drôle de sens de l’hospitalité ; quant aux autorités coutumières de l’Ile des Pins elles ont carrément refusé que le paquebot fasse escale sur l’ile… Parano ? Je dirai plutôt simple prudence et en la matière le dicton « vaut mieux prévenir que guérir » est des plus judicieux à appliquer !

Le risque principal de l’inaction serait une mutation du virus qui pourrait s’auto-immuniser au tamiflu (actuellement le seul remède efficace contre cette grippe)… Mais bon nous n’en sommes pas encore là !

Quelques sites pour en savoir plus (ça ne coûte rien de s’informer) :

Institut de Veille Sanitaire (INVS)
Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Grippe Porcine Info

– EDIT –

A en croire les chiffres publiés sur le site du gouvernement au 15 juillet 2009 on dénombre :

  • Monde : 115 193 cas confirmés ; 585 décès. (+22% de cas avérés en moins de 10 jours)
  • Amériques : 78 047 cas confirmés ; 532 décès.
  • Europe : 13 876 cas confirmés ; 17 décès.
  • Asie : 11 755 cas confirmés ; 12 décès.
  • Afrique : 96 cas confirmés ; pas de décès ;
  • Moyen Orient et Maghreb : 1437 cas confirmés ; pas de décès.
  • Océanie : 9982 cas confirmés ; 24 décès.

[JEUX VIDEO] Runes of Magic (RoM)

C’est en parcourant le forum des CCR (ma guilde dans Guild Wars) que j’ai découvert Runes of Magic, un MMORPG gratuit vers lequel se tournent quelques joueurs qui saturent de GW. Du coup j’me suis dit que ça valait peut être le coup d’y jeter un oeil…
Après inscription sur le site officiel je me lance dans le téléchargement du client (3.5 Go au rythme d’une connexion en fibre de coco… va falloir être patient… d’entrée Flashget m’annonce 23 heures de téléchargement) ; je laisse la bécane tourner vendredi toute la nuit et la journée de samedi avant de pouvoir enfin installer le jeu. Mais ne crions pas victoire trop vite, une fois le jeu lancé il lui faut encore faire de longues mises à jour (patience et longueur de temps… bla bla bla).

Bref après un démarrage fastidieux me voilà enfin à l’écran de création du personnage, dommage pour le moment il n’y a qu’une race jouable (les humains) et quelques classes relativement basiques (guerrier, éclaireur, rôdeur, prêtre, mage et chevalier). Passées les options de personnalisation qui n’apportent pas grand chose on peut enfin démarrer le jeu à proprement parler…
Graphiquement on est loin de la qualité de Guild Wars (si vraiment on devait faire une comparaison je dirai que ça tient d’avantage de World of Warcraft en version fauchée) mais ça reste correct, même avec les options poussées au maximum le jeu reste fluide. C’est parti pour les premières quêtes histoire de faire progresser mon perso et d’améliorer mon matos.
Au niveau des quêtes justement ça reste assez basique, le plus souvent il s’agira de tuer x bestioles ou de récolter n matériaux et de revenir voir le PNJ pour avoir la récompense, le plus pénible étant quand le même perso nous confie en seconde quête de retourner dézinguer x mêmes bestioles pour une autre raison (en gros on refait exactement la même chose que la fois précédente)… Ce n’est que le début du jeu alors espérons que les quêtes suivantes seront un peu recherchées.

Le temps passe, on voit du paysage au fil des ballades d’un point à un autre et les quêtes restent toujours aussi monotones (dommage qu’ils n’y ait pas de quêtes spécifiques à une profession ça éviterait de refaire exactement la même chose en créant un nouveau perso) mais plus que tout je reprocherai au jeu l’absence de scénario : on progresse mais sans savoir pourquoi et sans but précis… Sur ce coup c’est un peu léger, la gratuité n’excuse pas tout !

Par contre contrairement à GW nous sommes dans un vrai MMORPG, multijoueurs du début à la fin et non uniquement dans les villes et avant-postes… Mais bon en l’absence de serveur francophone la plupart des joueurs parlent anglais donc si on veut un coup de main il faudra maîtriser la langue de Shakespeare ou connaître d’autres joueurs (décalage horaire oblige je n’ai encore croisé personne de la guilde).
Justement l’un des points forts de GW était, pour les joueurs « décalés », la présence de mercenaires (et surtout de héros) permettant de former une équipe sans forcément dépendre d’autres joueurs ; dans RoM cette option n’est pas prévue et du coup pour le moment j’évolue essentiellement en solo.

Bref pour le moment j’aurai tendance à dire que le jeu est plutôt bien foutu mais reste largement perfectible, mais bon d’un autre côté c’est un jeu 100% gratuit donc forcément il ne faut pas espérer la même richesse (et surtout la même profondeur) que chez la concurrence payante. A tester pour se changer les idées, en espérant que le jeu devienne plus immersif au fil du temps sinon je risque de ne pas aller bien loin en sa compagnie (j’ai horreur de faire un truc sans savoir quelle est la finalité de la chose).

[DVD] Mesrine – L’instinct De Mort & L’ennemi Public N°1

Même si je ne suis pas particulièrement fan du biopic (film autobiographique) contemporain le film Mesrine de Jean François Richet m’intriguait et c’est donc tout naturellement que je me le suis offert lors d’un détour chez Compact ; le réalisateur nous invite donc à suivre le parcours de Jacques Mesrine de son retour d’Algérie à sa mort à travers deux films.

Mesrine

La première partie, L’instinct De Mort, nous fait découvrir l’ascension de Jacques Mesrine (incarné par Vincent Cassel) de ses débuts de petit braqueur à Clichy au grand banditisme en France et au Canada (c’est d’ailleurs au Québec qu’il sera pour la première fois qualifié d’ennemi public numéro 1). Le film couvre la période 1961-1972 et s’arrête après son arrestation aux Etats Unis suivie de son extradition vers le Canada.
Dans la seconde partie, L’ennemi Public N°1, on retrouve Mesrine en France de 1973 à sa mort en 1979. Entre braquages, enlévements et évasions il est traqué par toutes les polices de France mais essaye de s’attirer la sympathie du public en misant à fond sur une campagne de communication (avec la complicité des médias) au cours de laquelle il persiste à dénoncer le système. Sa cavale prend fin en novembre 1979 dans une embuscade sanglante tendue par la police ; embuscade dont les détails restent, aujourd’hui encore sujets à caution.
Etant personnellement loin de vouer un culte à Mesrine qui est pour moi tout sauf un héros et moins encore une victime j’étais curieux de voir quel serait le parti du réalisateur et j’ai été agréablement surpris de voir qu’il se contente de retracer les faits et rien que les faits sans chercher à nous faire pleurer sur son personnage central. D’un autre côté on peut aussi difficilement nier que sa mise à mort tient plus d’une exécution sommaire (après la fusillade un flic aurait même été jusqu’à lui tirer une balle dans la tête) que d’une réelle tentative d’arrestation qui aurait mal tournée…
Il n’en reste pas moins que ces deux films sont une totale réussite (ma préférence va au premier mais ça n’engage que moi), une fois de plus c’est bien la preuve que le cinéma français est parfaitement capable de rivaliser avec les blockbusters Made in Hollywood.

Chronique d’un week-end pas tout à fait ordinaire

Notre journée de samedi aura été plutôt pépère avec juste une petite escapade pour quelques courses rapides dans la matinée, le reste du temps étant consacré à ce que nous faisons le mieux le week-end : glander !
Dans l’après-midi nous nous sommes offert une longue pause DVD avec les deux parties de Mesrine (voir le post suivant). Ne pouvant accéder au PC pour cause de long et lourd téléchargement il fallait bien passer le temps tant bien que mal en attendant de pouvoir tester le jeu Runes of Magic.
En soirée nous avons suivi la finale de Pekin Express, une finale particulièrement serrée cette année avec, pour la première fois depuis les débuts de l’émission, une équipe qui a rapporté la totalité des amulettes et donc la somme de 100.000 Euros (un couple qui vraisemblablement avait un réel besoin de cet argent pour sortir du tunnel, ça tombe plutôt bien).
C’est en allant nous coucher que nous avons eu la désagréable surprise de découvrir que le « Club des Connards » (nos voisins fêtards) repartaient pour une soirée de fiesta bruyante. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, cette fois je déclare ouverte la chasse aux cons ! Maintenant nous avons l’adresse exacte de l’immeuble (63, route de l’Anse Vata), l’appartement est lui aussi localisé donc désormais à chaque coup de fête nous appellerons les flics pour tapage nocturne ! La méthode ne m’enchante guère mais aux grands maux les grands remèdes ; j’ai d’ailleurs appelé samedi soir mais le gars au Central m’a expliqué qu’ils étaient débordés et ne pourraient sans doute pas intervenir avant un certain temps ;  pas grave l’ouverture de la chasse sera pour une prochaine fois mais je suis plus que jamais déterminé à réduire ces connards au silence !

Dimanche matin j’ai pu faire mes premiers pas sur Runes of Magic (voir le post dédié au jeu) avant de nous préparer pour filer à Dumbéa à l’occasion du troisième anniversaire de Thomas, mon neveu. Nous y retrouverons ma mère bien entendu, Olivier et Louise avant d’être rejoint par Laurent (le père de Thomas) accompagné du héros du jour : Thomas. Suivra Jérôme un ami de ma mère qui a bénéficié d’une invit pour avoir été de corvée de gâteau ; à la base c’est Olivier qui devait récupérer le gâteau mais il trompé de pâtisserie, du coup il m’a appelé mais ne sachant pas qu’il n’avait pas été payé je me suis retrouvé comme un con sans une thune en poche chez Candy, il fallait donc rapidement trouver une solution de secours et voilà comment Jérôme est arrivé parmi nous avec le fameux gâteau.
Dès l’apéro j’ai commencé à faire une entorse au régime en prenant un whisky, n’ayant rien prévu à l’avance nous avons décidé de manger « comme tout le monde » donc autant ne pas faire de chichis et déconner du début à la fin du repas. Au fil du repas, rythmé par l’ouverture des cadeaux de Thomas, nous avalerons un cappuccino de lentilles (une crème de lentilles nappée de chantilly), un pavé de thon mi-cuit (certainement avec de l’huile) et une purée de carottes, il y a juste le gâteau sur lequel je déciderai de faire l’impasse afin de limiter les dégâts…
Avant de partir j’ai essayé sans succès de résoudre un souci sur la bécane de ma mère (les liens qu’elle reçoit dans ses mails ouverts avec Outlook ne s’ouvrent plus ; après plusieurs manips infructueuses j’ai rendu les armes) et retour à l’appart pour une fin de journée comateuse…
Sans surprise nous déciderons de zapper le diner et terminons la soirée devant la TV, c’est sans conviction nous optons donc pour la série Le Retour De K2000 (série qui ne connaîtra pas de seconde saison suite à de mauvais scores d’audience). Certes ça casse pas trois pattes à un canard mais c’est pas non plus franchement désagréable, divertissant c’est déjà pas si mal ; et surtout c’est le genre de truc que l’on peut regarder une fois de temps en temps sans être obligé de suivre toute la série pour y piger quelque chose. Nous filerons d’ailleurs nous coucher après le premier épisode et, ô surprise, c’est le blackout chez « Les Connards » ; on peut donc espérer passer une nuit sereine !

Karuia Bus – Mépris des usagers ou m’en-foutisme total ?

Régime et bonnes résolutions obligent cela faisait quelques temps que je n’avais plus eu besoin de recourir aux transports en commun pour me rendre au boulot, seulement voilà ce matin le temps était plus qu’incertain et je n’avais aucune envie de me faire saucer sur la route du coup je décide de prendre le bus.

Je me prépare donc sans stress, quitte l’appart, prend un ticket au distributeur chez le chinois et me retrouve devant l’arrêt de bus (route de l’Anse Vata, face au restaurant Le Myramar) à 6h25. Impec en théorie un bus doit passer à 6h30 (ligne 7) donc aucun problème pour arriver au boulot pour 7h00… Oui mais non parce qu’avec Karuia Bus il y a une sacrée marge entre la théorie et la pratique, un détail que j’avais, sinon oublié, au moins négligé de prendre en compte…
6h30, pas de bus… 6h45, toujours pas de bus… 7h00, encore et toujours pas de bus… 7h05, alleluia !!! Il aura fallu 40 minutes pour qu’enfin un bus se décide à passer dans le coin ! Toujours en théorie désormais sur toutes les lignes le délai entre 2 passages est de 17 minutes (on nous rabâche assez les oreilles avec ça à grand renforts de spots de pubs à la TV)… Cherchez l’erreur !

Ce n’est pas la première fois que j’ai l’occasion de pousser une gueulante contre les horaires fantasques de Karuia Bus, j’ai même essayé de m’en plaindre en haut lieu mais à qui m’adresser ? Le chauffeur n’y est à priori pas pour grand chose. Le GIE Karuia Bus ? Pas leur problème, ils nous renvoient sur la Mairie de Nouméa. Plusieurs fois j’ai donc appelé la Mairie pour avoir un responsable, seulement voilà le gars n’est jamais disponible et inutile de lui laisser un message il ne se donnera pas la peine de vous répondre ! Emploi fictif ? Sérieusement j’en arrive à me poser la question !

Alors quand sur le site du GIE (aucune mise à jour depuis 2006 alors que les horaires, les trajets et les délais ont changé) je lis cette phrase en conclusion de leur présentation : « Le GIE Transport en Commun, son Conseil d’Administration, la Présidence, ses membres et l’ensemble du corps social  feront de leur mieux et d ‘avantage pour servir ses usagers en partenariat avec la Mairie de Nouméa pour le présent et l’avenir. » ; j’ai envie de me demander s’il faut rire ou pleurer !

Si avant 1995 le réseau de transport en commun urbain était quelque peu archaïque (ce que je reconnais volontiers), les chauffeurs étaient patentés et savaient qu’ils devaient assurer leur mission s’ils voulaient pouvoir payer leur loyer et bouffer ; avec le GIE ils sont désormais salariès… Une fois encore je ne rejette pas la faute sur le dos des chauffeurs (je suppose qu’ils ne s’arrêtent pas sur l’Anse Vata histoire de prendre un casse croûte ou faire une belote) mais je dis et je maintiens que c’est toute l’organisation du GIE qui est à revoir. C’est quand même un comble de ne pas réussir à trouver un interlocuteur responsable alors qu’ils sont sensés assurer un service que l’on pourrait définir comme public… Mais peut être faudrait il d’abord leur expliquer la notion de service !

De là à penser que le GIE se fout éperdument des usagers qui le fait vivre il n’y a qu’un pas que je n’hésite pas à franchir !

PS : pour info à chaque fois que j’ai essayé de me plaindre au responsable fantôme je me suis assuré que les conditions de circulation étaient parfaitement normales… Comme c’était aussi le cas ce matin !